Semi-conducteurs : Foxconn abandonne un projet d'usine en Inde à 19,4 milliards de dollars
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Photo d'archives du logo de foxconn dans les locaux de l'entreprise a taipei
CARLOS GARCIA RAWLINS
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Photo d'archives du logo de foxconn dans les locaux de l'entreprise a taipei
CARLOS GARCIA RAWLINS
L'usine de semi-conducteurs prévue dans l'État du Gujarat, dans l'ouest de l'Inde, a du plomb dans l'aile. Foxconn, le géant taïwanais de l'électronique porteur de ce projet avec le groupe indien minier Vedanta, a indiqué ce mardi 11 juillet que les deux parties ont préféré renoncer.
Vedanta n'a pas confirmé ce retrait mais a assuré de son côté son « engagement total » à aller de l'avant, assurant que d'autres partenaires étaient sur les rangs pour construire cette usine.
En plus des semi-conducteurs, cette usine est aussi censée fabriquer des écrans pour téléphones et tablettes. Elle doit être construite à Ahmedabad, la capitale de l'État du Gujarat.
Selon l'accord initial entre les deux groupes, Vedanta aurait participé à hauteur de 60% dans la future joint venture, qui aurait dû être opérationnelle en 2024, les 40% restants revenant à Foxconn. Ce retrait n'aura aucune conséquence financière pour le géant taïwanais qui a affirmé n'avoir injecté « aucun capital ou avoir » dans cette joint venture.
L'investissement total envisagé initialement se montait à l'équivalent de 19,4 milliards de dollars : 11,8 milliards de dollars pour l'usine d'écrans plats et 7,6 milliards de dollars pour les usines de production et d'encapsulation de puces. À la clé également, environ 100.000 emplois.
Cette usine doit permettre d'assurer à l'Inde une meilleure autonomie d'approvisionnement dans les semi-conducteurs, technologie essentielle à la production d'une multitude d'appareils électroniques, des machines à café aux voitures électriques.
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Actuellement, la très grande majorité des semi-conducteurs sont produits à Taïwan et en Corée du Sud par Samsung. Afin de rejoindre ce peloton de tête, l'Inde avait approuvé fin 2021 un projet d'un montant de 10 milliards de dollars visant à développer ce type d'industries en acceptant de prendre en charge la moitié des coûts d'investissement.
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D'autres projets sont néanmoins dans les cartons en Inde. Fin juin, le groupe américain Micron, poids lourd de la fabrication de ces composants informatiques indispensables, a annoncé un investissement de plus de 800 millions de dollars dans une usine. Les États-Unis et l'Inde veulent construire un « écosystème de semi-conducteurs qui permette de diversifier les chaînes d'approvisionnement », dont la pandémie de Covid-19 a montré à quel point elles pouvaient être fragiles.
(Avec AFP)
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