Immobilier : le marché normand se grippe
Nathalie Jourdan
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L'Observatoire du Logement Neuf en Normandie dit redouter une production à l'arrêt.
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L'Observatoire du Logement Neuf en Normandie dit redouter une production à l'arrêt.
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Le coup de tabac est survenu plus tardivement que dans la plupart des autres régions de France métropolitaine. Après un début d'année 2022 très bien orienté, l'un des meilleurs depuis dix ans, le marché normand de l'immobilier neuf s'enrhume. Au premier semestre, il avait été dynamisé par des ventes post-Covid le long de la bande côtière, en particulier dans le Cotentin et sur la côte fleurie. Depuis, il s'est sérieusement grippé au point que les promoteurs régionaux pointent « un risque d'effondrement ».
Leurs craintes concernent surtout les deux grandes agglomérations qui représentent plus des deux tiers du marché et où, de fait, les signaux ne sont guère rassurants pour la profession. Dans la communauté urbaine de Caen, les ventes ont reculé de 55% au dernier trimestre de l'année dernière. Le constat est à peine meilleur dans la métropole rouennaise, où elles ont reflué de 45% au cours de la même période selon l'Observatoire du Logement Neuf en Normandie (Olonn). Lequel ne prédit pas d'embellie avant un bon moment.
Principal motif d'inquiétude pour les promoteurs, le rétrécissement de l'offre qui atteint un étiage préoccupant à leurs yeux. Moins de mille logements sont mis en vente à Caen, où les acteurs de la construction attendent avec une certaine impatience l'accélération de l'aménagement du très gros programme de la « Presqu'île ».
Le niveau baisse dans les mêmes proportions à Rouen. Le stock plafonne à 870 logements, alors que la Métropole a décidé d'un moratoire pour repenser la physionomie du futur éco-quartier Flaubert (2.500 logements prévus à terme) après le spectaculaire incendie de Lubrizol.
Nathalie Jourdan