Streaming : Amazon Prime Video lance son bouquet de chaînes payantes en France

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(Crédits : Pascal Rossignol)
Amazon a déployé mardi soir en France son offre payante de Prime Video Channels. Elle permet d'accéder, via son service de streaming, à quatorze chaînes supplémentaires. Le but : séduire les spectateurs en proposant toujours plus de contenus, à partir d'une seule et même interface.

Le géant américain Amazon a annoncé mardi 15 octobre le lancement en France de son programme Prime Video Channels, qui permet d'accéder, via son service de vidéo en ligne, à des chaînes payantes et autres services de vidéo sur abonnement (SVOD) proposés par des partenaires. Au programme : quatorze chaînes et services supplémentaires proposés aux utilisateurs français de Prime Video. Pour ce faire, Amazon s'est allié à plusieurs poids lourds du paysage audiovisuel français, dont TF1.

Il est désormais possible de s'abonner via Prime Video (mensuellement et sans engagement, après un mois gratuit) à TFOU Max, le service de programmes pour enfants de TF1, mais aussi à Gullimax, Canal J et Tiji (ex-pôle jeunesse de Lagardère, désormais intégré au groupe M6).

Les abonnés d'Amazon pourront aussi souscrire à des chaînes et plateformes tierces dédiées au cinéma et séries, comme MGM, StarzPlay, Mubi, Action Max, sans oublier des chaînes plus spécialisées comme GEO Television, Automoto ou encore Mezzo et ses concerts classiques... Conséquence : les tarifs sont variables, entre 1,99 à 9,99 euros par mois, selon les chaînes ou services. Et des contenus supplémentaires s'ajouteront dans les mois qui viennent, précise Amazon dans un communiqué.

300 chaînes proposées au total sur Prime Video Channels

Ce déploiement en France fait suite au lancement de ce service aux Etats-Unis, ainsi qu'au Royaume-Uni, en Allemagne, en Autriche, au Japon, au Canada et au Mexique, avec plus de 300 chaînes proposées au total dans ces différents territoires.

L'intérêt de ce type d'offre est d'agréger au sein d'une même plateforme des contenus de diffuseurs différents.Cela permet de simplifier la vie des utilisateurs, avec une interface et une facturation unifiées. Un avantage non négligeable, dans un univers de l'audiovisuel qui tend à se morceler de plus en plus.

Ce nouveau modèle, dans lequel les plateformes de streaming deviennent des distributeurs de chaînes de télévision traditionnelles, et qui joue la convergence entre contenus et technologies, commence à faire des émules. Apple permet aussi, depuis quelques mois, de s'abonner à des chaînes via son boîtier et application de télévision Apple TV. En France, l'application de vidéo en ligne Molotov permet aussi de souscrire à des chaînes thématiques.

Cela permet aux opérateurs de streaming de diversifier et d'étoffer leurs offres, tandis que leurs partenaires peuvent espérer reconquérir par ce biais des utilisateurs qui se détournent des modèles traditionnels.

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Commentaires
a écrit le 17/10/2019 à 19:43 :
Dois je penser que la peur anime l'animation d'un débat fort intéressant? ou plutôt de la question de l'omniscience de cette super structure qui fait peur?

Pas de débat? étrange......

Pour ce qui est de mon expérience dans la musique, disons que je ne sorts rien du fait qu'il y a concentration d'un volume qui est quantitatif, passant par des entreprises du net qui reverse rien, alors plus qu'il faut du contenant, la célébrité est objectif du temps, nous constaterons comment l'approche se fera sur la question culturelle qui si j'ose dire de mon expérience avec la multinationale, je crée, il diffuse, je communique, il fait l'oseille.

Pour moi, je trouve moins intéressant de créer si ce n'est pour la subjectivité, le gratuit aussi, comme le fait de l'existence annoncé dans la création, mais au changement par exemple du changement des droits, disons qu'avec amazon juste l'exploitation d'un système d'entrisme sans aucune garantie de l'ip si ce n'est comme le changement des règles d’édition absorbions , bourse, changement des règles, il faut être esclave de son art pour dépendre de la logique en cours.

J'ai compris n'avoir aucun intérêt si ce n'est le plaisir de réécouter des chansons qui font sens et non de la com ou des onomatopées donc le temps, l'apprentissage, le son la production, il est question de la maîtrise du cycle pour la production en action qui permet d'avoir un regard de consommateur, mais pour ce qui est de la création, j'ai eu l'occasion d'avoir plusieurs albums par plateforme qui conclut des deals indépendants du créateur, donc changement de règle ou vous payez pour maintenir l’œuvre et si la perte de vos codes vous permet de constater que la chose devient un objet sans détenteur mais toujours exploitable.

Alors il vaut mieux convaincre comme un saltimbanque, car créer est plus fort qu'exploiter. Cela vous fait toucher l'intemporalité ! car l'outil internet est ainsi fait ;)
a écrit le 17/10/2019 à 10:54 :
La quantité c'est une chose, la qualité c'en est une autre, et c'est ce qui manque le plus.

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