La nouvelle société d'économie mixte du conseil régional francilien, Île-de-France Investissements et territoires, tient son premier conseil d'administration ce 22 juillet. 10 millions d'euros ont été débloqués au profit de tiers-lieux, d'industries, de commerces et de maisons de santé. L'opposition demande à la Région d'aller plus loin et de prendre des participations dans les entreprises aidées.Votée et créée dans la foulée en décembre 2019, lors de l'examen du budget 2020 du conseil régional, la société d'économie mixte (SEM) Île-de-France Investissements et Territoires, présidée par Alexandra Dublanche, vice-présidente de la Région chargée du développement économique et de l'attractivité, tient son premier conseil d'administration ce 22 juillet 2020.
4 cibles: tiers-lieux, industries, commerces et maisons de santé
Sur le papier, l'objectif de la SEM est clair : accroître l'offre de tiers-lieux afin de réduire les distances domicile-travail, accompagner les PME et ETI industrielles en croissance, proposer des locaux aux artisans-commerçants pour lutter contre la désertification des centres-villes et aider les professionnels des maisons de santé à trouver des terrains d'implantation en région parisienne. A l'exception de la grande couronne et des zones rurales, l'Île-de-France manque effectivement de terrains et de bâtis disponibles alors qu'elle est en compétition avec les autres régions françaises et les pays étrangers.
"Les entreprises viennent souvent nous voir à ce sujet, alors que c'est une compétence des intercommunalités. Nous avons décider de créer cette SEM pour mieux les accompagner"explique l'élue Alexandra Dublanche àLa Tribune. "Une fois que les collectivités nous auront remonté des projets et à condition que ce soit rentable, nous investirons dans le foncier pour en diminuer le coût", ajoute-t-elle.
10 millions d'euros de fonds propres d'ici à 2024
Autrement dit, cette société d'économie mixte pourra aussi bien acquérir de l'immobilier neuf qu'acheter et rénover des bâtiments existants au service des trois filières préalablement identifiées. Sur la période 2020-2024, elle bénéficiera ainsi d'une enveloppe de 10 millions d'euros de fonds propres baptisée "pack relocalisation" afin de devenir propriétaire d'une quarantaine d'actifs. "Ces biens ont vocation à être revendus entre 10 et 15 ans après leur acquisition afin de réalimenter les fonds propres de la structure et conforter la dynamique d'investissement sur le long terme", précisait la présidente (Libres) du conseil régional Valérie Pécresse lors de sa présentation à l'hiver dernier.