Serge Metz (Taxis G7) à la Tribune des Décideurs : "Si l'on manque de taxis, ne les remplaçons pas par des VTC"

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Lundi 9 septembre à 12h30, nous recevions Serge Metz, Président Directeur Général des Taxis G7.

Alors que le gouvernement veut imposer un délai d'attente de 15 minutes aux voitures de tourisme avec chauffeur (VTC), Serge Metz, PDG de Taxis G7, le presse d'appliquer déjà la loi existante de 2009.

Face aux nouvelles concurrences, le patron de l'entreprise emblématique des taxis se veut « fair-play » avec les nouveaux entrants : « tout ce qui améliore la qualité du service pour le client est le bienvenu » mais souhaite un encadrement juridique clair !

Pourquoi les taxis sont-ils vent debout contre les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) ?

Le métier de taxi est en pleine mutation, et nous en sommes conscients. Les chauffeurs investissent jusqu'à 240 000 euros dans leur licence, qui représente un emploi pérenne, comparable à un fond de commerce, qu'ils peuvent revendre quand ils cessent leur activité. Historiquement, cette licence donne le droit de charger sur la voie publique, mais de plus en plus de clients utilisent leur smartphone pour réserver un taxi, ne le hèlent plus dans la rue. Comment expliquer alors, quand les taxis respectent des règles, des contraintes, fixées par les pouvoirs publics, que les VTC puissent pratiquer la même activité, sans être encadrés ?

En quoi le délai de 15 minutes peut-il changer ce que vous considérez comme une concurrence déloyale ?

L'enjeu, ce ne sont pas les quinze minutes. Ce que nous demandons, c'est que soit instauré un critère qui impose une réservation préalable pour permettre aux pouvoirs publics de différencier les deux activités. Nous ne sommes pas contre la concurrence, elle permet à chacun de s'améliorer, mais un taxi est selon moi plus intéressant pour la collectivité que toute autre forme de voiture. Celle-ci fera obligatoirement un trajet à vide, quand le taxi n'utilisera pas la chaussée sans passager. Si l'on manque de taxis, ne les remplaçons pas par des VTC.

Faudrait-il donc créer davantage de licences ?

A Paris, le nombre de licences est révisé à la hausse tous les ans par la Préfecture de police, en fonction des besoins des territoires. Cela nous permet d'améliorer notre service, avec des taxis pour les familles, des taxis partagés, un délai moyen de cinq minutes pour une course dans Paris, et 95 % des demandes clients satisfaites. L'essentiel n'est pas de créer davantage de licences ou d'ouvrir le marché, mais d'optimiser l'espace urbain.

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