En rachetant Coriolis, Altice et SFR marquent un point face à Bouygues Telecom
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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice, la maison-mère de SFR.
Reuters
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Patrick Drahi, le fondateur et propriétaire d'Altice, la maison-mère de SFR.
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Altice France et SFR continuent de se renforcer dans le mobile. Ce lundi, le groupe de télécoms et de médias de Patrick Drahi a annoncé le rachat de Coriolis. Cet opérateur mobile virtuel (MVNO dans le jargon des télécoms) a la particularité de ne pas posséder son propre réseau. Fondé il y a plus de 30 ans par l'entrepreneur français Pierre Bontemps, Coriolis utilise, aujourd'hui, ceux d'Orange et de SFR pour fournir de la 4G à ses abonnés. Avec ce rachat, Altice et SFR vont considérablement doper leur nombre d'abonnés mobiles, qui était de 18,16 millions au deuxième trimestre, à hauteur de plus de 500.000 clients. L'opérateur au carré rouge va également mettre la main sur les 30.000 abonnés entreprises du groupe de Pierre Bontemps.
Le montant de l'opération s'élève à 415 millions d'euros. Il se compose « d'un prix d'achat initial de 298 millions d'euros et d'un versement différé de 117 millions d'euros ». Avec cette emplette, l'opérateur de Patrick Drahi se renforce dans les villes moyennes, où Coriolis est très présent. Ce dernier dispose notamment d'un réseau de distribution d'environ 300 boutiques, des franchisés et indépendants, généralement bien enracinés dans leurs territoires. Coriolis dispose aussi de plusieurs centres d'appels, neuf au total. Tous sont situés en France, en particulier à Amiens, Laval et Angers. L'un d'entre eux est en Tunisie. Le deal doit encore recevoir le feu vert de l'Autorité de la Concurrence. Celui-ci est attendu dans les prochains mois, pour un bouclage de l'opération au premier semestre 2022.
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Dans un mail interne auquel La Tribune a eu accès, Grégory Rabuel, le PDG d'Altice France, affirme que ce rachat s'inscrit dans la « stratégie ambitieuse » du groupe visant à « [saisir] les opportunités qui viennent conforter [sa] position de deuxième opérateur français ». Ce deal vient en effet s'ajouter à ceux des MVNO Afone (Reglo Mobile) et de Prixtel ces derniers mois. Ce dernier, qui revendique plus de 300.000 clients, a été racheté par Altice le 25 juin à un prix non-communiqué. D'après Grégory Rabuel, ces acquisitions doivent permettre à Altice et à SFR de répondre « à l'équation qui oppose prix bas et investissements élevés », qui caractérise aujourd'hui le marché français des télécoms.