1,8 milliard d'euros pour un cloud souverain, pas assez selon les acteurs français de la filière
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
THOMAS WHITE
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
THOMAS WHITE
Pour présenter le "pilier industriel de la stratégie nationale pour le cloud" ce mardi 2 novembre, le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O a choisi les locaux parisiens d'OVHCloud, le représentant le plus connu de l'écosystème français, qui vient de faire une entrée réussie en bourse. Le ministre a annoncé à la filière 1,8 milliard d'euros d'investissements publics et privés, dont 667 millions d'euros de fonds piochés dans les enveloppes du Programme d'Investissement Avenir (PIA 4) et du plan France Relance. "Si le gouvernement fait ces investissements, c'est parce que nous croyons que la bataille du cloud n'est pas perdue", a-t-il déclaré.
421 millions d'euros financent d'ores et déjà 23 projets de R&D publics et privés sélectionnés par le gouvernement. Un autre appel à projet sera ouvert en 2022, et le gouvernement prévoit également d'investir dans la formation. Autrement dit, les investissements plutôt conséquents de l'Etat ont pour objectif d'accélérer le développement du secteur sur les thématiques d'avenir.
Problème : cette vision à moyen terme - voire long terme - ne correspond pas aux attentes de l'ensemble de l'écosystème français. Avant que le secrétaire d'Etat prenne la parole, Michel Paulin, CEO d'OVHCloud, avait endossé le rôle officieux de porte-parole des acteurs français. "Nous avons besoin de commandes. Je répète, nous avons besoin de commandes", avait-t-il martelé, déclenchant ainsi les applaudissements de ses homologues.
À lire également
Mais cet appel du pied n'a pas trouvé d'écho chez le ministre. "La réussite de la French Tech n'aurait pas eu lieu avec des solutions protectionnistes", a-t-il balayé. Cédric O prône une "concurrence loyale", refuse d'envisager une "stratégie autarcique", et rappelle que l'administration se soumet au fonctionnement des marchés publics. Autrement dit, si les offres de Microsoft Azure, Amazon Web Services ou Google Cloud sont plus alléchantes, les géants américains continueront à s'imposer.