Verdemobil Biogaz, fournisseur et exploitant d'installations de gaz renouvelables conçues pour purifier le biogaz produit par les méthaniseurs, s'attaque à une mine à ciel ouvert. La France compterait aujourd'hui 550 méthaniseurs injectant du biométhane dans le réseau, mais rejetant leur CO2 à l'air libre 24 heures sur 24. Parmi eux, 118 produiraient plus de 2.000 tonnes de CO2 par an. Une manne pour Verdemobil Biogaz.
Après avoir implanté trente-trois installations pour produire du biométhane, injectable sur les réseaux de gaz, l'entreprise a déployé cinq modules de capture de CO2. Ils permettent de produire du BioCO2 de qualité alimentaire, utilisé par les brasseries, les cidreries, pour faire de l'eau pétillante, améliorer la photosynthèse de tomates et concombres dans les serres maraîchères, ou encore étourdir les animaux avant l'abattage.
Ce dernier vient d'annoncer l'approbation de son document d'enregistrement par l'Autorité des Marchés Financiers dans le cadre de son projet d'introduction en Bourse sur le marché « Euronext Growth® » à Paris. Reste à obtenir le visa qui permettra de déclencher une levée de fonds, dont le montant n'a pas été dévoilé. Elle devrait toutefois donner un nouvel élan à l'aventure de Verdemobil Biogaz fondée en 2008, à Montaigu en Vendée, où Philippe Khairallah n'exclut pas de faire entrer de nouveaux actionnaires.