• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Quand les ministres perdent l’arbitrage électoral

Julien Robin

Publié le 22 juin 2022 à 04:53 - Mis à jour le 22 juin 2022 à 04:53

Des sanctions de l'ue contre la turquie "sur la table", dit montchalin

Photo d'illustration

Charles Platiau

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Sous la Vᵉ République, détenir un mandat n’est pas une condition nécessaire pour devenir ministre, pourtant nombreux sont celles et ceux qui s’y risquent parfois à leurs dépens. Par Julien Robin, Université de Montréal.

Les élections législatives n'ont pas seulement été l'enjeu pour Emmanuel Macron de disposer d'une majorité pour gouverner, elles ont aussi été un test personnel pour les membres du gouvernement qui s'y sont présentés. Le chef de l'État a indiqué qu'en cas de défaite, ses ministres-candidats devraient remettre leur démission. Cette règle s'appliquera donc pour Justine Bénin (secrétaire d'État à la Mer, La Réunion), Brigitte Bourguignon (ministre de la Santé, Pas-de-Calais), Amélie de Montchalin (ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Essonne), Richard Ferrand (président de l'Assemblée, Finistère) nationale défait·e·s dans leurs circonscriptions. Alors que cette pratique fut mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007, que cela signifie-t-il pour la conception du pouvoir ministériel ?

Sous la Ve République, détenir un mandat (local, national ou européen) n'est pas une condition nécessaire pour devenir ministre. Par ailleurs, les fonctions ministérielles et parlementaires sont incompatibles (art. 23 de la Constitution). Alors, pourquoi un ministre se présente aux élections législatives ?

Un mandat pour peser politiquement

Se présenter à une élection pour un (ancien) membre du gouvernement permet de mesurer son poids politique et électoral. Le vote fait office de mise en responsabilité du détenteur d'un portefeuille ministériel : il peut être un vote sanction. L'échec de Jean-Michel Blanquer au premier tour de ces élections législatives, alors un poids lourd des gouvernements du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, peut illustrer cette sanction électorale comme bilan de son passage à l'Éducation nationale.

La règle de la démission en cas de défaite aux élections législatives renforce l'idée selon laquelle un ministre est légitime à son poste puisqu'il a la confiance des électeurs en circonscriptions.

En détenant un mandat, le ministre a « une connaissance approfondie de l'engrenage social et surtout du mouvement et du fonctionnement de la machine politique » pour reprendre l'expression du sociologue Roberto Michel. Cette aptitude peut être utile pour un ministre alors inscrit dans un processus décisionnel qui tente d'obtenir des arbitrages favorables en exposant leur proximité avec le « terrain » mais aussi en étant des ténors de la majorité parlementaire.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Enfin, depuis la réforme constitutionnelle de 2008, les ministres quittant le gouvernement peuvent de nouveau retrouver leur siège de député. Cela permet de continuer à exercer une influence politique, même après le départ du gouvernement.

Se présenter : un risque depuis 2007

Se présenter constitue un risque depuis 2007 et la règle de la démission forcée peut expliquer certains renoncements aux candidatures, de peur de perdre sa place au gouvernement. En 2012, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du droit des Femmes et porte-parole du gouvernement Ayrault renonce à sa candidature dans la 4ᵉ circonscription du Rhône, là où cinq auparavant son adversaire de droite l'avait largement emporté avec 56,57 % des voix.

Cette année, des poids lourds du gouvernement comme Éric Dupont-Moretti et Agnès Pannier-Runacher ont renoncé à être candidat dans les Hauts-de-France aux législatives, malgré leurs intentions initiales. En effet, lors des élections régionales de juin 2021, ils avaient tous deux obtenu 8,67 % des suffrages.

En 2007, le nouveau Premier ministre François Fillon impose la démission à ses ministres en cas d'échec aux législatives en expliquant que lorsqu'« on n'a pas le soutien du peuple, on ne peut pas rester au gouvernement ». C'est alors qu'Alain Juppé, ministre de l'Écologie, avait dû démissionner après sa défaite dans la 2e circonscription de la Gironde. Une règle quai-similaire avait été faite en 1988 par Michel Rocard, mais uniquement pour les ministres-députés sortants. À l'époque, Georgina Dufoix (ministre chargée des questions familiales) et Catherine Trautmann (secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi) avaient démissionné.

Une règle à la logique introuvable

Le professeur de droit public, Bruno Daugeron, rappelle cependant que la règle de la démission avait été déjà prescrite en 1967. Outre le fait qu'il n'y ait aucun fondement juridique à cette injonction, il reproche une « logique introuvable » à cette règle puisque tous les ministres ne se présentent pas lors des élections législatives et donc ne sont pas redevable du verdict des urnes.

À ce sujet, il est intéressant de voir l'évolution des candidatures ministérielles aux élections législatives depuis l'instauration et la réplication de cette règle depuis 2007.

000
Photo d'illustration (Crédits : DR)

Tableau indiquant l'évolution des nominations et résultats aux élections législatives. Légifrance (nominations des ministres), data.gouv (résultats des élections législatives), J. Robin, Fourni par l'auteur

On observe que la moyenne des ministres candidats depuis 2007 est d'environ 0,5 et qu'en 2017, il y a moins de candidatures ministérielles que l'on pourrait expliquer par le renouvellement de la classe politique.

À cette époque, plusieurs membres du gouvernement n'avaient jamais exercé de fonction politique (Agnès Buzyn, Sophie Cluzel, Laura Flessel, Françoise Nyssen ou Frédérique Vidal) ou étaient issues de la société civile (Nicolas Hulot, Marlène Schiappa, Muriel Pénicaud, Mounir Mahjoubi).

Par ailleurs, parmi les six ministres-candidats, seul Mounir Mahjoubi n'avait jamais exercé de mandat électif auparavant, les autres étant députés sortants (et députée européenne pour Marielle de Sarnez). Ce ne sont donc que des ministres déjà rompus à l'exercice électoral qui se soumit aux suffrages lors de ces élections législatives en 2017.

Renforcer le rôle du président et la compétence technique

Au-delà des candidatures, les politistes François Abel et Emiliano Grossman constatent une baisse sur le temps long du nombre de ministres occupant ou ayant occupé par ailleurs un mandat de député. Sur la période observée 1959-2012, ils observent qu'en moyenne 67 % des ministres ont connu un mandat parlementaire mais que cette pratique a connu d'importantes variations. Ils expliquent que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le choix a été fait de ne pas s'appuyer sur des ténors de la majorité pour composer le gouvernement. Cela a participé au renforcement du rôle du chef de l'État comme le véritable chef de la majorité.

Enfin, la politiste Delphine Dulong explique que la Ve République a porté la compétence technique comme nouveau répertoire de légitimation. C'est ainsi que, comme le rappellent François Abel et Emiliano Grossman :

« le général de Gaulle choisit de s'appuyer sur des hommes de confiance, essentiellement issus de la haute administration et de la Résistance, et rechigne, de ce fait, à recruter ses ministres parmi les députés, dont la plupart étaient déjà en fonction sous la IVe République »

À lire également

  • Séisme aux élections législatives : les leçons à tirer
  • Législatives : désaveu cinglant pour Macron face à un pays ingouvernable
  • Législatives: et maintenant qui va prendre la présidence de la commission des finances de l'Assemblée ?
  • Législatives : le bilan en quatre infographies

La nomination de personnes issues de la « société civile » ou de la haute fonction publique sans détenir un mandat parlementaire, ni un autre mandat - des ministres comme Emmanuel Macron, Éric Dupont-Moretti ou Nicolas Hulot ; des Premiers ministres comme Georges Pompidou, Raymond Barre, Dominique de Villepin ou plus récemment Élisabeth Borne - est devenue alors une pratique régulière des gouvernements depuis 1958.

Par Julien Robin Doctorant en science politique, Université de Montréal

L'auteur effectue sa thèse sous la direction de Jean-François Godbout.

Julien Robin

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats