La métropole de Rennes a voté le 11 mai la conditionnalité des aides aux entreprises à un engagement sur leur transformation écologique et sociale. À partir du 1er juillet, il leur faudra respecter certains critères pour déposer un dossier. Cette réorientation introduit deux dispositifs destinés au tourisme et à l’agriculture durables.Au moment où le gouvernement souhaite faire une « pause » sur les contraintes environnementales des entreprises, tandis que le Medef Bretagne demande « une franchise d'artificialisation pour l'industrie », la métropole de Rennes veut inciter davantage d'entreprises à passer au vert.
Les élus métropolitains ont ainsi voté le 11 mai la conditionnalité des aides aux entreprises à leur engagement dans les transitions écologique et sociale. Effective à partir du 1er juillet, cette mesure qui introduit quatre nouveaux dispositifs notamment pour le tourisme et l'agriculture, va s'appuyer sur la mise à disposition gratuite d'un outil d'autodiagnostic de la situation écologique et sociale. « Les entreprises qui souhaitent solliciter une aide devront préalablement se saisir de cet outil avant de déposer un dossier » a précisé la métropole en fin de semaine dernière.
En partenariat avec l'Agence locale de l'énergie et du climat (ALEC) du Pays de Rennes, un programme expérimental destiné aux commerçants, restaurateurs et artisans de vitrines sera également lancé cette année autour de la rénovation énergétique.
2,5 millions d'euros d'aides par an
« Rennes Métropole fait de la transformation écologique et sociale le cœur de son action » affirme Sébastien Sémeril, vice-président au développement économique et à l'emploi de Rennes Métropole. « 30.000 entreprises sont installées sur le territoire de la métropole. 2,5 millions d'euros d'aides sont attribués chaque année pour une cinquantaine de dossiers traités. Cela peut représenter 10 à 15% d'un budget d'investissement. C'est un levier non négligeable pour un chef d'entreprise pour croître et recruter. Les entreprises, y compris les sous-traitants, qui ne s'y mettent pas risquent de se retrouver en difficulté » ajoute l'élu, qui affirme ne pas sentir de résistance sur le terrain mais un accueil plutôt favorable des entreprises métropolitaines.