Stiglitz : « Aucune économie n'est jamais revenue à la prospérité avec des mesures d'austérité »

Le prix Nobel d’économie 2001, pape du néo-keynésianisme, décrypte les enjeux de l'économie sociale et solidaire en temps de crise et affirme que les solutions de long terme portées par cette alternative sont une réponse à la crise.

6 mn

Joseph Stiglitz reste pessimiste sur la volonté de nos dirigeants d'agir pour « rompre avec le passé ». / Reuters
Joseph Stiglitz reste pessimiste sur la volonté de nos dirigeants d'agir pour « rompre avec le passé ». / Reuters (Crédits : Reuters)

LA TRIBUNE - Comment définiriez-vous l'économie positive et en quoi est-elle nécessaire en ces temps de crise ?

JOSEPH STIGLITZ - L'économie positive milite pour un changement de la structure de notre économie vers une vision à plus long terme, génératrice d'une croissance plus pérenne, ce qui est indispensable. Notre société est pour l'instant trop concentrée sur le court terme, cette conception du système a d'ailleurs provoqué la crise financière.

Nous n'avons donc pas tiré les leçons de la crise...

Nous avons créé cette terrible récession nous-mêmes, ce n'était pas un tsunami accidentel... et la menace demeure. Les maux de notre économie n'ont pas été résolus pour une raison simple : nous avons demandé aux gens qui ont créé la crise de la résoudre. Les problèmes n'ont pas été diagnostiqués. Il y a notamment toujours les mêmes soucis de régulation financière, dont la liste est longue : les banques restent « too big to fail » (« trop grosses pour faire faillite »), leurs prises de risques sont excessives, l'opacité financière perdure et le shadow banking reste bien présent.

Aux États-Unis, par exemple, la loi Dodd Frank censée réguler la finance a atteint à peine 40 % de ses objectifs initiaux. Par ailleurs l'économie de marché n'a toujours pas pris conscience de l'environnement. Nous consommons plus de ressources naturelles que ce que nous avons. Ce niveau de consommation n'est pas tenable sur le long terme. Il faut évoluer sur ce point.

Vous semblez très pessimiste.

Oui, car les inégalités, un sujet central, s'accroissent. Aux États-Unis, dont le modèle est souvent pris en exemple, 1 % de la population gagne plus de 22 % des revenus ! Et lors de la reprise, c'est-à-dire entre 2009 et 2011, 90 % de la croissance dégagée aux États-Unis a profité à 1 % de la population alors que les 99 autres pour cents ont vu leurs revenus chuter ou se stabiliser. Le salaire moyen des travailleurs américains est au plus bas depuis quarante ans. Mais le sujet n'est pas uniquement la question de l'inégalité des revenus, c'est aussi celui de l'inégalité des chances. La réussite des jeunes ne dépend par de leurs capacités mais de la capacité de leurs parents à payer leur éducation. Face à ce constat, il est clair que nous n'utilisons pas de manière optimale les meilleures ressources que nous avons.

Les fondamentaux de l'économie enseignés dans les universités parlent d'un marché qui se régule de lui-même par l'offre et la demande. Or aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Partout dans le monde, des gens veulent contribuer à la société, veulent travailler, mais ne peuvent pas le faire, ce qui entraîne un gaspillage de ressources. De même, aux États-Unis, des millions d'Américains sont à la rue, alors qu'il y a beaucoup de maisons vides. En réalité, la main invisible censée réguler le marché est invisible... parce qu'elle n'existe pas.

Quel regard portez-vous sur l'économie européenne ?

Il y faut des politiques de croissance et non des politiques d'austérité, comme c'est le cas aujourd'hui. En effet, aucune économie n'est jamais revenue à la prospérité avec des mesures d'austérité. Le Fonds monétaire international n'a d'ailleurs pas encore intégré cela. Il faut absolument éviter de sombrer et de détruire l'industrie, car la reconstruire coûte très cher.

Mais l'Europe doit surtout créer très rapidement une union bancaire qui soit plus qu'un superviseur et qui ait un pouvoir de décision. L'absence d'union bancaire entraîne une contraction des financements du secteur public et du secteur privé. La conjonction de tout cela est mortelle. Il faut aussi mutualiser les dettes par la création d'eurobonds, bref changer la structure même de la zone euro. L'important n'est pas tant la réforme dans chacun des pays que la réforme de la zone euro en elle-même.

Nous ne sommes donc pas sortis de la crise ?

Pas totalement. La crise ne peut pas être finie tant que l'on n'a pas retrouvé le plein-emploi. Or aujourd'hui, en Europe, il y a plus de 25 % de chômage en Espagne, dont 50 % chez les jeunes. Plus de 60 % des jeunes Grecs sont sans emploi, donc la crise n'est pas finie. Certes, le pire est sûrement passé, mais il y a une différence entre avoir touché le plus bas et retrouver une vraie croissance. Cela va prendre du temps.

Que faut-il faire alors ?

La première des priorités est de créer les conditions pour que la demande reparte. Il y a plusieurs moyens de le faire. Je prône pour ma part de le faire en investissant dans l'éducation, dans les technologies, dans l'innovation et dans les infrastructures, ce qui est ardu à enclencher rapidement. Nous devrons également bien comprendre pourquoi jusqu'ici notre économie n'a pas fonctionné et penser à comment nous pouvons faire pour changer les choses. Dans ce cadre, le système financier doit être régulé.

La chose la plus importante est de recentrer la mission des banques sur ce qu'elles sont censées faire : par exemple, prêter aux PME. Voyez : même dans le système financier américain qui a renoué récemment avec les profits, les prêts aux PME sont de 20 % inférieurs à leur niveau d'avant la crise. Donc sur ce point il n'y a pas de reprise, les banques estiment que tout va mieux, mais ce n'est pas le cas pour la plupart des Américains et pour les petits commerces.

Ne faut-il pas plutôt dépasser le prisme de l'opposition Keynes-Hayek, autrement dit la relance par la dépense plutôt que par l'austérité ?

Les politiques de relance par la dépense publique marchent. Aujourd'hui, nous ne sommes pas allés assez loin dans ce sens. Keynes avait totalement raison. Certes, il n'avait pas une vision complète de l'économie, car c'était il y a soixante-dix ou quatre-vingts ans, mais aujourd'hui nous en savons plus. Ses prévisions expliquant que les dépenses publiques stimuleraient l'économie et que dans les périodes de récession les politiques monétaires ne marcheraient pas ou pas très bien étaient totalement justes. La vérité est que la vision d'Hayek, qui stipule que le marché fonctionne parfaitement seul et s'autorégule, était fausse.

Le problème ne tient-il pas également dans la structure des prises de décisions ?

Lorsque les gouvernances de nos institutions publiques et privées ne raisonneront plus à court terme mais à long terme, nous serons alors plus à même de nous appuyer sur nos capacités d'innovation et les nouvelles technologies pour amener une croissance durable. Aujourd'hui, nous avons les ressources, les connaissances et les compétences technologiques pour mener à bien une prospérité économique pérenne tout à fait unique.

Mais pour faire cela, nous devons rompre avec le passé. La vraie question n'est pas économique et technique, car nous savons ce que nous avons à faire, mais décisionnelle : nos dirigeants auront-ils la volonté d'agir ? Il n'y aura pas de retour à la prospérité si les décisions stratégiques des entreprises continuent à se faire dans l'intérêt de la maximisation des rémunérations des actionnaires, qui parfois possèdent des actions durant une nanoseconde, une minute ou même quelques insuffisantes semaines.

Une note d'optimisme ?

Je ne suis qu'à moitié optimiste car nous avons les technologies et de quoi partager la connaissance, mais quand je regarde nos politiques économiques, je me dis que ça ne marche pas vraiment comme il le faudrait.

6 mn

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Commentaires 112
à écrit le 17/06/2015 à 2:12
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On est bien d'accord, retour à l'économie productive, et sus à la spéculation ! Une fois cela résolu (en admettant que nous y arriverons), nous devrons résoudre un autre problème, qui est de dépendre d'une croissance infinie (et "pérenne", pour repr...

à écrit le 16/06/2015 à 23:35
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Oui, dans la derniere crise, les banques ont pris des risques excessifs. Mais maintenant? Les banques aux USA regrogent de capitaux. Elles investissent dans des bons du tresor (techniquement sans risques) et ne paient que 0.25% aux petits epargnants...

à écrit le 22/05/2015 à 20:02
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Il faut dire néanmoins que toutes les politiques économiques ne sont pas efficaces dans toutes les situations, une politique d'austérité peut ruiner une économie comme elle peut la stimuler, ou du moins réduire les effets néfastes d'un endettement. L...

le 12/06/2015 à 17:49
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Hein ? Une politique d'austérité n'a jamais résout les effets néfastes d'un endettement. Sinon, ce que nous faisons aujourd'hui aurait un sens.

à écrit le 30/12/2013 à 9:06
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Dommage de ne considérer que nous n'ayons que 2 alternatives face aux crises. Les états ne sont pas semblables à des citoyens. Ils peuvent se mettre en faillite contrairement aux individus, sont supposés éternels, contrairement aux ménages et peuve...

à écrit le 09/11/2013 à 22:05
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C'est vraiment dommage que personne ne parle de Pierre Hillard. Ses livres reflètent la réalité. Nouvel ordre mondial , bilderberg , bertelsmann Union nord americain, loi martiale en cas d'émeutes violentes. Cette homme ou bien Georges soros.

à écrit le 22/10/2013 à 17:53
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Ils ont quand même du culot c'est à cause de politiques Keynésienne que nous en sommes là et il faudrait en mettre encore une couche ? Et la fuite des capitaux dans un marché ouvert où cartel et ententes de tous genres raflent les plus valus et tuent...

le 28/10/2013 à 15:58
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cet économiste a au moins le courage de prendre a revers ce qu'il a adulé avant , enfin les américains ont détruit les systèmes de régulation de l'après guerre , bill clinton va en signer le dernier acte en 1999 , ensuite ce fut la fuite en avant , e...

le 12/06/2015 à 17:54
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c'est à cause de politiques Keynésienne que nous en sommes là et il faudrait en mettre encore une couche ?" Et non, cela fait trente ans que, justement, nous menons une politique contraire au Keneysianisme. D'ailleurs, Keynes n'a jamais promu de p...

à écrit le 22/10/2013 à 13:23
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Ben voyons, investissons dans des ronds-points, cela nous rapportera plein d'argent ! Ce cher monsieur n'a-t-il pas vu l'exemple du Canada dans les années 90 ? ou celui de l'Allemagne ? La fonction publique et les collectivités locales rendent des se...

le 22/05/2015 à 20:16
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Désolé, mais il ne parle pas de "service publique" mais de dépenses publiques et si on reste dans la logique keynésienne, dont s'inspire stiglitz ici, il parle plus spécialement des investissements publiques. Je ne sais pas ce que vous voulez dire pa...

à écrit le 22/10/2013 à 10:42
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Mandaté pour surveiller Fannie Mae et Freddie Mac , juste avant la crise , Monsieur Stiglitz a pondu un rapport disant que tout était OK. En effet , tout était OK...quelques temps après , la crise éclatait. Quel sens de la prévision , quelle presci...

le 22/10/2013 à 10:58
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A sa décharge , on dira que l'autre aussi , le Krug...il n'a pas vu venir la crise. Quel plaisir de bosser dans un pays de débiles mentaux.

le 22/10/2013 à 12:09
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En France, nos deux "meilleurs" jeunes profs de l'école d'économie de Toulouse, le sieur Augustin Landier et son compère dont j'ai oublié le nom, ont écrit une thèse en 2007 selon laquelle il n'y avait aucun risque de krach sur le crédit hypothécaire...

à écrit le 22/10/2013 à 9:45
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Le prix nobel ne protège pas de la sénilité précoce et des approximations théoriques.

le 22/10/2013 à 10:24
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Elles sont où les approximations théoriques ? Il faut développer sinon on se tait.

le 22/10/2013 à 10:33
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Si vous ne les avez pas vues , dans ce cas il faut évacuer le navire.

le 22/10/2013 à 11:09
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Et étant donné la quantité faramineuse de temps qu'il faut pour édifier une CONSCIENCE , je laisse tomber...Je tiens à ma santé.

le 24/12/2013 à 8:11
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Vraiment une fuite en avant. Vous faites des affirmations dans l'intention qu'on vous croie sur parole? Cette aisance avec laquelle vous affirmez une choses, elle vaut aussi pour une affirmation contraire. Mais bon vous tenez à votre santé qui doit ...

à écrit le 22/10/2013 à 8:01
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J espere qu il ne croit pas son discours simpliste et grossier. Kens n aurait jamais imaginer des pays dans cet position d endettement et des politiques jouant avec les banques centrales...les hyp de depart sont deja faussees....Paye par qui pour rac...

à écrit le 21/10/2013 à 23:54
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Stiglitz ne distingue pas les 2 types d'austérité donc tout son discours c'est du flan, c'est pas la première fois qu'on entend des stupidités sortant de sa bouche, comme le fait que les variations de marchés sont le résultat d'un complot des 1% les ...

le 22/10/2013 à 4:31
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Vous n'avez jamais aussi bien porté votre pseudo. Contrairement aux gens que vous vilipendez, vous connaîtrez probablement votre quart d'heure de célébrité en faisant des vents, oh cher descendant du pétomane...

le 22/10/2013 à 8:05
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@@Prout: C'est quoi votre problème?

le 22/10/2013 à 9:12
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Oh il était beau celui-là et à peine malodorant !

le 22/10/2013 à 9:46
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Piketty l'ex frappeur de Mlle Filipetti a bidouillé les chiffres de son étude sur les riches! Il a sorti de sa base les données qui contredisaient son objectif. Faites une recherche sur le Net, vous verrez.

le 22/10/2013 à 12:10
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La calomnie, même en changeant de pseudo (à votre habitude...) !

à écrit le 21/10/2013 à 22:57
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Les politiques d'austérité n'ont jamais fonctionné! Et les pays baltes en 2008? Et le Canada en 1990? Et la Scandinavie en 1990? Et Hong Kong? Et Singapour? Et puis parler d'austérité lorsque comme en France, l'état dépense 70 Milliards de plus que s...

le 22/10/2013 à 0:14
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La relance par la dépense publique ca ne veut pas dire gâcher de l'argent en le dépensant n'importe comment, contrairement à ce que pense nos énarques, qui n'ont pas bien saisi cette subtilité. Comme en France on s'endette pour dépenser sans qu'on ti...

le 22/10/2013 à 9:42
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Oui, je suis d'accord avec vous. De plus, Keynes parlait de relance avec des taux de dette/pib à 20%! Keynes est le prétexte facile pour laisser filer le déficit, c'est pour cela qu'il est adoré par l'oligarchie.

le 22/10/2013 à 10:21
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@Miloo. Je pense qu'il faut répéter une fois de plus que l'austérité peut marcher quand tout va bien mais que l'appliquer quand tout va mal, c'est du suicide. C'est pourtant pas bien difficile à comprendre.

le 22/10/2013 à 12:12
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Les faits contredisent la religion néo conservatrice du petit rentier mais il persiste à la nier. Je propose qu'on applique prioritairement l'austérité sur sa pension de retraite, à l'instar de ce qui s'est passé en Europe du sud...

à écrit le 21/10/2013 à 22:25
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Affolant le renversement de nos valeurs.. Les c.honorés..

à écrit le 21/10/2013 à 21:29
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Voir le coming out de l'excellent DSK, le gendarme n'est pas armé ou l"expression de la véritable non volonté de réguler la finance mondiale, de beaux jours en perspective pour GOLDMAN SACHS and CO, jusqu'au...grain de sable...!!!

à écrit le 21/10/2013 à 21:03
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un bel article , je le trouve plus pessimiste que dans ses ouvrages au demeurant très instructif et ayant voyagé , je peux dire qu'aux USA tout n'est pas rose , beaucoup de salariés se trouvent aujourd'hui dans le precariat , par contre certains en t...

à écrit le 21/10/2013 à 20:39
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à savoir "son prix Nobel" est à la hauteur des valeurs que publie cette fondation... Je signale que "Yes we can" a bien été prix Nobel lui aussi... Et encore plus fort, celui de la paix! Ca vaut Coluche non ? Sinon, il pourrait s'associer avec Attali...

à écrit le 21/10/2013 à 20:06
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le problème c'est le clientélisme et la corruption,les dépenses parfois absurdes et le gachis.et cela stiglitz se garde bien d'en parler

à écrit le 21/10/2013 à 19:05
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Qu'est ce qui peut en dire des bêtises cet homme à longueur d'année et de médias interposés, mais ça fait rien, on lui fait toujours confiance; rien d'étonnant, il raffole des interviews le mettant en valeur...

le 21/10/2013 à 19:18
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heureusement qu'on ne vous entend pas vous manifestement

le 21/10/2013 à 19:33
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Lui il a réussi, vous en revanche ...

le 21/10/2013 à 19:38
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Mort de rire par la suffisance des commentaires. Stiglitz n'est rien de moins que Nobel 2001, et en a suffisamment dans le crâne pour qu'on lui prête quelque attention. Surtout qu'il n'est pas un chantre aveugle du système. Hors tout débat philosophi...

à écrit le 21/10/2013 à 18:56
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Ah bon! Mais alors on fait quoi maintenant qu'on en est à 90% du PIB d'endettement et que les intérêts sont devenus le premier poste budgétaire? On s'endette encore plus???

le 21/10/2013 à 21:26
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Le plus simple serait d'inciter à réduire le nombre d'être humain de façon mondiale. On surexploite notre planète et la crise mondiale n'en ait qu'une des première conséquence. On a toujours voulu plus de gosses que de parents pour payer les retraite...

le 28/10/2013 à 16:03
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réduire le nombre d'humains ? on l'a déjà expérimenté cette horreur en 1939 -1945 suite au chômage de masse de 1930-1939 , partout le chômage avait galopé , aux états unis 25% de chômage dans les années 30 , en france 5 millions de chômeurs en 1933 ,...

à écrit le 21/10/2013 à 18:18
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On se demande pourquoi Stiglitz n'a pas vu venir la crise ? Il fait surtout partie de ces "économistes" qui connaissent le prix de tout et la valeurs de rien ! == le prix Nobel a perdu toute véritable valeur, par la médiocrité de certains récipienda...

à écrit le 21/10/2013 à 17:00
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stiglitz raconte n'importe quoi : la Suède par exemple ou la Lettonie ont appliqué des politiques d'austérité avec succès mais si dans sa tête l'austérité c'est seulement des hausses d'impôts là il a raison

le 21/10/2013 à 19:35
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Vous oubliez les Îles Caïmans dans votre liste... A ce propos, je propose de réduire de 25% les dépenses de retraite : vous êtes partant ?

le 25/12/2013 à 18:37
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La Lettonie a appliqué la politique d'austérité avec succès? Augmentation des travailleurs en dessous du seuil de pauvreté: 45%, émigration de masse et baisse du niveau de scolarisation: un succès pour qui? Le coût humain de ce succès économique prou...

à écrit le 21/10/2013 à 16:35
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Les amerloques , étant donné la situation chez eux , y devraient faire 1 seule chose : la FERMER , et stigliss avec.

à écrit le 21/10/2013 à 15:41
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C'est vrai qu'historiquement, on laissait aller l'inflation avec une relance par l'endettement, pour ensuite augmenter les impôts et taxes pour rattraper. Compte tenu de la hausse constante du chômage, de la délocalisation de la production (c'est-à-d...

le 21/10/2013 à 16:35
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Euthanasie à 70 ans obligatoire? RIP

le 21/10/2013 à 21:08
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a patrickb , vous oubliez qu'historiquement aussi on dévaluait la monnaie ce qui donnait des gains de productivité , les importations elles devenaient de facto plus chères et les taxes comme la TVA étaient alors plus lucratives que d'en augmenter le ...

le 22/10/2013 à 0:00
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@balzac: "otages des dettes", c'est exactement ce que je dis pusiqu'on a plus le levier des taxes et impôts pour rééquilibrer. Quant aux taux d'intérêt ridicules, pas besoin d'aller au Japon, au Canada, c'est 0 % sur le dollar US et 0,01% sur le doll...

à écrit le 21/10/2013 à 14:46
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Rappelons toujours et encore : Stiglitz est l'homme qui a publié en 2002 que Fannie Mae et Freddie Mac (des organismes actifs dans les subprimes) avaient 1 chance sur 500.000 de faire faillite. L'étude est disponible sur internet... L'oligarchie des ...

le 21/10/2013 à 15:15
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http://web.archive.org/web/20050119214025/http:/sbgo.com/Papers/fmp-v1i2.pdf

le 21/10/2013 à 15:28
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http://www.nytimes.com/1999/09/30/business/fannie-mae-eases-credit-to-aid-mortgage-lending.html

le 21/10/2013 à 15:41
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100 % VRAI ! Stiglitz plait beaucoup en France car il nous sort son catéchisme Keynésien qui fait un écho subliminal avec la tradition colbertiste. Sauf que ce qu'il dit est faux : - les politiques de relance telles qu'utilisées et comprises par...

le 21/10/2013 à 15:59
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''En tant que banquier hypothécaire et ayant une connaissance approfondie de la loi Glass Steagall de 1933, et l'abrogation de celui-ci en 1999, je conclus que l'abrogation de la loi Glass-Steagall a eu un impact négatif direct et a été un contribute...

le 21/10/2013 à 16:17
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Le royaume uni s'en "sort" en faisant marcher la planche à billets... Ce qui est une manière de rejoindre Keynes sur le sort à réserver aux rentiers...Qui plus est la dette totale en UK (public + ménages + entreprises + système financier) est supérie...

le 21/10/2013 à 16:27
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1er rappel: ''Soucieux de ne pas multiplier >>>les conflits avec le congrès républicain<<< il (Bill Clinton, démocrate) ne met pas son veto au Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999 (dommage), qui abolit une partie du Gla...

à écrit le 21/10/2013 à 14:40
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HA HA HA !Le gouvernement americain dit de gauche donc forcement keynesien relance t il son l'économie!Que fait le liberal de droite Cameron en Angleterre !La grande tare du keysianisme c'est qu'a l'époque de Keyne les pays vivaient presque en autarc...

à écrit le 21/10/2013 à 14:38
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L'analyse est juste. L'austérité ne résout rien en temps de crise. L'exemple de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne est suffisamment éloquent. La Grèce est aujourd'hui dépassée par les pays baltes qui partaient pourtant de beaucoup plus bas mais qui ...

le 21/10/2013 à 17:06
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et oui, mais non .... la grèce, le portugal et l'espagne augmentent les impots et ne réduisent pas assez les dépenses publiques, tout l'inverse des pays baltes, et cela marche pour eux :http://www.contrepoints.org/2013/10/20/143352-austerite-en-letto...

le 21/10/2013 à 19:36
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Il vous reste à demander votre transfert dans une administration balte...

le 28/10/2013 à 15:53
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a john galt , vous oubliez de dire que la fonction publique et administrative dans les pays baltes se sont numérisés a fond , qu'ils ont tout internet en formulaires et autres paperasses , ce qui a réduit les poupées cigognes et autres doublons inuti...

à écrit le 21/10/2013 à 14:22
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Il a bien raison, il faut dépenser sans compter. les libéraux ne sont que des imbéciles de toute manière! On se demande encore pourquoi l'URSS a fait faillite (oui, faillite, et pas simplement défaut...)

le 21/10/2013 à 14:49
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Vous pouvez caricaturer, mais il est écrit "je prône pour ma part de le faire en investissant dans l'éducation, dans les technologies, dans l'innovation et dans les infrastructures". C'est pas dans le social ou autres dépenses de fonctionnement. Sans...

le 21/10/2013 à 15:18
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On confond souvent libéraux et néo-conservateurs en France. Les premiers n'ont jamais fait école alors que les seconds sont les oligarques cupides qui régissent le monde ...

le 21/10/2013 à 15:24
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Si pour "droite libérale", tu penses à l'UMP, alors tu as raison. Le seul petit problème, c'est que l'UMP n'a rien de libéral. C'est un parti clientéliste, tout comme son pensant de "gauche" d'ailleurs... Quant au pillage de l'URSS, encore une fois, ...

le 21/10/2013 à 15:58
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C'est vrai, j'étais un brin provocateur. Ceci dit, lors de l'effondrement de l'URSS toutes les privatisations étaient préconisées entres autres par le FMI qui applaudissaient des 2 mains qui lui est (était?) un chantre d'un modèle néolibérale. Par ai...

le 19/11/2013 à 13:02
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Communisme = pas d’accumulation de capital pour les particuliers, d'ou l'impossibilité de faire concurrence au oligarques qui seuls avaient su se mettre du capital (et des relations) de coté.

à écrit le 21/10/2013 à 14:15
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Fabuleux! LT ne pose aucune question lorsque que Stiglitz déclare: "Les politiques de relance par la dépense publique marchent." Tout le monde en France devrait réagir au 1/4 du tour et poser la question suivante: pourquoi la politique française la p...

le 21/10/2013 à 14:35
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La relance c'est l'investissement (éducation, modernisation des infrastructures, soutien à la recherche, développement de nouvelles énergies). En France on dépense (déficits sociaux, frais de fonctionnement de l'Etat) mais on n?investit pas. Notre pa...

le 21/10/2013 à 15:00
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entièrement d'accord

le 21/10/2013 à 15:16
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@ jeff: Stiglitz dit "La première des priorités est de créer les conditions pour que la demande reparte. Il y a plusieurs moyens de le faire. Je prône pour ma part de le faire en investissant dans l'éducation, dans les technologies, éducation dans l'...

le 21/10/2013 à 15:28
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La relance étatique ne fonctionne pas, mais il est vrai qu'un mauvais investissement dans des infrastructures a au moins le bon goût de ne pas disparaître de suite...

le 21/10/2013 à 16:30
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et de faire bosser des entreprises dans un premier temps et si ce n'est pas un éléphant blanc d'augmenter la productivité après. Par ailleurs, combien pourrait rapporter par exemple d'avoir un objectif national de diminution drastique de l'illettrism...

le 21/10/2013 à 17:08
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@ jeff : en quoi l'investissement public est-il plus efficace que le privé ? cela n'est pas le cas, et donc l'effet d'éviction est terrible : les mauvais investissements publics remplacent les bons investissements privés ...

le 21/10/2013 à 17:28
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Pour reprendre votre exemple, le budget de l'éducation nationale n'a cessé de croître et les résultats scolaires n'ont cessé de s'effondrer au point que les étudiants en dernière année de fac (donc soit disant après sélection) sont incapables d'écrir...

le 21/10/2013 à 18:37
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L'illettrisme ne touche pas que des publics encore à l'école malheureusement. Je dirai que le dernier grand objectif en matière éducative était d'amener 80% d'une classe d'âge au bac, c'est chose faite (quoique l' on puisse penser de la qualité des é...

le 21/10/2013 à 18:49
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Pragmatisme toujours pragmatisme. En période de récession, le privé n'investit pas suffisamment (logique), il n'y a donc au pire qu'un très faible effet d'éviction.Après la théorie et la pratique montre très bien que par exemple la recherche fondamen...

le 22/10/2013 à 0:03
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En France il a fallu attendre que l'Etat investisse pour l'économie se modernise dans les années 60. Les élites économiques françaises sont plus tentées par la rente et les investissements peu risqués (l'immobilier, le foncier) que la création de nou...

à écrit le 21/10/2013 à 14:14
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En tout cas, 2 articles fustigent nos dirigeants sur leur point le plus faible: leur vision à court terme. Il est évident qu'entre s'endetter pour investir sur le long terme et s'endetter pour financer des déficits, cela n'a rien à voir. Et nos...

à écrit le 21/10/2013 à 14:10
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mais à quoi sert l'histoire? à quoi sert les expériences passées quand on lit ce monsieur. Déjà les peuples "pleins de bon sens" s'en méfiaient de ces experts...mais quand on connait un peut le sujet, on se demande comment sont proclamés "ces soit di...

le 21/10/2013 à 15:05
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Un peu d'histoire, l'austérité après la crise de 29 a conduit dans un premier temps à la deflation puis à l'hyperinflation notamment en Allemagne avec les conséquences que l'on connait. Alors retournez dans votre paroisse avec votre soit disant bon ...

le 21/10/2013 à 15:35
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N'importe quoi : l'hyper inflation en Allemagne date de 1923 ! Regarder Jean-Pierre Pernault nuit gravement au cerveau...

le 21/10/2013 à 16:07
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c'est juste et vous remercie d'avoir corrigé, les bondieurseries m'ont égaré. Par contre JPP je le laisse à Gérard, entre amis du bon sens populaire

à écrit le 21/10/2013 à 13:13
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Une économie n' jamais retrouvé la croissance en accumulant des dettes. Tout juste elle gagne du temps avant de s'effondrer (ex: Japon).

le 21/10/2013 à 14:13
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Son prix nobel date de 2001, ça commence à faire.

à écrit le 21/10/2013 à 12:52
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Les paradigmes sont faussés. Nous parlons toujours de la dette par rapport au PIB et non par rapport au budget de l'état. Mais dans ce cas, la dette ne serait plus de 100% mais de 250%. Ceci n'est qu'un exemple du lavage de cerveau auquel nous sommes...

le 21/10/2013 à 13:34
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Vos petits enfants vont payer pour les dettes héritées de l'État providence. Pourquoi réguler les banques? Regarder le modèle Canadien, aucun besoin de régulation. En autant qu'il n'y a pas un état ou une société d'État ( ou proche) pour assurer les ...

le 21/10/2013 à 13:47
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NON, je crains que nos enfants n'auront rien à payer caer soit ils seront partis ailleurs soit ils seront pauvres (comme le pays) ... Au train où vont les choses et au regard des mesures des socialistes alors ma crainte pourrait devenir réalité ... c...

à écrit le 21/10/2013 à 12:41
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Il faut être complètement cinglé pour entreprendre, se crever la paillasse, investir, avec un matraquage fiscal pareil. En France la réussite est interdite ou presque. L'ISF est là pour punir les plus audacieux. L'avenir est dans l'assistanat, les fo...

le 21/10/2013 à 13:00
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Je ne vois pas en quoi le fait de taxer le patrimoine immobilier (ISF) empêcherait d'entreprendre. Comme toujours, les petits rentiers et autres héritiers entretiennent la confusion pour mieux continuer à profiter des actifs et des entrepreneurs (q...

le 21/10/2013 à 13:29
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Sur quelle planète vous vivez ? Il n'y a pas que le patrimoine immobilier qui est taxé à l'ISF... même les comptes en banques y passent ! Même le prix à l'argus de votre voiture si vous en avez une !

le 21/10/2013 à 13:51
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Gégé a raison .. l'ISF est une connerie infinie qui encourage tous ceux qui le peuvent (patrimoine > 5 Mio) à s'en aller ... Les autres bricolent pour s'en sortir ... J'ai rencontré des vignerons qui ont hérité de leurs parents un domaine estimé à 2 ...

le 21/10/2013 à 14:39
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Les faits sont têtus: Comment expliquez vous alors que la France compte le plus grand nombre de millionnaires en Europe...? Le problème pour beaucoup de gens de droite c'est qu'à force de se convaincre que le marché s'auto régule et que l'état ne ser...

le 21/10/2013 à 14:41
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Dans votre dernier exemple, ils n'ont plus le choix, il faut vendre (s'il y a un acheteur). C'est la dernière couche de l'euthanasie des propriétés agricoles d'une certaine valeur.

le 21/10/2013 à 15:22
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Bon... des propriétaires fonciers et immobiliers , on est bien d'accord mais certainement pas des entrepreneurs qui nous font tant défaut ! 68% des riches en France le sont par héritage. Tout est dit : un pays de rentiers conservateurs, qui décline.....

le 21/10/2013 à 15:36
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+ 1000 !!! pas en France qu'on verrait des google ou des apple ! ils sont étouffés au berceau par les rentiers !!!

le 21/10/2013 à 17:02
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@@gégé et Paulo : en France on compte le pls grand nombre de millionnaires en Europe... Oui mais millionnaire veut dire au moins 1 Mio ?, et entre 1 Mio et 3 ou 5 Mio ? il y en a en beaucoup mais ce ne sont pas eux qui lancent des entreprises à 50 ou...

le 21/10/2013 à 20:21
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Etre millionnaire ne veut rien dire .Prix moyen actuel du m² à Paris 8500 ?/m² .Un appart de 120 m² ça fait immediatement 1020000 ?, soit 1.02millions d'? et vous voila millionnaire pour un petit appart de merde dans un coin moyen pollué et bruyant d...

le 21/10/2013 à 21:10
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Un petit appart à 1million, de 120m²! Vous êtes tendance Séguela et sa Rolex! Même l'histoire du petit vieux avec sa maison à l'Ile de Ré ne m'a pas fait autant rire, merci. J'espère que c'était bien du 2ème degré parce que sinon je vous pose cette q...

à écrit le 21/10/2013 à 12:36
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Les travaux d'Alesina en 2010 avec Harvard sont très clairs sur ce sujet : sur plus de 100 cas de tentatives de réduction des dettes étatiques tentés depuis les années 60, seuls ceux ayant porté sur la baisse des dépenses publiques ont marché, et ils...

le 21/10/2013 à 12:48
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Vous avez raison : que les baby boomers se financent eux-mêmes leurs états providence endettés ! En France la sécu, les retraites etc., ce sont deux tiers de la dépense publique !

le 21/10/2013 à 13:40
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tiens, le troll habituel qui rode sur la tribune...

le 21/10/2013 à 15:24
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Je suis la mauvaise conscience du petit rentier qui conchie l'état alors qu'il lui doit tout ...

le 21/10/2013 à 15:32
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Troll peut-être mais il a raison sur un point : dans les 56% de dépenses publiques françaises, on trouve majoritairement les dépenses sociales : l'assurance maladie, les pensions, les allocations pour le logement...tout ce qui arrange la génération d...

le 21/10/2013 à 17:09
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tout ce qui arrange ceux qui vivent au dépens des autres, ce qui n'est pas le cas du rentier, techniquement parlant (cad el rentier immobilier à qui fait référence le troll, alors que le vrai rentier c'est le fonctionnaire et le retraité, car une ren...

le 21/10/2013 à 22:37
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Je pense que vous parlez tous les deux des mêmes : les retraités et les fonctionnaires, pas de rentier immobilier (quoi que : le rentier immobilier se nourrit de la politique fiscale des gouvernements et encaisse les APL de ses locataires)

à écrit le 21/10/2013 à 12:21
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On se souvient toujours de Keynes lorsqu'il s'agit de faire des dettes, et on l'oubli aussitôt dès qu'on pourrait créer quelques réserves!

le 21/10/2013 à 13:17
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+1, Keynes n'a jamais dit qu'il fallait accumuler 60 ans de dettes en continu. J'ai le sentiment qu'il est mis à toute les sauces dès qu'il s'agi de justifier des errements budgétaires et l'incurie de nos politiques.

à écrit le 21/10/2013 à 12:18
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"qui parfois possèdent des actions durant une nanoseconde, une minute ou même quelques insuffisantes semaines." Des politiques. qui souvent possèdent des idées durant une nanoseconde, une minute ou même quelques insuffisantes semaines. Des citoyens...

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