Comment sortir de la crise économique tout en préservant la santé et le climat

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Comme le montrent de récentes études sur les effets sanitaires de la pollution de l'air, lutter contre le réchauffement permet aussi de mieux préserver la santé de la population, souligne le think tank.
Comme le montrent de récentes études sur les effets sanitaires de la pollution de l'air, lutter contre le réchauffement permet aussi de mieux préserver la santé de la population, souligne le think tank. (Crédits : Reuters)
LE MONDE D'APRES. Tout plan de relance économique devra répondre à une nouvelle nécessité sociale: la résilience, souligne l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE). Il suggère une trentaine de mesures conciliant les exigences de dynamique économique avec une trajectoire ambitieuse en matière de climat.

Les erreurs de 2008 ne doivent pas être répétées. C'est l'objectif poursuivi par l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), qui publie aujourd'hui une "note politique" insistant sur les "options pour une sortie de crise favorable au climat".

"Après la crise financière de 2008, les Etats ont soutenu les secteurs les plus carbonés, et les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté", déplore en effet l'Institut.

Mais depuis que la France s'est fixé un objectif de neutralité carbone en 2050, "perdre une décennie de plus pour l'action climatique ne peut être une option", souligne le think tank. D'autant plus que, comme le montrent de récentes études sur les effets sanitaires de la pollution de l'air, lutter contre le réchauffement permet aussi de mieux préserver la santé de la population, et que divers travaux révèlent aussi un lien entre précarité énergétique et santé dégradée.

Or, "l'action climat, au-delà de la phase d'urgence sanitaire, peut concourir efficacement aux exigences de dynamique économique et de résilience pour notre société", estime l'Institut.

Lire aussi: Coronavirus : "Face à cette crise, la notion de relocalisation ne suffira pas"

Sept secteurs qui concentrent les investissements bas-carbone

I4CE insiste alors tout d'abord sur la nécessité d'"éviter à tout prix les mesures de relance économique néfastes pour l'environnement et la santé": par exemple, tout allègement de la fiscalité sur les combustibles fossiles. Il identifie ensuite une trentaine de mesures permettant d'atteindre les objectifs d'investissement exprimés dans la Stratégie nationale bas-carbone, dans "sept secteurs particulièrement importants car regroupant les deux tiers des investissements bas-carbone du pays": la rénovation des bâtiments tertiaires (publics et privés), le déploiement des véhicules électriques, les infrastructures de transport en commun, les infrastructures ferroviaires, les aménagements cyclables, et la production d'électricité renouvelable - pour laquelle I4CE appelle notamment à ne pas supprimer les appels d'offres annoncés.

Ces mesures "sont susceptibles de maintenir le pays sur une trajectoire ambitieuse en matière de climat, tout en développant des activités économiques essentielles et en renforçant notre capacité collective à affronter de futurs chocs", est convaincu le think tank.

7 milliards déclenchant 18 milliards d'euros...

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Commentaires
a écrit le 01/04/2020 à 20:34 :
les transports en commun!
Ben un peu raté le truc!, le tout bagnole évitait de croiser des qu'on n'aurait jamais du croiser.
Peut être réflèchir à un autre mode de vie plus séculaire, le village, les fermes les petits commerces les petites entreprises, l'école, l'église la mairie et tout à portée de main ou de vélo.
Voir ces gens entassés dans les bus parisiens la pollution, le virus qui rôde berk!
Je sais il vont goûter à la campagne en hélico, en tgv en airbus, vont t'ils regretter de s'être fait polluer, polluer les autres, j'en suis pas bien sur, un toc, une obstination à grimper dans ce bus, est-ce que le virus a pris la commande de leur cerveau, on ne le saura jamais.
a écrit le 01/04/2020 à 16:13 :
Malheureusement je ne vois aucun changement notable pour la planète. Les gros poids lourds de l’économie vont rattraper leur pertes en utilisant toute leur manigances, supprimant des dizaines de milliers de postes car la seule chose qui compte pour eux c’est de voir leur indice boursier augmenter de mois en mois.

Les marchés totalement dérégulés ne pardonnent pas une année de « très légères » pertes même après 10 ans de bénéfices continue (Cf Renault).

Tout va continuer comme avant. Les puissants feront la loi et l’humanité continuera a s’auto dégrader...et le pire reste a venir
a écrit le 01/04/2020 à 14:14 :
C'est une véritable question que de définir comment on veut reconstruire la Maison France qui brûle actuellement. La politique qui est d'arroser avec de l'argent public, "quoi qu'il en coûte", ne peut être acceptable, et il ne peut s'agir de reconstruire la maison à l'identique. Quel particulier dans cette situation le ferait? Dès lors, on doit se poser la question des secteurs qui doivent profiter de la manne publique, des secteurs qui doivent surtout ne pas en profiter, des secteurs qui font et feront la compétitivité de la France et permettront le maintien ou l'amélioration du niveau de vie de nos concitoyens, en respectant bien sûr des normes sanitaires et environnementales claires et surtout stables, etc... Il va falloir se poser la question de la perte de compétitivité de nos entreprises si on ne peut redémarrer le virus n'ayant pas totalement disparu (la Chine retourne au travail, et qui croit que le virus n'est plus présent?). Évidemment, il y a une fois posé l'objectif déjà de quoi s'écharper, chacun voyant midi à sa porte. Et le sujet va être technique: bien sûr relocaliser certaines productions, mais la mondialisation a aussi des avantages et intérêts que l'on doit bien sous-peser: il va falloir beaucoup d'expertise pour que les curseurs soient bien réglés, et quand on parle d'expertise, je suis désolé de le constater une nouvelle fois avec cette crise sanitaire, elle n'est pas du côté des administrations, qui nous le constatons avec les compléments de prestations sociales (chômage partiel) et les demandes sur la gestion des entreprises (questions des dividendes) ne sont pas dans cet état d'esprit. L'état n'a jamais été aussi dominant, contrariant, régulant, représentant un risque réel, qu'aujourd'hui pour ceux qui font la compétitivité de la maison France et de ses entreprises: les privés.
a écrit le 01/04/2020 à 14:10 :
Attention aux écolos radicaux, anti-capitalistes, collapsologues, etc. qui vont se faufiler dans "l'après" pour nous faire oublier le bien-être généralisé de nos sociétés développées... Qui veut retourner vers le Moyen-âge avec eux?
Réponse de le 01/04/2020 à 20:55 :
J'irais pas chercher au moyen àge une époque pourrie de guerres de massacres, mais vers 1850 je suis en train de faire des recherches généalogiques, de toutes les branches de ma famille c'était une époque heureuse, de famille ouvrière industrie ou agricole des 4 ancêtres ils s'étaient tous embourgeoisés avec des biens, des commerces, des maisons de rapport et se permettaient même de se prendre des semaines à la mer, faire la fête, et des gens reconnus par la bourgeoisie locale.
La guerre de 14/18 a remis les compteurs à zéro, snif!, c'était visiblement bien mieux que les 30 glorieuses.
a écrit le 01/04/2020 à 9:20 :
Le problème c'est que tous les éléments sont sous les yeux de nos dragons célestes exposant un besoin civilisationnel de changement de société qui permettrait en effet l'épanouissement économique et humain en même temps mais qu'ils ne veulent pas les voir, complètement dégénérés par leur pathologique cupidité ils se sont auto paramètres à tout polluer et tuer.

Et les médias depuis leur création nous font tellement prendre ces gens là pour des gens éclairés que tout les moutons se suivent pour se jeter du haut de la falaise.

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