Startups : l'Etat lance le French Tech 120, le guichet unique des scale-up

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Cédric O, le secrétaire d'Etat au Numérique, a dévoilé ce mercredi le French Tech 120, qui englobe les lauréats du Next 40 et 80 autres startups en hypercroissance et leur offre un accompagnement personnalisé dans les méandres des services publics.
Cédric O, le secrétaire d'Etat au Numérique, a dévoilé ce mercredi le French Tech 120, qui englobe les lauréats du Next 40 et 80 autres startups en hypercroissance et leur offre un accompagnement personnalisé dans les méandres des services publics. (Crédits : DR)
Le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O, a dévoilé un tout nouveau programme piloté par la Mission French Tech : le "French Tech 120". Le dispositif offre un accompagnement prioritaire aux 120 startups les plus prometteuses du pays, pour les aider dans leur relation avec les services publics. Il englobe les lauréats du "Next 40", le nouvel indice des plus grands champions français de la tech.

Après les 5 milliards d'euros d'investissements institutionnels dans la French Tech annoncés mardi soir par Emmanuel Macron, les scale-up françaises - ou pépites en hyper-croissance-vont aussi bénéficier d'un accompagnement sur-mesure. Le secrétaire d'État au Numérique, Cédric O, a dévoilé mercredi un tout nouveau programme piloté par la Mission French Tech. Baptisé French Tech 120, il s'agit en fait d'un dépoussiérage du Pass French Tech, dont l'utilité et l'efficacité avaient été décriés par certains participants eux-mêmes.

Lire aussi : French Tech : Macron annonce 5 milliards d'euros pour les startups en hyper-croissance

Guichet unique avec accès prioritaire aux services publics

Dans le détail, French Tech 120 est un programme d'accompagnement sur-mesure. Les startups sélectionnées bénéficieront d'un accès prioritaire dans leur relation avec les administrations et les services publics. Pour créer ces ponts, la Mission French Tech, dirigée par Kat Borlongan, s'est réorganisée en profondeur. 45 "correspondants French Tech" ont ainsi été désignés dans chaque administration, ministère ou organisme public, avec la mission de répondre rapidement à un problème rencontré par une startup du dispositif.

"Les correspondants French Tech sont directement en lien avec la Mission French Tech, pour éviter les blocages administratifs et réglementaires, précise Kat Borlongan. Par exemple, si une startup du FT120 a un problème de Visa pour un employé aux États-Unis, le correspondant au ministère des Affaires étrangères va travailler avec la Mission French Tech pour régler vite le problème", ajoute-t-elle.

Une série de services d'accompagnement sont également au programme. De l'étude de marché d'un pays (avec Business France par exemple), à l'aide pour les Visas, en passant par du conseil pour la levée de fonds, le suivi de dossier Urssaf, un accompagnement pour s'introduire en Bourse sur Euronext, ou encore l'adaptation de cotation bancaire... "Chacun propose un service spécifique pour faciliter la vie aux entrepreneurs dont la startup présente un grand potentiel en matière d'innovation sur un marché, et d'emplois pour la France", résume la directrice de la Mission French Tech.

Les startups du Next 40 directement incluses dans le French Tech 120

Qui sont les 120 entreprises concernées ? 40 sont déjà connues : il s'agit de celles qui composent le premier "Next 40", un nouvel indice symbolique pour mettre en avant les 40 pépites les plus prometteuses de la French Tech. Sa composition a été révélée ce mercredi matin : il s'agit des licornes du pays (Veepee, OVH, BlaBlaCar, Deezer, Doctolib, Ivalua, Meero), des startups ayant réussi les levées de fonds les plus importantes de ces dernières années (Wynd, Alan, Evaneos, Klaxoon, Recommerce, Ynsect...) et les plus importantes pépites en hyper-croissance.

Les 80 autres scale-up ne sont pas encore connues. Un appel à candidatures va être lancé, pour une sélection en décembre. Les critères seront les fonds levés et le chiffre d'affaires, en sachant qu'il faudra au moins présenter 3 millions d'euros de revenus.

"Le programme s'appelle French Tech 120 mais c'est une estimation, l'objectif est que toutes les entreprises éligibles y participent. Il pourra donc y en avoir 110 ou 130, voire davantage", ajoute Kat Borlongan.

Le French Tech 120 et le Next 40, dont le nom fait référence au CAC 40 et au SBF120 pour les entreprises cotées en Bourse, sont aussi conçus comme des labels pour renforcer la notoriété et l'attractivité des startups qui y participent. "Figurer dans les 40 meilleures entreprises de la French Tech ou dans les 120 scale-up les plus solides est un gage de crédibilité au moment négocier des contrats, et une occasion d'obtenir de la visibilité", estime la directrice de la mission gouvernementale.

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Commentaires
a écrit le 18/09/2019 à 13:30 :
Excellente news sur ce front....scaler est une nécessité pour quelques startups qui ont démontré la pertinence de leur BP noramment au travers de levees de fonds. Enfin une volonté politique qui apporte les moyens financiers, donne de la visibilité via le next cac40 et s implique en invitant les entreprises afin de promouvoir notre ecosysteme Tech à l international est un bon step.....je dis bravo
a écrit le 18/09/2019 à 11:55 :
En bon français, que veut dire le titre ???
Réponse de le 18/09/2019 à 13:22 :
Pour faire simple c est lorsque les startups apres avoir bouclé via du private equity entre autres du seed et des series au moins C elles sont contraintes de scaler pour devenir des Unicorns...Moyennant dilution des shareholders où Les business angels ou ou fonds attendent des payback ou ROI entre 3 et 5ans...clear ? Sinon il y a google trad
a écrit le 18/09/2019 à 11:39 :
C'est pas le savoir faire technologique et la créativité qui manquent ds ce pays, mais le manque de réactivité des services administratifs et la pluralité des sauts d'obstacles que ces services occasionnent sans tjrs apporter la preuve de leur valeur ajoutée.
On se souvient du coup de gueule RÉCENT de Petitcolain PdG de Safran pour créer 2 usines de hte technologie ds l'aéronautique sur le territoire avec menaces d'aller voir ailleurs si ses ddes n'étaient pas satisfaites !!!
Réponse de le 18/09/2019 à 15:01 :
Le coup de gueule du patron de Safran c'était pour obtenir les conditions financières favorables qu'il souhaitait à savoir : obtenir le prix du m2 de terrain à Villeurbanne au même tarif que perdu au fin fond du Kentucky à savoir 15 € le m2. Entre autres avantages.....

Nous avons hélas beaucoup de patron qui râlent après les charges et impots qu'ils payent oubliant un peu vite qu'ils sont les premiers à réclamer de l'argent a l'état sinon c'est la délocalisation à l'étranger.

Résumons : déficit environ 80 M€/an, impôts sur les société : 30 mds en 2017 et aides aux entreprises : entre 100 et 150 Mds

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