L’appétence des Français pour la fibre n’a jamais été aussi forte. Celle-ci s’explique par la disponibilité de cette technologie, déployée tambour battant par les opérateurs. Mais aussi par la crise sanitaire, qui a poussé de nombreux foyers à se doter d’une connexion Internet plus performante.C'est un fait : aujourd'hui la fibre n'a jamais autant séduit les Français. Trimestre après trimestre, ils sont à chaque fois plus nombreux à se tourner vers cette technologie qui permet d'accéder à un Internet ultra-rapide. Les derniers chiffres de l'Arcep, le régulateur des télécoms, en témoignent. A la fin du premier trimestre 2020, plus de la moitié des foyers français, c'est-à-dire 15,7 millions, disposaient d'un accès Internet fixe à très haut débit. Et leur choix s'est largement porté vers la fibre, qui totalise 11,4 millions de clients, contre 7,7 millions seulement un an auparavant ! Tel un phénomène de vases communicants, les abonnés ADSL, eux, sont en chute libre : ils sont certes encore 14,5 millions, mais c'est près de 3 millions de moins qu'il y a un an.
Comment expliquer cet engouement ? D'abord par la disponibilité de cette technologie. Le plan France Très haut débit, qui vise à apporter un Internet ultra-rapide, essentiellement via la fibre, à tous les Français à l'horizon 2022, porte ses fruits. C'est dans ce cadre que les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free déploient cette technologie tambour battant. Toujours selon l'Arcep, 25,6 millions de locaux et habitations étaient éligibles à la fibre à la fin du premier trimestre. C'est 6,1 millions de plus qu'il y a un an. Alors bien sûr, le raccordement de quelques millions de foyers, situés dans des territoires isolés ou difficiles d'accès, pose encore problème. Et il est encore trop tôt pour dire que ce que le « plus grand chantier de France » constitue un succès. Mais on n'en est, tout de même, pas très loin.
Besoin d'une connexion plus puissante
En parallèle, la Covid-19 a constitué un catalyseur des abonnements à la fibre. Cantonnés chez eux, souvent en famille, de nombreux foyers ont éprouvé le besoin d'une connexion plus puissante. C'est le constat du « baromètre du numérique », récemment réalisé par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), sur demande de l'Arcep.