Plus de 350 employés Amazon critiquent sa politique environnementale
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Amazon comptait près de 650.000 employés permanent à la fin 2018, selon le rapport annuel de la société.
Mike Segar
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Amazon comptait près de 650.000 employés permanent à la fin 2018, selon le rapport annuel de la société.
Mike Segar
Protestation chez Amazon. Plus de 350 salariés du géant de l'e-commerce ont signé dimanche des critiques contre leur employeur, notamment à l'égard de sa politique environnementale. Détail qui n'en est pas un : tous ont signé de leur propre nom, en guise de défiance du règlement intérieur qui suppose une autorisation préalable de la hiérarchie.
La publication de ces témoignages sur le site Medium a été organisée par le groupe Amazon Employees for Climate Justice (AECJ), qui pousse l'entreprise à aller plus loin dans son plan de mitigation annoncé à grand renfort de publicité en septembre. Les membres du groupe ont critiqué l'entreprise publiquement et plusieurs d'entre eux se sont vu rappeler à l'ordre par la direction, au risque d'un licenciement.
"En tant qu'employés d'Amazon nous sommes responsables non seulement pour le succès de l'entreprise mais aussi de son impact. C'est notre responsabilité morale de parler haut et fort et les changements dans le règlement nous empêchent d'exercer cette responsabilité", écrit ainsi Sarah Tracy, ingénieurs informatique chez Amazon.
Il est commun que les entreprises exigent - comme Amazon - un devoir de réserve de leurs employés quand il s'agit de discuter publiquement de leurs activités et plus encore de les remettre ouvertement en cause. Amazon comptait près de 650.000 employés permanent à la fin 2018, selon le rapport annuel de la société.
Si l'environnement est l'objet de nombreuses critiques postées dimanche, Amazon se voit aussi reprocher d'autres activités comme par exemple la mise à disposition de ses capacités en intelligence artificielle pour des entreprises du secteur pétrolier.
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Amazon est souvent critiqué pour son empreinte carbone en raison de la consommation d'énergie de ses immenses fermes de serveurs pour ses activités très lucratives dans le "cloud". Et bien sûr l'entreprise a bâti son succès sur un énorme réseau logistique de transport routier pour assurer des livraisons de plus en plus rapide, ce qui génère beaucoup de gaz à effet de serre, les principaux coupables du changement climatique.
Le 19 septembre, Jeff Bezos, fondateur de l'entreprise et accessoirement l'homme le plus riche du monde, a pris des engagements publiquement en matière d'environnement promettant notamment qu'Amazon atteindra la neutralité carbone en 2040. C'est insuffisant selon l'AECJ, qui réclame d'y arriver dès 2030.
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Amazon n'a pas répondu à une demande de réaction de l'AFP mais, un article du Washington Post (propriété de Jeff Bezos et qui se fait beaucoup l'écho de l'AECJ) cite un porte-parole Drew Herdener, qui explique qu'Amazon encourage les employés à s'exprimer mais en interne par le biais de différentes plateformes à leur disposition.
AFP
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