L'UE continue d'imposer aux GAFA des règles plus strictes

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Les géants du numérique devront notifier leurs acquisitions au préalable à la Commission, selon le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton
Les géants du numérique devront notifier leurs acquisitions au préalable à la Commission, selon le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton (Crédits : REUTERS FILE PHOTO)
Bruxelles poursuit son objectif de régulation des "plateformes systémiques" en demandant aux géants du numérique de notifier au préalable leurs acquisitions. La Commission européenne a décidé de prendre un ensemble de mesures fortes qui seront présentées mardi 15 décembre.

Les géants du numérique, que Bruxelles veut réguler via une nouvelle directive qui sera présentée mardi, seront obligés de notifier au préalable leurs acquisitions, a annoncé lundi le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton.

"On va imposer aux grandes plateformes, lorsqu'elles vont faire une acquisition, de nous la notifier préalablement", dans le cadre de la nouvelle réglementation de "l'espace numérique", a expliqué le commissaire sur France Inter.

Les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) sont dans le collimateur des autorités américaines et européennes pour leur politique d'acquisitions tous azimuts, vue comme un moyen d'étouffer la concurrence. Illustration de cette logique: le rachat par Facebook d'Instagram et Whatsapp ou par Google de YouTube et de l'application de navigation Waze.

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Cette règle obligeant la dizaine de "plateformes systémiques" dans le monde à notifier au préalable à la Commission toute acquisition figurera dans une directive sur les marchés numériques (Digital Market Act" ou DMA), et sera une "première mondiale", selon Thierry Breton.

Elle vise "ces acteurs qui sont très grands, qui ont un nombre gigantesque de clients" et donc "un chiffre d'affaires, une valorisation (boursière, ndlr) importante qui vous permet d'avoir une capacité prédatrice sur l'autre", a expliqué l'ancien PDG d'Atos.

Réguler les "plateformes systémiques"

Les cinq GAFAM, qui occupent les premières places mondiales en termes de capitalisation boursière, valent près de 8.000 milliards de dollars en Bourse, contre un peu plus de 2.000 milliards il y a cinq ans.

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De même que les "banques systémiques", réputées "too big to fail" ("trop grosses pour faire faillite") ont été régulées après la crise de 2008, les "plateformes systémiques" doivent l'être, a comparé le commissaire au Marché intérieur. "Car quand on est très grands, on a de très grandes responsabilités", a-t-il dit.

Pour autant, "mon rôle n'est pas de séparer, de démanteler, mon rôle c'est de donner des règles, et si ces règles ne sont pas appliquées, il y aura des sanctions, et si ces sanctions, de façon ultime, de façon répétée, ne sont pas suivies, on pourra aller jusqu'au démantèlement", a-t-il ajouté.

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a écrit le 14/12/2020 à 12:37 :
Punir ceux qui réussissent et aider les plus mauvais, voilà l'UE dans toute sa splendeur depuis 1992 à savoir depuis qu'elle a décidé d'arrêter de vivre.

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