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X (ex-Twitter) bientôt payant pour tous les utilisateurs ? Elon Musk avoue y travailler

latribune.fr

Publié le 19 septembre 2023 à 11:22 - Mis à jour le 19 septembre 2023 à 11:23

Les robots, à savoir des comptes gérés par des programmes informatiques plutôt que par des humains, sont courants sur X.

Les robots, à savoir des comptes gérés par des programmes informatiques plutôt que par des humains, sont courants sur X.

DADO RUVIC

Le Quotidien Numérique

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Le réseau social X (ex-Twitter) pourrait mettre en place « un petit paiement mensuel » pour tous les utilisateurs, a déclaré lundi son propriétaire Elon Musk. Une mesure vue par le milliardaire comme « le seul moyen » pour réduire le nombre de robots sur la plateforme.

C'est au détour d'une conversation ce lundi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'Elon Musk, le propriétaire du réseau social X (anciennement Twitter), a lâché l'info. Interrogé par le dirigeant sur la question de l'antisémitisme en ligne et la façon dont X pourrait « empêcher l'utilisation de robots - des armées de robots - pour le reproduire et l'amplifier », le milliardaire a répondu que l'entreprise « s'orientait vers un petit paiement mensuel pour l'utilisation du système X ».

« C'est le seul moyen auquel je puisse penser pour combattre de vastes armées de robots », a-t-il déclaré.
Les robots - des comptes gérés par des programmes informatiques plutôt que par des humains - sont courants sur X, où ils peuvent être utilisés pour amplifier artificiellement des messages politiques ou attiser les flammes de la haine raciale. «

Parce qu'un robot coûte une fraction d'un centime - appelez-le un dixième de centime - mais si quelqu'un doit payer ne serait-ce que quelques dollars, un montant mineur, le coût effectif des robots est très élevé

. Et puis, vous devez également disposer d'un nouveau mode de paiement à chaque fois que vous avez un nouveau bot »,
a expliqué le dirigeant.

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Elon Musk poursuit son travail de sape sur X (ex-Twitter)

Une piste qui a fait bondir les utilisateurs du réseau social, qui compterait désormais « 550 millions d'utilisateurs mensuels », selon Musk. En mai 2022, Twitter avait indiqué avoir environ 230 millions d'utilisateurs actifs au quotidien. « S'il le fait vraiment, cela va tuer le site. Peu importe le coût. La plupart des gens ne paieront pas (...). Cela tuera le site et les revenus publicitaires d'un seul coup. C'est incroyable », a par exemple réagi sur le réseau social Ed Zitron, patron d'une entreprise de relations médias et chroniqueur pour le média Business Insider.

Fausse bonne idée

Le magnat de la tech a apporté de nombreux changements depuis qu'il a repris le réseau social pour 44 milliards de dollars en octobre de l'année dernière, alors connu sous le nom de Twitter. Il a licencié des milliers d'employés, introduit une option payante, supprimé la modération du contenu et rétabli des comptes anciennement interdits, notamment celui de l'ex-président américain Donald Trump. D'après les données de Travis Brown, un développeur informatique spécialisé dans les réseaux sociaux, moins de 5% des 407.000 comptes qui avaient l'ancien badge bleu gratuit se sont abonnés.

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Les revenus publicitaires de Twitter ont été divisés par deux, affirme Elon Musk

« Du point de vue du modèle économique, on pourrait dire que c'est une bonne option pour Twitter » de faire payer ses utilisateurs, car l'entreprise « n'a jamais réussi à mettre en place un système de publicité performant par rapport à d'autres plateformes sociales comme Meta », souligne auprès de l'AFP James Cooper, directeur de l'agence Business of Apps. « Toutefois, la valeur de Twitter réside dans l'effet de réseau lié à l'existence d'une large base d'utilisateurs. Une tarification universelle du service décimerait la base d'utilisateurs et détruirait donc la valeur du réseau », prévient-il.

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« À ce stade, la meilleure solution serait d'augmenter la valeur de ses services d'abonnement payants, en améliorant son offre publicitaire et en envisageant de nouvelles sources de revenus comme les transactions, plutôt que d'obliger tout le monde à payer pour le service actuel »,a-t-il encore ajouté.

Elon Musk se défend d'antisémitisme

La conversation entre Elon Musk et Benjamin Netanyahu a en tout cas eu lieu alors que le patron de X est embourbé dans une dispute avec l'Anti-Defamation League (ADL), une organisation juive basée aux États-Unis. Il estime que cette ONG a fait fuir les annonceurs du réseau social avec des accusations, selon lui infondées, au sujet de la progression rapide des discours de haine sur le réseau social depuis qu'il l'a racheté. Il l'a alors menacé de poursuites judiciaires pour des milliards de dollars.

« Je sais que vous êtes déterminé à lutter contre toute haine collective du peuple que l'antisémitisme vise, et j'espère que vous allez réussir. Ce n'est pas une tâche facile, mais je vous encourage à trouver un équilibre », a déclaré Benjamin Netanyahu, en visite cette semaine aux États-Unis à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU.

Elon Musk a répondu qu'il ne pouvait pas empêcher la publication de tous les messages de haine sur X. Le dirigeant controversé a en revanche assuré qu'il était « contre toutes les attaques de tout groupe de personnes, quel que soit le groupe ». « Je suis en faveur de ce qui fait avancer la civilisation et qui nous permettra au final de devenir une civilisation spatiale, où nous comprenons la nature de l'univers. Nous ne pouvons pas y arriver s'il y a beaucoup de luttes intestines, de haine et de négativité », a-t-il détaillé.

L'IA, entre« bénédiction et malédiction »

L'entretien, qui aura duré un peu moins d'une heure, s'est toutefois principalement concentré sur le sujet de l'intelligence artificielle (IA), ses bénéfices potentiels et ses dangers pour la société. Benjamin Netanyahu a énuméré des avancées et promesses - sur l'espérance de vie, la médecine, les robots pour aider les personnes âgées, la fin des embouteillages sur terre et dans les airs, l'automatisation dans l'industrie et l'agriculture, « la fin des pénuries ». Mais aussi de nombreux périls, notamment pour la démocratie, quand l'IA est utilisée à des fins néfastes ou si jamais « elle prenait le contrôle des humains ».

« Je pense qu'à bien des égards, nous nous trouvons aujourd'hui à un tournant pour l'ensemble de l'humanité, où nous devons choisir entre une bénédiction et une malédiction »,estime le Premier ministre israélien.

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Intelligence artificielle : Google, Microsoft, Anthropic et OpenAI créent une alliance pour s'auto réguler

Elon Musk, qui a fondé sa propre entreprise d'IA cette année, a fait part de son optimisme sur la capacité des dirigeants internationaux à coopérer pour éviter des catastrophes liées à cette technologie. « Tout sport a un arbitre d'une sorte ou d'une autre », a-t-il lancé, appelant à éviter une course effrénée à l'IA comme celle aux armes nucléaires.

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Le milliardaire lance régulièrement des avertissements sur les dangers de l'IA et s'est entretenu avec des leaders politiques, de Washington à Pékin, sur ce sujet. Il a participé la semaine dernière à une série de réunions à huis clos au Congrès américain, aux côtés d'autres grands patrons de la tech comme Mark Zuckerberg de Meta, ou Sam Altman d'OpenAI, alors que les États-Unis travaillent sur de nouvelles lois pour mieux contrôler cette technologie. « Il y a un consensus fort en faveur d'une régulation de l'IA », a commenté mercredi dernier Elon Musk, après une réunion. « Même si la régulation n'est pas parfaite, (...) les conséquences d'un dérapage de l'IA seraient graves ».

(Avec AFP)

latribune.fr

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