Pour contrer TikTok, YouTube mise sur une meilleure rémunération des créateurs de vidéos
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DADO RUVIC
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L'argent, la bouée de secours de YouTube face à TikTok ? Parti avec du retard dans la course aux formats vidéo courts, derrière l'incontournable réseau social chinois, YouTube a décidé de ne pas lésiner sur les moyens pour rester dans la course. Sa carte maîtresse ? La rémunération des créateurs. A l'occasion de sa conférence « Made On », la filiale de Google a annoncé la déclinaison aux YouTube Shorts (son format de vidéo courtes destinées aux smartphones) de son modèle de partage des revenus publicitaires avec les vidéastes, qui lui a déjà garanti le succès avec les formats vidéo longs.
Lancé en 2007, le YouTube Partner Program (YPP) reverse aux plus gros créateurs de la plateforme 55% de l'argent rapporté par la diffusion des publicités avant et pendant les vidéos. Il a permis de professionnaliser la carrière de Youtubeur par des revenus réguliers, avant que les partenariats sponsorisés par des marques fassent exploser leurs gains. La redistribution des revenus publicitaires sera ramenée à 45% pour les Shorts, afin de payer les droits d'auteur des musiques utilisées dans les vidéos, justifie l'entreprise.
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YouTube présente donc une stratégie claire : il compte attirer les plus gros producteurs de formats courts sur sa plateforme avec « le meilleur modèle de monétisation du marché » expliquent ses dirigeants, espérant que l'audience les suive. Pour illustrer le succès de YPP, l'entreprise précise qu'elle a reversé plus de 50 milliards de dollars à ses vidéastes partenaires sur les trois dernières années. Le programme lui a permis de fidéliser les créateurs qui ont concentré l'attention des « millenials », cette première génération qui a grandi avec internet. Mais YouTube a plus de difficultés à séduire la « Gen Z » ; ceux qui ont grandi avec les smartphones et qui sont happés par les vidéos courtes verticales. Et pour cause : la plateforme américaine se positionne seulement depuis un an sur ce créneau.
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