Rachats de startups : comment l'Europe compte calmer la fièvre acheteuse des géants du Net
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Yves Herman
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WhatsApp par Facebook, Fitbit et Waze par Google... Autant de rachats de startups alors balbutiantes par des géants du Net américains, qui sont passés comme une lettre à la poste auprès des régulateurs, mais dont on mesure aujourd'hui les effets délétères sur la concurrence. Pour éviter que ce genre d'erreurs se reproduisent, la Commission européenne remet à plat son droit de la concurrence : c'est le Digital Markets Act, ou Règlement sur les marchés numériques, annoncé en décembre dernier. Un texte majeur qui part du principe que les rois actuels de l'économie, les fameux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) ont réussi à devenir indéboulonnables et à abuser de leur position dominante parce que les régulateurs n'avaient pas les armes pour les contraindre.
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L'un des chantiers du DMA concerne les fusions-acquisitions. Et part du principe suivant : ce n'est pas parce qu'une petite startup navigue sous les seuils de vigilance que son acquisition par un géant du Net ne revêt pas un caractère stratégique. WhatsApp et Messenger en sont des exemples parfaits : ils étaient seulement des "petits" réseaux sociaux en vogue au moment de leur rachat par Facebook. Mais leur acquisition a tué une potentielle concurrence majeure, car les deux messageries ont explosé sous la tutelle de Facebook, faisant de l'écosystème Facebook la pierre angulaire des interactions sociales.
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