• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Baisse des charges: des pistes pour de véritables contreparties

Photo de Ivan Best

Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

Publié le 27 janvier 2014 à 09:40 - Mis à jour le 27 janvier 2014 à 16:08

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « La Russie produit environ 300 nouveaux chars par an, qui ne sont pas utilisés sur le front ukrainien »: pourquoi les pays baltes craignent un mauvais coup de Moscou

  • 2

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 3

    Marie-Ange Debon, PDG de La Poste : « Le courrier ne représente plus plus que 15 % du chiffre d’affaires global »

  • 4

    Laurent Voulzy et Isaure Le Faou : « Personne ne m’avait mis autant de lumière sur le cœur et sur l’âme »

  • 5

    Un été en Grèce : optez pour le Péloponnèse plutôt que les Cyclades

  • 6

    Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’État-major de l’armée de l’air : « Pour défendre la paix, il faut montrer les muscles »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Quelles peuvent être les contreparties à la baisse des charges? Même si elles sont complexes à mettre en place, plusieurs pistes peuvent être empruntées. Par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

Personne ne sait de combien sera l'allègement des charges des entreprises, puisque le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) est susceptible d'être modifié, voire supprimé, selon le Président de la République. Personne ne sait quelles catégories d'entreprises seront principalement bénéficiaires, le CICE ne jouant que pour les bas salaires, contrairement aux cotisations familiales. Si ce sont les entreprises rémunérant autour du Smic, l'effet sur l'emploi pourrait être plus fort qu'en cas de répartition proportionnelle aux salaires versés, ce qui serait plus favorable aux entreprises exportatrices. Pourtant, le débat sur les "contreparties" pour les entreprises bat son plein dans une grande confusion.

Mieux que le papa Yvon...

Le premier à ouvrir indirectement le débat a été le Président du Medef, Pierre Gattaz, a annoncé haut qu'il y aurait cent mille créations d'emplois si les charges des entreprises étaient réduites de cent milliards. Mieux que le papa Yvon, qui promettait -avec le succès que l'on sait- moitié moins si l'on supprimait l'autorisation préalable de licenciement. Les cabinets de communication sont passés par là, cent mille, c'est un chiffre rond, qui frappe les esprits. Et comme personne ne peut donner le « bon » chiffre…. Lorsque l'on a parlé de transformer ce chiffre en engagement, plus personne, plus rien. Il n'est pas question que les entreprises prennent un quelconque engagement quantitatif, proclame haut et fort le même Pierre Gattaz. La sagesse reprend le dessus.

François Hollande en dévot de Jean-Baptiste Say

Le second est le président de la république qui a posé l'équation : baisse des charges=création d'emplois. On ne savait pas que François Hollande fût un dévot de Jean - Baptiste Say et de la théorie de l'offre. Le problème est que cette équation ne se vérifie pas, au moins à court terme.

Une diminution des charges peut contribuer à la création d'emplois, si la marge bénéficiaire accrue est utilisée, soit à baisser les prix entraînant une augmentation de la part de marché, soit à développer l'investissement et les capacités de production entraînant une augmentation des ventes. La variable clé est toujours, in fine, la demande solvable et les commandes. Un tel processus n'est pas immédiat et relève plutôt du moyen terme.

Signer un engagement chiffré dans de telles conditions, est un leurre, car d'ici là beaucoup d'autres facteurs seront intervenus sur les marchés (croissance, inflation, taux d'intérêt…) et pèseront sur les décisions des entreprises. De plus, le « moyen terme » est une notion ignorée de la classe politique parce que non « vendable » D'un point de vue tactique, les acteurs peuvent trouver qu'ils ont intérêt à signer un chiffon de papier, des « contrats de cette nature étant très difficile à vérifier et de tels engagements ne liant que ceux qui y croient.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Contreparties : lesquelles?

Le président a fait beaucoup d'émules, puisque les commentateurs débattent sans fin sur les chiffres. Cela veut il dire qu'aucune contrepartie à la baisse des charges n'est possible? Non, il en existe mais leur explicitation et leur contrôle sont complexe.

Premières « contreparties »:  éviter le plus possible «  les pertes en ligne » D'abord sous forme de dividendes versés aux actionnaires ; ce pourrait être enfin le moment de moduler l'impôt sur les sociétés et de détaxer les bénéfices réinvestis. Puis sous forme de salaires ; ce serait une politique de Gribouille du point de vue de la compétitivité d'alléger les charges fiscales pour augmenter les charges salariales. C'est pourtant ce qu'a laissé entendre le président de la république lors de sa première intervention.

La productivité, un point délicat à aborder dans les discussions entre partenaires sociaux

L' « avantage accordé » aux entreprises serait rapidement effacé. Cela semble déjà être le cas pour le CICE. Lorsque les entreprises accroissent des hausses de salaires supérieures à la croissance de la productivité en volume, elles consomment leur « avantage ». Or la productivité n'augmente plus que faiblement, du fait, notamment, du faible niveau des investissements (0,7% l'an depuis les années 200). Mais toutes les entreprises ne calculent pas leur variation de productivité en volume et par tête. Ce point politiquement et sociale ment délicat est à aborder dans les discussions avec les organisations professionnelles et syndicales.

Des contreparties positives, pour la stabilité de l'emploi

Secondes contreparties, celles-là positives sont à chercher du côté de la stabilité de l'emploi. Il serait demandé aux entreprises bénéficiaires des diminutions de charge qui auraient des excédents de main d'œuvre de recourir uniquement pendant une période à déterminer au chômage partiel, dont l'indemnisation a été améliorée. Il est impératif sur le plan social et du point de vue de la compétitivité de conserver l'acquis d'expérience et de connaissance de notre force de travail. L'exemple allemand est instructif.

Un effort en matière de formation

Troisièmes contreparties dans la perspective de la compétitivité, mais ce coup ci « hors prix » incluant qualité, innovation, spécialisation, négligée jusqu'ici. Parallèlement à la baisse de leurs charges fiscales, les entreprises amélioreraient la qualification de leur main d'œuvre par un effort accru dans la formation professionnelle, l'apprentissage et l'alternance. On ne cessera jamais assez de répéter qu' « il n'est de richesse que d'hommes » et que le niveau de formation des Français, jeunes ou adultes, est insuffisant pour un pays développé.

Un contrôle difficile à mettre en place

Un contrôle de la mise en œuvre de ces contreparties est-il possible sans mettre en place une usine à gaz que supporteraient mal les entreprises et qui serait peu efficace? Une évaluation de cette politique confiée au commissariat général à la stratégie et à la prospective, qui a parmi ses missions l'évaluation et la concertation, ce qui est pratiqué pour le CICE, est certes possible et souhaitable. Mais c'est une opération dont les résultats ne sont connus qu'au bout de quelques années, lorsque le contexte politique, économique et financier aura sensiblement changé.

L'instituer au niveau de l'entreprise

Le dispositif le plus efficace se situe au niveau de l'entreprise. On aurait pu croire qu'un gouvernement de gauche franchirait une étape significative dans le développement des dispositifs d'association des salariés à la vie des entreprises et que des formules, types conseils de surveillance se multiplieraient. Puisqu'on demande beaucoup aux salariés, les écouter est le moins que l'on puisse faire. Dans son rapport, Louis Gallois avait fait des propositions pour élargir les conseils d'administration aux représentants des salariés. Il n'a été que très partiellement suivi. Ce sont donc les comités d'entreprise qui devraient être consultés sur le volume et la qualité des contreparties. Le débat serait obligatoire et en l'absence d'accord, le conseil d'administration trancherait.

N'est pas de Gaulle qui veut...

À lire également

  • Pacte de responsabilité : François Hollande commet-il la même erreur qu’en 2012 ?
  • Pacte de responsabilité : les négociations débutent
  • Pacte de responsabilité: que vont dire patronat et syndicats à Matignon?
  • Pour Montebourg, le pacte de responsabilité peut créer "1,8 million d'emplois"

Quelques phrases dans une conférence de presse sont-elles le bon vecteur pour lancer une réforme aussi complexe et majeur dans le domaine jugé le plus important par nos concitoyens ? On peut en douter. Le général de Gaulle, avec un talent exceptionnel, a su utiliser la conférence de presse pour traiter le problème algérien mais nous étions dans la pure politique. Sur un sujet économique et social impliquant directement les entreprises et les syndicats, une phase préalable de contacts discrets et de discussions techniques avec quelques interlocuteurs bien choisis eut été bien utile. Mais en 2014, la discrétion est sortie du champ politique. On ne peut procéder que par des coups médiatiques. Le spectacle, toujours le spectacle. Dans un premier temps, l'artiste est applaudi, admiré, Jean-Pierre Raffarin annonce qu'il va voter la confiance. Mais après…tout est à faire.

Pierre- Yves Cossé

Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

Sur le même sujet

Ulysse Alarcos

OPINION. « L’IA reconstruit le BTP »

Le BTP a longtemps été protégé de la révolution numérique. Cette impression était trompeuse.

Idées & Débats
Olivier Mariscal

OPINION «  Le mythe du "bon moment" pour investir »

Lorsque les marchés boursiers atteignent des sommets, une même question revient toujours : est-ce vraiment le bon moment pour investir ?

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats