Retraites : quand la mauvaise réforme chasse la bonne !

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La communication du gouvernement est affaiblie par le flou dans lequel il a, à dessein, entretenu les Français.
La communication du gouvernement est affaiblie par le flou dans lequel il a, à dessein, entretenu les Français. (Crédits : POOL New)
ÉDITO. Mal maîtrisés, les effets induits par la réforme Macron ont réveillé 42 tigres dans chacun des 42 régimes et inquiété tous les futurs retraités du nouveau régime universel en mettant la valeur du point, donc leur future retraite, entre les mains d'une logique purement comptable. Par Philippe Mabille, directeur de la rédaction.

Des millions de Français vont être, à partir de ce jeudi 5 décembre, les otages d'un mouvement de grève massif contre un projet de réforme des retraites dont personne, peut-être pas même ses instigateurs, n'est encore capable de dessiner les contours futurs, ni de mesurer les conséquences sur le niveau des pensions que recevront les futurs retraités. Étrange paradoxe bien français qui veut voir se répéter la grande grève de 1995, laquelle s'était terminée par une défaite du gouvernement Juppé, Jacques Chirac n'ayant mis fin au mouvement qu'en renonçant à mettre à bas les « régimes spéciaux » du secteur public.

2019 n'est pourtant pas 1995 et, un quart de siècle plus tard, la France a bien changé. L'opinion, qui avait soutenu les salariés de la RATP et de la SNCF en 1995 dans une sorte de grève par procuration, semble moins encline à tolérer le maintien de régimes spéciaux dont la justification n'apparaît plus aller de soi, en tout cas au regard de la pénibilité réelle du travail des salariés concernés. Le gouvernement, qui défend son projet d'unifier les 42 régimes de retraite existants au nom de l'égalité réelle, ne se prive pas d'insister sur les coûts pour le contribuable des avantages dont bénéficient les régimes spéciaux : 8 milliards d'euros par an selon les calculs du ministre des Comptes publics. Ainsi, à la RATP, où l'on promet un blocage total, 49. 000 salariés cotisent pour 42 .000 retraités, ce qui oblige l'État à verser 750 millions d'euros chaque année pour équilibrer le régime.

Flou sur les objectifs, flou sur les conséquences

Pour autant, la communication du gouvernement est affaiblie par le flou dans lequel il a à dessein entretenu les Français. Flou sur les objectifs de la réforme dont le texte de loi n'est d'ailleurs toujours pas connu, sinon ce qu'en propose Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux Retraites. Et donc flou sur ses conséquences pour le plus grand nombre, qui entretient l'anxiété de l'opinion dans un climat social toujours marqué par une grande défiance à l'égard d'Emmanuel Macron. Alors que les « gilets jaunes » manifesteront de leur côté samedi pour l'anniversaire du 1er décembre 2018, celui de la « prise de l'Arc de Triomphe », les jours qui viennent seront un test majeur de la capacité du chef de l'État à remporter cette bataille de l'opinion et, pour cela, il va falloir sortir de l'ambiguïté une réforme dans laquelle rien n'est clair.

À l'origine, l'objectif de remplacer les 42 régimes par un régime universel où chaque euro cotisé donnerait le même nombre de points pour tous était inattaquable sur le plan des principes. Mais tout a changé dès lors qu'il est apparu que cette manœuvre, sous couvert de revaloriser les petites retraites et d'assurer l'équité femmes-hommes, laissait dans l'ombre des objectifs plus sombrement budgétaires : derrière l'unicité, en effet, Bercy cherchait à faire financer par les excédents des régimes complémentaires du secteur privé, 120 milliards d'euros quand même, un secteur public structurellement déficitaire.

Mal maîtrisés, les effets induits par la réforme Macron ont réveillé 42 tigres dans chacun des 42 régimes et inquiété tous les futurs retraités du nouveau régime universel en mettant la valeur du point, donc leur future retraite, entre les mains d'une logique purement comptable. Résultat, auquel Emmanuel Macron ne s'attendait sans doute pas, tout le monde a peur d'être perdant, et a le sentiment confus que son intérêt est que la réforme soit, sinon abandonnée, du moins reportée dans le temps. Ce n'est plus la clause du « grand-père », mais celle du « petit-fils », que le premier ministre Édouard Philippe brandit pour se sortir de l'impasse, en envisageant de décaler dans le temps l'application du régime par points, à l'origine pensée pour la génération 1963 à partir de 2025, et désormais promise à être décalée à la Saint-Glinglin ! 

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a écrit le 06/12/2019 à 17:20 :
" Mal maîtrisés ", c'est bien le problème de ce gouvernement : il ne maitrise pas grand chose et surtout pas la gestion d'un pays !
C'est le monde pas si nouveau de l'amateurisme !
Réponse de le 06/12/2019 à 20:00 :
Tout a fait exact, il ne maîtrise même plus rien du tout dans ce pays.
a écrit le 06/12/2019 à 17:02 :
Il faut diminuer les retraites à 11000 : 3500 maximum
euros et valoriser les petites retraites à 1500 pour tous et toutes .

La norme c’est ça .
Réponse de le 06/12/2019 à 17:20 :
Fautqu'on yaqua !
a écrit le 06/12/2019 à 15:08 :
Philippe démissionné sera en son for intérieur soulagé et content, il pourra ainsi se présenter aux municipales au Havre et écrire un livre sur son passage à Matignon et bien d'autres choses sur le petit marquis ....
a écrit le 06/12/2019 à 14:13 :
"Bercy cherchait...les excédents des régimes complémentaires du secteur privé", hé oui, on n'est pas un ancien banquier pour rien. Cela résume l'image de ce gouvernement qui n'est qu'une "pompe à fric" qui se fout du sort des français,
Réponse de le 06/12/2019 à 17:21 :
....des épiciers !
a écrit le 06/12/2019 à 12:51 :
Le gouvernement a bien cherché ce qui lui arrive ! Je viens de relire le programme 2017 de Macron. On y annonce une réforme systémique seule, le COR ayant certifié que les comptes sont équilibrés et on y promet que l'âge de départ reste a 62 ans. Deux promesses qui n'ont pas été tenues puisque le gvt a tordu le bras de Delevoye pour lui faire avaler l'âge pivot à 64 ans et commandé stupidement un nouveau rapport, probablement orienté, au COR. Là dessus, le Président, au lieu de siffler la fin de la récré, en rappelant ses promesses de campagne a cru intelligent de se mettre aux abonnés absents au lieu de taper du poing sur la table ! Il n'y a pas pire pour un politique que de trahir ses promesses pour faire descendre les citoyens dans la rue...
a écrit le 06/12/2019 à 11:07 :
Ils sont tellement mauvais qu'ils ont réussi à créer du soutien aux régimes scandaleux de la SNCF et de la RATP
Réponse de le 06/12/2019 à 11:54 :
C’est pas faux !
Réponse de le 06/12/2019 à 17:23 :
..... c'est a dire a 3,4 % de la population !
Par contre régime des parlementaires : pas touche : de quoi devenir Black Block !!!
a écrit le 06/12/2019 à 10:30 :
Appelez-moi Jupiter La Reculade cinq pas en arrière et zéro en avant plus facile de réformer et de taper sur les chômeurs et les pauvres mais face à la caste des fonctionnaires Jupiter se dégonfle. Il n'accouchera même pas d'une petite souris sur les retraites spécifiques et la réforme de la fonction publique. Navrant de constater le manque de leadership de nos politiciens de pacotilles.
a écrit le 06/12/2019 à 10:27 :
Avant l’arrivée de Macron et de la mise en place de son parti « unique », au temps du clivage droite-gauche, le parti le plus important de l’opposition prenait souvent position pour soutenir les grévistes lors d’un mouvement social. Il prenait la parole pour critiquer le projet de réforme du gouvernement et pesait de tout son poids pour le faire céder. Et alors le risque pour le parti au pouvoir était bien sûr, s’il ne cédait pas, de perdre sa majorité aux prochaines élections. Aujourd'hui, grâce à son système de parti réunissant presque l’intégralité de la droite et de la gauche modérées, LREM n’a plus d’opposant et ce n’est pas le PS, qui est tombé à 4 %, ou LR, qui plafonnent à 7 %, qui peuvent légitimement s’exprimer. LREM n’a donc plus d’opposant et, pire, le Président qui l’a créé est pratiquement assuré d’être réélu en 2022 puisqu'il se retrouvera encore face au RN qui, à en croire les scrutins précédents, suscitera encore un rejet de la part d’une majorité écrasante des Français. Dans ces conditions le mouvement actuel contre la réforme des retraites a bien peu de chances de l’emporter et ceci d’autant plus que, s’il dure un peu, le gouvernement va certainement déclarer être prêt à examiner certains aménagements possibles de la réforme, montrant ainsi qu’il est favorable au dialogue.
a écrit le 06/12/2019 à 9:28 :
baroud d'honneur la cgt encore elle pour ce qui est contre et contre se qui est pour vexé de la greve avortée de l'ouverture a la concurrence de la sncf fait greve contre une reforme qui n'a pas encore vue le jour et pour laquelle la cgt d'office est contre il s'agit par principe d'un non dialogue( de toute facon il semble impossible d'avoir un dialogue constructif avec des gens obtus) si les reformes avaient été faites il y as 20ans nous n'en serions pas la avec un deficit important que les syndicats gestionnaires des caisses ne veulent pas assurés une reforme en profondeur s'impose egalite pour tous vu les aide technologique actuelle et a venir
Réponse de le 06/12/2019 à 10:33 :
"si les reformes avaient été faites il y as 20ans nous n'en serions pas la avec un deficit important " Mais elles ont été faites, mais apparemment ça ne suffit jamais assez !
a écrit le 06/12/2019 à 7:53 :
La retraite pour touts les retraitées pareil cheminot EDF CRS enseignants marin hôpitaux fermiers artisans commerçants avocats médecins marins une seule et unique retraité
Réponse de le 06/12/2019 à 10:34 :
Une seule et unique retraite, ok.. mais alors un seul et même métier !
Réponse de le 06/12/2019 à 18:10 :
et même taux de cotisation pour tous !
a écrit le 06/12/2019 à 0:40 :
Vouloir réformer en grand et en force, c'est de l'idéologie et de l'inconscience.
Macron et toute la Macronie dans cette image. Une image sépia à ranger au fond d'un grenier, avec le diablotin dans une malle solidement fermée. A n'ouvrir sous aucun prétexte.... éventuellement à porter à la décharge.
a écrit le 05/12/2019 à 23:57 :
"cherchait à faire financer par les excédents des régimes complémentaires du secteur privé, 120 milliards d'euros quand même, un secteur public structurellement déficitaire"

Il faut quand même savoir que c'est l'Etat qui paie les fonctionnaires, je me permets d'être légèrement ironique mais un régime de retraite relevant du public peut devenir excédentaire d'un simple trait de plume puisque la cotisation d'un fonctionnaire pour sa retraite est décidée et financée par l'Etat. Par ailleurs il suffit de baisser les impôts pour rendre un secteur public structurellement déficitaire.

J'en arrive à la phrase suivante concernant la RATP:
"49. 000 salariés cotisent pour 42 .000 retraités, ce qui oblige l'État à verser 750 millions d'euros chaque année pour équilibrer le régime"
Le versement de 750 millions n'est qu'un simple mouvement comptable, on ne va quand même pas embaucher des agents de la RATP à tour de bras histoire de faire une pyramide de Ponzi pour équilibrer le régime des retraites.

Bref, c'est les impôts qui paient les fonctionnaires et leurs retraites après si on ne veut pas payer d’impôts on peut privatiser toute la fonction publique pour faire plaisir aux râleurs mais il faudra payer les services éducation/santé au prix réel comme aux USA et à côté nos impôts sont presque sympathiques.
Réponse de le 06/12/2019 à 9:12 :
"Bref, c'est les impôts qui paient les fonctionnaires "

Mais c'est que dis nous t'es une véritable source d'information majeur !?

ET qui donc te paie toi stp ?

Épuisant...
Réponse de le 06/12/2019 à 12:01 :
S’ils avaient des conditions de départ en retraite plus conventionnelles, personne ne s’offusquerait que l’Etat verse un complément à leur régime de retraite.
a écrit le 05/12/2019 à 21:50 :
Le pire dans cette réforme c'est que son seul but est de faire payer aux salariés du privé le surcout du paiement de retraites sur la base des primes accordées à certaines catégories de fonctionnaires. Toujours les mêmes, les plus favorisés, les fonctionnaires des impôts en particulier.
Réponse de le 05/12/2019 à 22:54 :
vous avez tout à fait raison. Ils veulent piquer le pognon des réserves des régimes complémentaires du privé (ex 84 mds d'euros pour l'Agirc Arcco) pour sauver leur navire en perdition du public ! Normal car réforme faite par un haut fonctionnaire politicien Delevoye touchant par mois 11000 euros de retraite et 7000 euros de salaire de ministre !! A ce prix là ils favorisent les autres hauts fonctionnaires ! Réflexe de caste oligarchique !
a écrit le 05/12/2019 à 20:11 :
Macron, ses subalternes du gouvernement Philippe et ses suppos parlementaires LaREM Modem parlent de réforme,

c'est une question de sémantique,

les Citoyens contribuables de la France font le constat de ce que la maconnerie DÉFORME la Nation dont l'état économique et sociétal est en MÉFORME.
a écrit le 05/12/2019 à 19:41 :
...ces réformes opposent les Français les uns aux autres : c’est nul.

La solution c’est de mettre tout à plat :
Suppression de toutes les taxes et cotisations
Suppression de tous les filets de sécurité ( maladie , veuvage , retraite , accident )

Pas de cotisations donc pas de spoliation par décret et chacun prépare sa retraite comme il veut ...

Idem pour 68 millions de Français , tous le monde a la même enseigne,
Et pour les fonds de retraite : calcul et remboursement des capitaux et fermeture définitive de ces fonds .

Y en a marre de se faire avoir par «  coup décret « 

Sachant que toutes les réformes ne concernent ni les riches ni les politiciens , ni les anciens politiciens et présidents et ni leurs entourages...
a écrit le 05/12/2019 à 19:38 :
Il faut arrêter de vouloir faire de la redistribution par les cotisations retraite et la retraite : l'assurance retraite est un système d'assurance, avec un droit ouvert proportionnel à la cotisation. C'est à l'impôt de faire de la redistribution, pas au régime de retraite : sinon c'est du vol.
a écrit le 05/12/2019 à 19:16 :
trop de chômeurs , pas assez de cotisants , j' ai commencer a 15 et demi , maintenant ils commence à travailler à 25 ou 30 ans pas normal !!! les caisses d' ouvriers nom jamais été déficitaire ; seule celle des cadres ; il suffirait de plafonner les retraites versée à ceux qui pour s' en sortir certaints cadres reçoivent des retraites indécentes plus 7000 euros par mois ; a taux plein dans le privée de 50% n' existe pas l' indexation des plafonds de 25 années n' arrive jamais au plafond actuel il y a donc une perte d' inflation 50% les caisses complémentaires à point , rien de bon sarkozy , qui voulais supprimer les pensions de réversion .il faut avoir la santé pour travailler plus longtemps souvent les gens sont décédé avant les font retrourne bien dans les caisses de l' état .
Réponse de le 05/12/2019 à 20:05 :
Désolé , ils commencent cotiser à 25 ans quand vous , vous avez commencé à 15 ans.
Etudier n'a rien d'un loisir , obligé d’écouter pendant des heures et assimiler , à peine dîner et il faut reprendre le tout pendant toute la soirée . Aux periodes d'examens il faut souvent meme travailler le WE .
Certes il y a des travails , comme la mine ou la pêche en mer , qui sont plus durs mais l'inverse existe aussi .
Beaucoup de jobs à 35 heures sont bien plus simple , relax que étudier .

Il serait plus normal que les années d'etudes donnent droit à cotisations, ca me semble plus equitable que les temps de chomage .
a écrit le 05/12/2019 à 19:16 :
trop de chômeurs , pas assez de cotisants , j' ai commencer a 15 et demi , maintenant ils commence à travailler à 25 ou 30 ans pas normal !!! les caisses d' ouvriers nom jamais été déficitaire ; seule celle des cadres ; il suffirait de plafonner les retraites versée à ceux qui pour s' en sortir certaints cadres reçoivent des retraites indécentes plus 7000 euros par mois ; a taux plein dans le privée de 50% n' existe pas l' indexation des plafonds de 25 années n' arrive jamais au plafond actuel il y a donc une perte d' inflation 50% les caisses complémentaires à point , rien de bon sarkozy , qui voulais supprimer les pensions de réversion .il faut avoir la santé pour travailler plus longtemps souvent les gens sont décédé avant les font retrourne bien dans les caisses de l' état .
a écrit le 05/12/2019 à 19:16 :
trop de chômeurs , pas assez de cotisants , j' ai commencer a 15 et demi , maintenant ils commence à travailler à 25 ou 30 ans pas normal !!! les caisses d' ouvriers nom jamais été déficitaire ; seule celle des cadres ; il suffirait de plafonner les retraites versée à ceux qui pour s' en sortir certaints cadres reçoivent des retraites indécentes plus 7000 euros par mois ; a taux plein dans le privée de 50% n' existe pas l' indexation des plafonds de 25 années n' arrive jamais au plafond actuel il y a donc une perte d' inflation 50% les caisses complémentaires à point , rien de bon sarkozy , qui voulais supprimer les pensions de réversion .il faut avoir la santé pour travailler plus longtemps souvent les gens sont décédé avant les font retrourne bien dans les caisses de l' état .
a écrit le 05/12/2019 à 18:29 :
La réforme Macron est le prolongement et la politique du gouvernement Philippe, avec le support des godillots Parlementaires LaREM Modem, qui organisent l'épandage de la pauvreté et l'aggravation de la misère en France ;

que nos gouvernants en soit à détester à ce point là les Français laborieux ... c'est avec ce cocktail, nous allons tout droit vers une guerre civile entre les pauvres majoritaires et les riches, au milieu les classes moyennes prendront des coups venant des 2 côtés ... bonne chance à eux ...! ils peuvent s'équiper de protections en tous genres
Réponse de le 05/12/2019 à 19:30 :
La ..réforme est exigée par Bruxelles et ses GOPE austères en forme de potion amère qui ont déjà détruit Chypre, Grèce et Portugal, en particulier via l' article 121. La solution pour couper court au sketch hollywodien et à la narrative des médias subventionnés qui consiste à désigner le résident du moment comme seul responsable réside dans le Frexit, il n' en existe pas d'autre. Quand le membre est nécrosé par la gangrène, il faut amputer au sens littéral ! avant que le corps n' y passe dans son entier.
a écrit le 05/12/2019 à 17:03 :
49 000 salariés cotisent pour 42000 retraités. Vous oubliez de dire qu'il y a quelques années leur caisse était excedentaire. Et que leurs cotisations ont donc pour partie contribué à financer d'autres caisses qui ne l'étaient pas... Là cela paraissait normal... Si on ajoute la libéralisation des transports, la réduction de ce service public, on trouve l'explication de la baisse du nombre d'agents publics et donc ...de cotisations versées par l'état. L'état fait des économies sur le nombre de fonctionnaires, et cette situation va donc s'étendre. La caisse des enseignants, elle, est aujourd'hui excédentaire, et sert elle aussi à financer d'autres régimes. Mais les profs vont voir fondre leur retraite... En clair, quand une partie de la population se fait dépouiller, le reste trouve normal d'en profiter... oubliant qu'un calcul des retraites s'étalant sur toute la carrière ne profite à PERSONNE, quelque soit le régime. Le "je ne suis pas concerné" est la meilleure solution pour s'apercevoir qu'on va l'être tôt ou (trop) tard...
Réponse de le 05/12/2019 à 18:03 :
il n'y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires . les pensions sont payées sur le budget général . les excédents d'une pseudo caisse des enseignants sont donc ... virtuels .
quant à la caisse de retraite de la RATP , il y a belle lurette qu'elle affiche un déficit ...abyssal .
Réponse de le 06/12/2019 à 10:46 :
@kakech:
"il n'y a pas de caisse de retraite des fonctionnaires" n'importe quoi !!! visiblement vous y connaissez rien, il y a trois type de fonction publique et donc de fonctionnaires , fonction publique d’état, fonction publique hospitalière, et fonction publique territoriale.
Pour la première en effet c'est l’état qui paye les retraites, mais pour les deux autres ils cotisent a leur caisse la CNRACL !
a écrit le 05/12/2019 à 16:44 :
On comprend la rogne des fonctionnaires, c'est un monde à part donc des normes à part.
Je vois mon fils quelques années après son bac+3 émarger à plus de 3000€ dans le privé ce qui d'ailleurs est assez faible, sa copine fonctionnaire territoriale bac+3 elle émarge à 1500€, c'est à dire que pendant que le privé se gave le fonctionnaire tire la langue.
La mise à plat voudrait dire une plus grande efficacité des fonctionnaires pour des salaires similaires: qui a envie de se motiver à moins de 2000€ nets par mois pour un tas d'études éprouvantes qui ne rendent pas ce qu'elles ont coûté!
Et quand on blablate sur les cheminots, mon grand-père roulant à pris sa retraite à 55 ans puis pris 10 ans dans le privé, les 10 ans du privé rapportaient plus que les 30 ans à la sncf. "Un super beau métier mais si mal payé!"
Réponse de le 05/12/2019 à 19:27 :
Vous avez dit tout ce qu'il y a à dire.
Que l'on fasse l'égalité au niveau des retraites pourquoi pas mais que l'on le fasse aussi au niveau des salaires et donc des cotisations.
Les employeurs État, collectivités, hôpitaux diminuent la masse salariale et tout le monde est content. Quand il y a moins d'actif pour cotiser, on diminue des conditions de retraite mais au final, le secteur privé souffrira aussi parce qu'un retraité pauvre c'est un retraité qui consomme moins.
a écrit le 05/12/2019 à 16:40 :
encore quelqu'un qui ne sait pas vraiment ce qu'est un otage, otages qui seraient bien content d'apprendre qu'ils ne risquent pas la mort ni la violence mais de ne pas avoir de bus ni d'instit pour leurs gosses.
a écrit le 05/12/2019 à 16:39 :
Oui, bah, gilets jaunes bis repetita.. Ils sont vraiment nuls, nos dirigeants politiques. Ce n'est pas "en marche"... mais "sauve qui peut"
a écrit le 05/12/2019 à 15:55 :
L'état lorgne sur les 150 milliards d'euros de réserve des régimes complémentaires AGIRC-ARCCO -et ceux de quelques autres professions - bien gérés et financés par des cotisants qui en espéraient un complément de retraite, pour financer les retraites des régimes spéciaux et des fonctionnaires qu'il a volontaire sous-financé, par exemple en arrosant de primes non cotisés et d'année de retraite anticipée gratuite - ce qui, dans le privé, conduirait le dirigeant d'entreprise recourant à ce type de montage à être qualifié de patron-voyou et le mènerait droit en prison pour fraude sociale -
a écrit le 05/12/2019 à 14:02 :
Nul intérêt de faire une réforme des retraites. Dans moins de 10 ans, la crise écologique sera si terrible que c'est notre survie qui sera en jeu....
a écrit le 05/12/2019 à 13:47 :
C est à mourir de rire ce que l on peut lire . Et les média en ajoute une louche . Commençons par faire payer toutes ces nouvelles technologies qui remplace l humain . Je pense à ces plates formes ou ce sont des robots qui préparent les commandes . Et surtout mettre au boulot tous ceux qui vivent avec des aides . Quelle honte !!!
a écrit le 05/12/2019 à 13:38 :
Donc si je lis bien:
Bercy cherchait à faire financer par les excédents des régimes complémentaires du secteur privé, 120 milliards d'euros quand même, un secteur public structurellement déficitaire.
1/ L'état, et les dirigeants de Bercy, ne sais pas gérer ses obligations?
2/ On va mettre la futur retraite universelle entre les mains de ces gens là?
3/C'est ce que l'on appelle une réforme libérale?

Franchement ca done deux envies:
Sortir pour fautes lourdes les redacteurs de la loi et les gestionnaires de l'état.
Faire une vrai réforme sociale:
-Transformer toutes les cotisations patronnales en salaires brut.
-Donner les organismes sociaux aux syndicats qui a l'heure actuelle on fait moins de bétises que l'état.
Comme cela dans chaque entreprise les salariés choisissent la caisse du syndicat via les elections de l'entreprise.
Les syndicats gérent les caisses avec obligation de créer petit à petit des reserves de garanties fixées par le légisalteur et le controle des chambre des comptes.

Lá on refait juste un tours avec des gens qui ont échoués et vont se rattrapper de leur mauvaise gestion sur les francais.
a écrit le 05/12/2019 à 12:11 :
Nous serons aux mains des fonds de pension!!!..internationaux. Adieu, veaux, vaches, cochons!!
Réponse de le 05/12/2019 à 14:00 :
D'un autre côté, l'Etat à démontré qu'il est totalement incapable de gérer les retraites de ses propres salariés, en ne cotisant pas assez (cf les montants astronomiques de primes non cotisées, un patron du privé qui fait le 10ième de ça part en prison pour 20 ans) et en 'tapant' dans les impôts et les caisses complémentaires du privé pour colmater les breches... pas facile.
Réponse de le 05/12/2019 à 14:11 :
Commentaire étonnant. Par définition, dans un système par répartition il n'y a pas de fonds de pension. L'argent n'est pas 'cotisé' mais immédiatement redistribué. Seule une abrogation du système par répartition revient à faire des fonds de pension, mais ce n'est pas le but de la réforme. Il faut arrêter avec les faux scandales.
a écrit le 05/12/2019 à 12:08 :
Selon les estimations d’un collectif d’experts fondées sur 3 cas types, et reprises notamment par Le Parisien, la réforme Delevoye provoquera une baisse des pensions de l’ordre de 15% à 23% :

- un salarié non cadre du privé verra une baisse de 23% de sa pension (qui représente aujourd’hui 72,5% de son dernier salaire, et qui ne représentera plus que 55,8% après réforme)

- un fonctionnaire de catégorie B verra une baisse de 15% de sa pension (qui représente aujourd’hui 64,1% de son dernier salaire, et qui ne représentera plus que 54,4% après réforme)

- un employé au SMIC verra une baisse de 21% de sa pension (qui représente aujourd’hui 81,6% de son dernier salaire, et qui ne représentera plus que 64,8% après réforme)

Non seulement la réforme Delevoye va donc massivement paupériser et précariser les retraités, mais elle va, en outre, miner la confiance des Français dans leur système d’assurance-vieillesse dont toute l’efficacité est justement de garantir un revenu digne aux retraités, quelle qu’ait pu être leur carrière.

Elle aura également un effet récessif sur l’économie, puisqu'elle entrainera une diminution de la consommation des retraités qui est généralement élevée.


Car c’est bel et bien l’appartenance de la France à cette structure qu' est l' UE-des-GOPE ou feuille de route de Bruxelles à Macron qui entraîne les Français dans la spirale de l’appauvrissement sans fin et de l’austérité. Car les vraies solutions sont ailleurs, le financement pérenne des retraites peut être assuré : – en reconstruisant une politique de la famille digne de ce nom, – et en remettant la France sur le chemin de la croissance grâce au Frexit et à la sortie de l’euro.
Réponse de le 05/12/2019 à 13:13 :
Diminuer la surconsommation des retraités (et d'ailleurs de n'importe qui) est une bonne chose puisqu'elle est responsable de la destruction de notre environnement vital. Les pauvres de France sont les riches de notre planète et ont un meilleur niveau de vie que les nantis des périodes historiques passées (jusqu'aux années 1900).
Réponse de le 05/12/2019 à 14:02 :
C'est qui le 'collectif d'experts' ? La CGT ? LFI ? L'UPR ?
Réponse de le 05/12/2019 à 14:13 :
Sans donner vos sources, cela ne revient à rien d'autre que de faire courir des rumeurs ou de la propagande.
a écrit le 05/12/2019 à 11:56 :
La question est de savoir a qui appartient les réserves des caisses privées , 165 milliards dont 71 pour l'Agirc ? Est-ce à l'état ou aux cotisants ?
a écrit le 05/12/2019 à 11:32 :
il serait bien que vous vérifiez vos informations, dont celles, notamment, de ce gouvernement de menteurs, à savoir il n'y a pas 42 régimes spéciaux mais 13, dont un en outremer qui ne concerne que 486 personnes, et l'ensemble de ces régimes ne représentent que moins de 1,5% des travailleurs.
répéter une fausse information n'en fait pas une vérité.
a écrit le 05/12/2019 à 11:10 :
Tout le monde sent bien que ce ne sont pas les régimes spéciaux qui sont seuls en cause, mais une volonté d'alignement sur le plus bas possible toutes les pensions .
Réponse de le 05/12/2019 à 14:17 :
Je pense que votre commentaire est faux. La réforme prévoit au contraire de bonifier fortement les petites retraites passant de 600E à 1000E. Inversement, il plafonne les très grandes retraites en établissant que les salaires de plus de 120 000E/an continuent de cotiser sans avoir des droits supplémentaires (ce qui revient à instaurer une retraite maximale). L'état vient donc resserrer les retraites avec un minimum augmenté pour les petits salaires et un maximum diminué pour les grands salaires.
Réponse de le 06/12/2019 à 10:54 :
@Réponse de @chanson:

Comme d'hab quoi...on augmente les petites retraites, on plafonne les grands salaires, et c'est ceux qui sont au milieux qui équilibrent la balance !
C'est pas mal !
a écrit le 05/12/2019 à 10:33 :
Oui, la mauvaise réforme. Car à la fin du compte, il y aura encore des corporations qui resterons favorisées : On prend les militaires, les gendarmes, les policiers, qui perçoivent beaucoup de primes diverses: Un exemple: la prime de Police dites avant "primes de risques" représente 23% de leur solde et compte pour la retraite. Ensuite, prime à l'air pour les personnels volants, prime d'habillement, logement gratuit pour certains à qui cela permet d'investir dans l'immobilier en défiscalisé etc.......
a écrit le 05/12/2019 à 10:24 :
Mathématiquement, si on enlève aux sommes redistribuées l'argent versé en plus pour boucher les trous, ça devrait faire baisser ce que chacun touche, étant indexé sur le point national et donc identique pour tous. A part faire croître les cotisations en participant plus longtemps, ou plus nombreux, c'est inéluctable (mais pas trop dit haut et fort, la comptabilité ça ne se crie pas ? Oyez oyez !). Le "miracle" des points qui rétrécissent quand l'économie va mal, ça fâchera Bercy qui verra les impôts sur les revenus baisser, prélevé à la source en plus, donc immédiatement, en temps réel, fini le différé.
a écrit le 05/12/2019 à 10:11 :
tout le monde se braque contre les régimes spéciaux, mais personne ne s'étonne que dans la réforme il n'est nullement question de la retraite des politiques, députés,senateurs,ministres, présidents ..... qui eux ne vont pas rejoindre le système général proposé . et c'est pourtant par la qu'il faudrait commencer ! mais non, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et se sont encore les mêmes qui vont payer !!!
Réponse de le 05/12/2019 à 11:12 :
Vous avez raison : les politiques veulent conserver leurs régimes spéciaux ; mais ils veulent casser la retraite de tout le monde !
Réponse de le 05/12/2019 à 11:31 :
Et encore si la France était florissante, Mazarin Colbert furent de très grands prédateurs d'argent public mais de grands hommes d'Etat.
Réponse de le 05/12/2019 à 14:18 :
Au contraire, la réforme prévoit de passer tout le monde, y compris les élus, au même régime général. C'est la fin de TOUS les régimes spéciaux (fonctionnaires, ratp, sncf, élus…).
a écrit le 05/12/2019 à 9:56 :
J'aimerais bien que l'on m'explique sur les retraites des organismes de S.S carsat non des caisses de complémentaires ou passe l'argent des cotisations de ces personnes proches de la retraite qui décèdent,avant d'en bénéficier C'est à dire les célibataires,les mariés (reversion non attribuée si l'autre conjoint à une retraite supèrieure à 1400€)Les retraités touchant leur pension mais continuant à travailler et sur ce salaire prise de cotisation retraite à fond perdu.Ou passe cet argent!!!Jamais on nous en parle tout bénef pour ces organismes.A éclaircir
a écrit le 05/12/2019 à 9:32 :
« Des millions de Français vont être, à partir de ce jeudi 5 décembre, les otages d'un mouvement de grève massif contre un projet de réforme des retraites »

Non. Ils sont otages des gens qui ont fait élire, avec leur argent, monsieur Macron à la présidence de la République en 2017.
a écrit le 05/12/2019 à 9:18 :
Pourquoi ce silence sur les régimes spéciaux de nos chers politiques, charité bien ordonné commence par soi même et dans le tas il y en a quand même quelques uns qui mènent grand train (comme le signalait Monsieur G. 5 ans de préfet lui ouvrait un droit de 4500€ de retraite à cumuler avec sa retraite de parlementaire (autant) à cumuler avec..).. Pour le reste je pense que la confiance est passée, dans ce cas il reste les urnes, en principe..
Réponse de le 05/12/2019 à 14:19 :
C'est prévu. Un seul et unique régime, pour la maçon comme pour le député. C'est dans le rapport.
a écrit le 05/12/2019 à 9:07 :
Nos élites appellent ça moderniser le régime des retraites. J'appelle ça baisser les retraites. J'aimerais bien qu'on modernise la rémunération de nos députés.
Réponse de le 05/12/2019 à 9:34 :
J'appelle ça « faire payer les retraites de l'encadrement et des dirigeants par les ouvriers et les employés qui mourront avant d'avoir touché quoi que ce soit, comme en Allemagne après la réforme mise en place par les Socialistes ».
a écrit le 05/12/2019 à 8:59 :
ET des comptables ça fait pas des dirigeants, le néolibéralisme imposé par la finance n'a fait qu'imposer la dictature de ceux-ci sur l'économie réelle européenne et avec quel succès... -_-
Réponse de le 05/12/2019 à 13:45 :
Quel libéralisme?
Cette réforme c'est des énarque de Bercy qui vont mettre leurs erreurs de gestion sous le tapis. S'emparer des caisses de retraites pour augmenter leur responsablilités et donc s'augmenter, en salaire, perspectives de carrières et se servir sur le dos des francais.
Après oui il donnerons à des fonds de pension c'est le deal, mais la réforme d'aujourd'hui est tout sauf libérale.
Réponse de le 05/12/2019 à 14:37 :
@ multipseudos: "Quel libéralisme?"

Moi :"le néolibéralisme"

Tu trolls encore et encore...

Signalé
Réponse de le 05/12/2019 à 15:49 :
En même temps, l'histoire nous apprend impitoyablement que nos dirigeants des 20 deniers années manquaient des compétences minimales en comptabilité, et que la réalité (les dettes que nous avons contractées auprès de nos prêteurs, l'affaiblissement de notre appareil productif) finir toujours par nous rattraper. Alors être un comptable ne suffit certes pas, mais ne pas compter par facilité, c'est assurément la catastrophe...
Réponse de le 05/12/2019 à 16:48 :
"l'histoire nous apprend impitoyablement que nos dirigeants des 20 deniers années manquaient des compétences minimales en comptabilité"

Complètement faux, puisque ils ont des comptables et des super bons en plus, j'espère quand même que vous savez au moins ça hein, qui font le boulot pour eux, par contre l'histoire nous apprend que la compromission entre politiciens et hommes d'affaires a toujours existé.

L'histoire nous apprend par exemple que c'est le patron d'une usine à briquet qui a eu l'idée de la fête des pères...

Les souris votent pour les chats.
a écrit le 05/12/2019 à 8:37 :
Ce qui est clair, c'est que le système actuel n'est pas financé, et que les français qui partent à la retraite bénéficient aujourd'hui d'un régime qui n'existe nulle part ailleurs. Pourquoi ne pas, sagement, sans s'énerver, faire la comparaison avec le régime allemand ou belge? Et il n'est pas sain, sur un tel sujet, de la faire de la petite politique opposant le gouvernement et M.Macron à tel ou tel syndicat! Nous devons bouger, sans complexifier de trop le futur système: la clause du grand-père, très séduisante, prônée par de grands esprits (je pense à Jean Tirole par exemple), mènera à des systèmes complexes, et injustes puisque les avantages pseudo-acquis (je ne crois pas que dans un contrat d'embauche d'un agent SNCF, il y ait quoi que ce soit sur la retraite..) seront financés par les générations futures. Donner le bébé, mal mailloté, à l'Assemblée Nationale -qui pour une fois s'occuperait d'autre chose que des claques que je donne sur les fesses de mon petit fils quand il me montre de l'irrespect- Assemblée qui, espérons-le, pourra, saura, devra, poser les grands principes qui in fine ne souffre aucune discussion.
Réponse de le 05/12/2019 à 9:37 :
« Ce qui est clair », c'est qu'à force d'exonérer tout ce qui est susceptible de financer la sécurité sociale et d'organiser la faillite du système, on pourra dire qu'il n'est plus tenable et jeter le bébé avec l'eau du bain. C'est le même principe qui est en œuvre pour détruire les services publics. Il ne faut bien sûr pas s'inspirer du système allemand, si ce n'est comme un contre-exemple absolu.
a écrit le 05/12/2019 à 8:04 :
Je ne suis pas en grève mais je considère que cette grève est à mettre au crédit de M. Macron qui par une présentation floue, des ministres qui disent tout et so contraire dans la même semaine un M. Delevoye qui après 18 mois de concertation, parait il, n'est toujours en mesure de faire une offre précise. En fait ce gouvernement est comme les prédécesseurs dans l'à peu prês. Autre point lorsque j'entends des ministres parler de garantie ou d'inscription dans la loi, cela n'est pas très sérieux car les garanties ou la gravure dans le marbre de la loi n'est pas crédible les politiques font et défont ce qu'ils garantissent y compris la loi, les exemples sont à foison. Oui aujourd'hui la grève n'est pas mettre "au crédit" des syndicats mais de M. Macron et du gouvernement devenus des pourvoyeurs de grèves. Dernier point aucun mot des élus LREM ce qui montre bien combien ces députés sont inutiles. J'ai commis en 2017 comme en 2007 de croire à la parole politique. En 2022 mon déplacement ne sera pas pour l'isoloir mais pour le resto.
Réponse de le 05/12/2019 à 10:08 :
Oui, en fait c'est effectivement le cas. Dans une démocratie sociale, la décision d'un type ne prend pas la main sur l'ensemble du système.

Il fabrique finalement lorsque l'on voit qu'il n'y a toujours pas d'infos précises, d'engagements, si ce n'est pour la police, permet de comprendre comment il fonctionne.

Pour moi c'est la stratégie du chaos !
Réponse de le 05/12/2019 à 11:48 :
Je doute qu'après 18 mois de concertation les syndicats n'aient pas connaissance des modalités de cette réforme. Je pense plutot que certains d'entre eux ne veulent accepter aucune concession et qu'ils agissent aussi par interet politique. Les syndicats sont aussi resonsable du manque d'information pour les salariés. Un exemple: la CFE/CGC. Dans le regime universel les retraites complémentaires sont fusionnés avec la retraite de base. Pour l'ARRCO pas de problème, tous les salariés du privé cotisent et ont droit à une pension ARRCO. Mais pour L'AGIRC la complémentaire des cadres. Elle disparait, avec pour conséquence une retraite plus faible pour cette catégorie de salarié. A moins d'opter pour une retraite par capitalisation. Certaines sociétes le proposent déjà et toutes ne le feront pas. ET la CFE/CGC n'en parle pas
Réponse de le 05/12/2019 à 14:20 :
@gerard une info. Après guerre nombreuses entreprises à la demande du gouvernement de l’époque ont appliqué pour leurs salariés une retraite complémentaire qui était attachée au contrat de travail. Cette disposition particulière a été supprimée au fur et à mesure des années par les entreprises qui avaient adhérées à cette disposition la question pourquoi? Comme d’habitude le politique est venue chercher de nouvelles sources financières pour assouvir ses goûts pour la dépense publique et taxé l’entreprise. Cerise sur le gâteau le gouvernement M. Sarkozy/Fillon et l’ensemble des élus UMP aujourd’hui LR ont décidé de taxer ce complément, considéré par l’UMP/LR comme une retraite chapeau, en fonction des niveaux perçus à hauteur de 7 ou 10 pour cent . Cette retraite complémentaire était attribuée aux ouvriers, techniciens, cadres. Non les entreprises ne doivent pas revenir à cette disposition car les politiques ne sont pas fiables et taxeront d’une manière ou d’une autre cet avenant à un contrat de travail. Le politique n’ aucune crédibilité dans sa parole pire même lorsqu’il vote des lois elles sont modifiées à son bon vouloir avec l’assentiment des moutons des assemblées. En annexe cette taxation inadmissible de la part de la droite à certainement eu un impact en 2012 tout comme aujourd’hui, LR n’est pas fiable et lorsqu’il parle des retraites il a la mémoire très très courte. Une des raisons mais pas la seule bien sur du déclin de ce parti.
a écrit le 05/12/2019 à 7:58 :
Tout est maintenant très clair : l'exécutif voulait mettre la main sur les réserves de l'AGIRC-ARRCO (qui les avaient constituées, en acte de bonne gestion, pour faire face aux années de chocs démographiques) pour financer ses propres paniers percés : fonction publique, régimes spéciaux scandaleusement avantageux de la SNCF, RATP, EDF.
Réponse de le 05/12/2019 à 9:44 :
Effectivement, le projet de gouvernement est bien de mettre la main sur les réserves de l'AGIRC ARRCO, mais aussi sur les 150 milliards de tous les autres fonds de réserve, notamment ceux des régimes spéciaux.

Notez que si vous supprimez les régimes « scandaleux » de la SNCF, plus personne ne sera assez cinglé pour devenir conducteur de train. La SNCF ne parvient plus à recruter les roulants dont elle a besoin, et ce sera encore pire lorsque cette activité sera sur un marché avec de la concurrence, ce qui commence cette année dans le service voyageur.

Il en va de même pour les régimes spéciaux des CRS, des policiers, etc. et de la même façon, comment inciter des profs à aller travailler dans les quartiers défavorisés ou à accepter le sacerdoce mal payé de la direction d'école si vous n'avez pas la possibilité de leur offrir un biscuit avec des trimestres de pension offerts ou des incitations de cet ordre ? Le carcan pensé par monsieur Macron d'un système universel n'a jamais été pensé, comme d'ailleurs tout ce qu'il a proposé durant sa campagne indigente (suppression de la taxe d'habitation, etc.).
Réponse de le 05/12/2019 à 11:56 :
Je suis assez d'accord avec l'avis de Havroc sur la captation des réserves de l'AGIRC ARRCO. Mais les syndicats gestionnaires de ces régimes nous ont toujours dits que ces règimes étaient déficitaires, justifiant l'augmentation des cotisations et la non augmentation des pensions.
Concernant, les conditions de travail des conducteurs SNCF il ne faut pas croire que cela est uniquement le cas à la SNCF. Quand ills verront comment cela se passe ailleurs, ils seront peut etre bien content de conduire un train
Pour les enseignant c'est un peu plus délicat. Mais ceux qui vont exercer dans les établissement difficile le font aussi pour une certaine ethique de leur métier. Certes cela doit etre usant. ET souvent ces poste sont mieux rémunérés que dans d'autres établissements
Réponse de le 05/12/2019 à 12:29 :
@ Gerard71: non les enseignants qui vont dans les zones difficiles ne choisissent généralement pas, mais cela leur est imposé. Et en plus, mutation presque impossible
Réponse de le 05/12/2019 à 13:36 :
Il n'y a pas de fonds de réserve pour les régimes spéciaux de la SNCF, la RATP et EDF. C'est bien ça le problème, l'état doit au contraire abonder leur financement. Les 170 milliards qu'évoque le soit disant économiste de Paris VIII, Gilles Raveaud pour prétendre qu'il y a de l'argent et qu'il n'y a pas de problème de financement des retraites, c'est :
-les 116 milliards que l'AGIRC-ARRCO a provisionnés pour faire face au choc démographique 2052-2050
-la petite trentaine de milliards du FRR créé par Jospin et qui devait être abondé chaque année par l'état à un niveau suffisant pour atteindre 150 milliards (on en est loin) afin de faire face aux retraites de la génération baby-boom et qui a déjà été en partie ponctionné pour "boucler" le financement de la réforme Sarko-Fillon de 2010.
-24 milliards complètement fictifs d'excédent de la CADES ; celle-ci reçoit le produit de la CRDS et rembourse la dette sociale. Si celle existant en 1995 a été amortie et que le maintien de la CRDS permet un excédent, depuis 1995 la dette a continué à s'accroitre avec plus de 200 milliards de déficit cumulé depuis.
Quant au régime spécial de la RATP et de la SNCF (créé à l'époque de la traction charbon)... on se demande comment les pays étrangers arrivent à trouver des cinglés pour conduire leurs trains et métros, les réseaux de bus de province pour trouver des chauffeurs de bus. Quant aux non-roulants de la SNCF et de de RATP le fait qu'ils bénéficient du régime spécial est scandaleux. Quant aux directeurs d'écoles, il est évident qu'ils doivent être BEAUCOUP mieux payés, au niveau moyen du dirigeant d'une PME de taille comparable à l'établissement qu'ils dirigent. Au moins 6000€ pour un directeur d'école primaire et 10-12000 pour un proviseur de lycée. Et en contrepartie dotés d'une véritable autorité sur les personnels desdits établissements.

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