L’entreprise d’investissement territorial Épopée Gestion annonce avoir finalisé une première levée de fonds d'un montant de 100 millions d’euros pour son nouveau fonds consacré au financement d’infrastructures bas carbone sur l’Arc Atlantique. D’une durée de treize ans, ce fonds vise une taille de 250 à 300 millions d’euros et accompagnera une douzaine de projets dans les secteurs du transport, de la production d’énergie et l’adaptation au changement climatique. Un premier co-investissement dans un projet de Zéphyr & Borée est en discussion.Accélérer la transformation des infrastructures pour freiner le réchauffement climatique : avec son nouveau fonds Infra Climat 1, la société d'investissement brestoise Épopée Gestion affiche des objectifs ambitieux sur l'Arc Atlantique. Elle a annoncé ce jeudi avoir levé 100 millions d'euros pour démarrer l'activité de ce fonds d'une durée de treize ans, dédié aux infrastructures bas carbone et qui vise une taille de 250 à 300 millions d'euros.
Suivie par de nombreux investisseurs tels que la Caisse des dépôts, Tikehau Capital, SWEN Capital Partners, Groupama, Abeille Assurances, Allianz France, la Caisse d'Épargne Bretagne Pays de Loire et Banque Populaire Grand Ouest, la société co-fondée par l'ancien banquier Ronan le Moal et le serial entrepreneur Charles Cabillic (groupe W3) souhaite accompagner une douzaine de projets ou de modèles d'infrastructures émergents sur un temps long.
Un tiers des capacités iront au maritime
Les secteurs visés sont le transport bas carbone, y compris maritime, les énergies décarbonées, la rénovation énergétique, l'électrification. « Un tiers du fonds sera notamment consacré au monde maritime » précise Ronan Le Moal. « L'ambition est de permettre à des modèles ou des technologies ayant fait leur preuve sur un territoire réduit ou dans le cadre d'une première série industrielle de passer à l'échelle » ajoute-t-il.
Dans un communiqué, Épopée Gestion explique que son fonds se fixe des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ambitieux qui « orienteront sa stratégie d'investissement. » Il entend cibler « une température de portefeuille respectant l'Accord de Paris et un alignement minimal de 70% avec la taxonomie verte de l'Union européenne. »