Santé : préserver notre bien commun
Patrick Cappelli
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Photo d'illustration
Jolygon / Istock
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L'engagement, s'il est intrinsèque au monde associatif, n'est pas réservé à la société civile, aux bénévoles ou aux associations. Les entreprises s'engagent, elles aussi, de plus en plus. C'est le cas dans le secteur de la santé, sous les feux des projecteurs depuis le début de la pandémie. La crise sanitaire a rappelé à tous l'importance vitale de ce bien commun qui, s'il vient à disparaître, ébranle les fondements mêmes de nos sociétés. Premiers concernés, les laboratoires. Leur mobilisation a permis la mise au point de vaccins en un temps record - moins d'un an contre dix habituellement. Un effort qui a redoré le blason de ces entreprises qui font d'habitude l'actualité pour de mauvaises raisons. Entre les scandales (Mediator, Dépakine, Levothyrox) et les pénuries de certains médicaments, l'image de la big pharma n'est pas reluisante. Et encore moins depuis le début de cette crise, avec d'un côté la montée du complotisme qui a nourri une défiance accrue à l'encontre d'une partie des experts médicaux accusés d'être à la solde des labos, et de l'autre, les polémiques sur l'approvisionnement chaotique en vaccins. Pour le docteur Thomas Borel, directeur Recherche, Innovation, Santé publique et Engagement sociétal du Leem (l'organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France), cette suspicion à l'égard des entreprises pharmaceutiques « est un phénomène très français. Et les laboratoires ont tendance à faire profil bas ». Pourtant, ceux-ci œuvrent dans l'ombre pour améliorer la situation sanitaire des populations en France et à l'étranger. Par exemple en soutenant financièrement la recherche dans leur domaine d'expertise à travers des fondations d'entreprise, comme le fait la Fondation La Roche-Posay pour la recherche en dermatologie. Ou en se consacrant à une mission humanitaire, à l'instar de la Fondation Pierre Fabre qui facilite l'accès aux soins et aux médicaments des populations des pays les moins avancés.
Patrick Cappelli