Les opérateurs télécoms fustigent un « environnement économique défavorable »
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Liza Bellulo, la présidente de la FFT, par ailleurs secrétaire générale de Bouygues Telecom.
FFT
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Liza Bellulo, la présidente de la FFT, par ailleurs secrétaire générale de Bouygues Telecom.
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Pour se faire entendre, marteler quelques chiffres chocs a parfois du bon. C'est la stratégie choisie par la Fédération française des télécoms (FFT), le lobby du secteur, pour tirer la sonnette d'alarme sur la situation économique, jugée préoccupante, des opérateurs. Ce lundi, Liza Bellulo, sa présidente, a jugé que les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free étaient confrontés à « un environnement économique extrêmement défavorable ». La dirigeante a évoqué l'inflation, la flambée des prix de l'énergie, l'évolution des taux d'intérêt, ou encore la fiscalité qui pèsent sur l'industrie.
L'ennui, a poursuivi Liza Bellulo, c'est que ces difficultés interviennent alors que les investissements des opérateurs n'ont jamais été aussi élevés. En 2021, ceux-ci se sont élevés à près de 15 milliards d'euros. Du jamais-vu, il est vrai. Il faut dire que les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free sont contraints, de manière inédite, de déployer plusieurs réseaux en même temps. Il y a bien évidemment la fibre, où la France est championne d'Europe avec près de 24 millions de foyers éligibles à cette technologie.
En parallèle, les opérateurs finissent de déployer la 4G, et accélèrent dans la nouvelle 5G. Liza Bellulo souligne qu'aujourd'hui, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free consacrent pas moins de 20,7% de leur chiffre d'affaires à leurs investissements. D'après la dirigeante, qui cite une étude du cabinet Arthur D. Little, ce niveau d'effort est très supérieur à ceux des opérateurs au Royaume-Uni (18,7%), en Italie (17,8%) ou en Allemagne (16,4%).
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Ces investissements records ne seraient pas un problème, poursuit Liza Bellulo, si les prix suivaient. Mais ce n'est pas le cas. L'ultra-concurrence maintient les tarifs français à des niveaux particulièrement bas. Selon l'étude d'Arthur D. Little, un abonnement à la fibre (avec Internet, téléphonie et télévision) coûte en moyenne 31 euros dans l'Hexagone en 2022, contre 44 euros au Royaume-Uni, 45 euros en Allemagne, et 110 euros aux Etats-Unis. Il en va de même sur le marché du mobile, où un abonnement est facturé, en moyenne, 15 euros en France, contre 18 euros au Royaume-Uni, 45 euros en Allemagne, et 91 euros au pays de l'Oncle Sam.