Le 7 avril dernier, le Conseil régional de Bretagne s’est prononcé sur la stratégie régionale des transitions socio-économiques dite SRTES. Notamment constitué d’un volet « Bien vivre en Bretagne », ce plan engage 57 mesures pour lutter contre la misère et la précarité d’ici à 2027. Les territoires ruraux et les « quartiers » urbains, où le taux de pauvreté s’enracine entre 33% et 60%, sont particulièrement concernés.Dialogue et recherche de la cohésion sociale. Dans un contexte national de climat social tendu, le Conseil régional de Bretagne a voté le 7 avril sa nouvelle stratégie régionale des transitions socio-économiques, dite SRTES. Outre les questions de transition et de souveraineté, la recherche d'une cohésion sociale plus forte entre dans les objectifs de l'exécutif régional d'allier « création de valeurs et enjeux sociaux ».
Cette ambition va de pair avec une nouvelle politique de mobilisation contre la misère et la précarité d'ici à 2027. Dans le cadre de son action « Bien vivre en Bretagne », le Conseil régional compte engager un plan de 57 mesures concrètes. Avec 350.000 personnes sous le seuil de la pauvreté (1.063 euros par mois), soit 10,8% de la population, la Bretagne n'est pas la région la plus touchée (14,6% au niveau national).
Mais depuis la crise sanitaire, l'inflation des prix de l'énergie, des produits de première nécessité et les difficultés croissantes à se loger à des prix abordables, à se soigner, à accéder à l'emploi ou à la formation, ont des effets de plus en plus visibles.
Transport, alimentation... Des priorités
« Pour mener à bien le développement durable de la Bretagne, la Région s'engage contre la misère. L'urgence sociale impose aujourd'hui d'aller plus loin, en facilitant l'accès ou le retour des plus démunis aux services essentiels auxquels ils ont tous droit », a fait valoir Loïg Chesnais-Girard, lors d'une récente inauguration d'Envie 29 à Brest, une entreprise de l'économie sociale et solidaire, qui allie réemploi de matériel et insertion par l'activité économique.