La justice donne encore raison à Orange dans son conflit avec Scopelec
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Des salariés de Scopelec manifestent à Paris, le 7 avril 2022.
Pierre Manière
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Des salariés de Scopelec manifestent à Paris, le 7 avril 2022.
Pierre Manière
C'est un nouveau revers pour Scopelec. Ce gros sous-traitant d'Orange a une nouvelle fois été débouté par la justice dans son conflit avec l'opérateur historique. La cour d'appel de Paris a tranché, ce vendredi matin, en sa défaveur. Scopelec dénonce depuis des mois la perte d'importants contrats avec Orange concernant le déploiement et l'entretien de réseaux de fibre et ADSL. Résultat: le sous-traitant s'est vu amputé d'environ 40% de son chiffre d'affaires total, lequel avoisinait les 475 millions d'euros l'année dernière.
En grande difficulté financière, Scopelec, qui a été placé mi-mars en procédure de sauvegarde, réclamait la prolongation de ses anciens contrats avec Orange. Après avoir été une première fois débouté par le tribunal de commerce de Paris le 15 avril dernier, le sous-traitant a de nouveau perdu en appel. Dans sa décision, que La Tribune a pu consulter, la cour d'appel de Paris considère notamment qu'Orange a prévenu Scopelec suffisamment en amont, via une lettre envoyée le 28 avril 2020, de la fin de certains contrats. « Les termes de cette lettre sont clairs et dépourvus de toute ambiguïté sur son objet, à savoir la notification de la fin des relations commerciales et le point de départ du délai de préavis », précise-t-elle.
Alors qu'Orange jugeait la qualité des prestations de Scopelec insuffisante, la cour a, au passage, abondé en ce sens :
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Interrogé par La Tribune, Orange ne cache pas sa satisfaction. « Cette décision confirme une seconde fois le fait qu'Orange a accordé à Scopelec un préavis suffisant au regard des règles en vigueur, indique l'opérateur. La cour d'appel, après avoir analysé et rejeté l'ensemble des arguments de Scopelec, réaffirme l'absence de rupture brutale de la relation commerciale. »