Pourquoi le vote par Internet est, pour l'instant, une fausse bonne idée
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
CHRISTIAN HARTMANN
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
CHRISTIAN HARTMANN
L'abstention historique lors du premier tour des élections régionales et départementales du 20 juin dernier -deux électeurs sur trois ne se sont pas déplacés- aurait-elle pu être atténuée si le vote par Internet avait été mis en place ? Comme après chaque scrutin, le débat est relancé. "Je souhaite qu'on puisse mettre en place le vote par Internet dans le prochain quinquennat", a expliqué sur France Inter lundi matin Stanislas Guérini, le délégué général de La République en marche (LREM).
L'idée du vote par Internet rencontre un fort écho parmi la population, si l'on en croit un sondage réalisé par Odoxa-Backbone consulting et publié jeudi par Le Figaro et franceinfo. D'après lui, 78% des Français sont favorables à la mise en place du vote par Internet, et l'approbation grimpe même à 80% parmi les abstentionnistes du premier tour. Parmi eux, 41% ont justifié leur abstention par le simple fait qu'ils étaient "indisponibles ce jour-là"... même s'ils pouvaient toujours anticiper en faisant une procuration.
À lire également
Sur le papier, le vote par Internet apparaît comme une solution, voire une alternative solide au vote physique : c'est plus rapide -on peut voter en quelques minutes et éviter un déplacement au bureau de vote-, plus pratique -on peut voter n'importe où-, et cela correspondrait à l'évolution des usages, avec la numérisation de nombreuses activités du quotidien. Bonus : le vote par internet est déjà autorisé par la France dans certains cas, notamment pour les élections professionnelles, les assemblées générales des copropriétés, ou encore les élections des représentants consulaires à l'étranger, qui se sont tenues en mai dernier.
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides