Macron en renfort des pépites de la French Tech
Laurent Barthelemy, AFP

Photo d'illustration
Benoit Tessier
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Le président de la République s'exprimera devant le gratin des startups et du capital-risque, convié en ouverture d'une convention organisée à Paris par France Digitale, qui fédère les entreprises françaises du secteur. Selon l'Elysée, le président annoncera notamment le déblocage de fonds provenant des grands investisseurs institutionnels français dans les jeunes entreprises de la tech.
L'exécutif sollicite depuis plusieurs mois les grandes banques et assureurs français pour qu'ils participent à la création de fonds de capital-développement disposant chacun de plus d'un milliard d'euros.
Les startups trouvent aujourd'hui en France un environnement favorable pour se financer dans les premières étapes de leur existence. Grâce notamment à l'effet de catalyseur et d'entraînement de Bpifrance, filiale de la Caisse des dépôts, il existe aujourd'hui de nombreux fonds d'investissement capables d'investir jusqu'à plusieurs millions d'euros dans leur capital.
Mais leur parcours devient plus difficile ensuite, lorsqu'elles cherchent des investisseurs capables de miser plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de millions d'euros dans leur croissance.
En France, "il n'y pas de gros fonds (d'investissement) capable de mettre 50, 100 ou 200 millions d'euros" dans une jeune entreprise, expliquait récemment à l'AFP Olivier Novasque, patron de Sidetrade, un éditeur de logiciels utilisant l'intelligence artificielle, et ancien vice-président de l'association professionnelle Tech in France. "Or quand vous êtes dans le numérique, il faut tout de suite penser à conquérir le monde", sans attendre que d'autres ne prennent la place.
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Souvent, les jeunes pousses françaises aux ambitions mondiales n'ont pas d'autre choix que de courtiser les fonds américains. Eux ont les poches suffisamment larges pour investir de telles mises, grâce notamment à l'épargne des retraités américains. Ou bien elles se lancent en Bourse sur le Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques, à l'image de Criteo, spécialisé dans la publicité internet.
Le président de la République, qui s'inspire d'un rapport rendu en juin par Philippe Tibi, ancien président de l'association française des marchés financiers, souhaite également favoriser l'émergence d'un futur Nasdaq européen, un marché boursier européen spécialisé dans les valeurs technologiques. Il invitera donc banquiers et assureurs français et internationaux à installer à Paris des fonds spécialisés dans l'investissement dans des entreprises technologiques cotées, qui commenceraient par apprendre le métier sur le Nasdaq avant de revenir d'ici quelques années en Europe pour lancer un marché européen.
Dans la foulée du rendez-vous de mardi, le gouvernement annoncera aussi les jeunes pousses retenues dans le Next 40 et le French Tech 120, deux groupes de pépites françaises du secteur technologique considérées comme des champions internationaux en puissance. Ces sociétés bénéficieront d'une visibilité particulière au sein de l'administration et du gouvernement, et la liste sera actualisée chaque année.
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Côté banques, Crédit Mutuel Alliance Fédérale a annoncé d'ores et déjà lundi dans un communiqué qu'il "mobiliserait une enveloppe de 200 millions d'euros dédiée au financement de la French Tech".
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