Bras armé pour l’export du septième art du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Unifrance tiendra au Havre, en septembre 2024, ses prochains Rendez-vous audiovisuels. Trentième du nom, cet événement est dédié à la vente des programmes de télévision français. Une belle prise pour la ville d’Edouard Philippe, lui-même scénariste à ses heures perdues. Financièrement, la Normandie déroule le tapis rouge.Clap de fin pour Biarritz. Après seize ans passés dans la douceur de l'arrière-saison basque, les Rendez-vous audiovisuels d'Unifrance jetteront l'ancre au Havre en septembre 2024. Peu connu du grand public, mais très prisé du microcosme et des acheteurs internationaux, l'événement se veut « le plus grand marché au monde d'œuvres audiovisuelles françaises ». Pendant trois jours, une soixantaine de distributeurs hexagonaux chercheront à vendre leurs fictions, séries, documentaires ou programmes d'animation à quelque 200 acheteurs (diffuseurs et plateformes), venus d'une cinquantaine de pays.
A la manœuvre, la branche TV (ex-TV France International) d'Unifrance : une structure chargée, par le Centre national du cinéma et de l'image animée et les pouvoirs publics, de promouvoir le cinéma et l'audiovisuel bleu, blanc, rouge hors de nos frontières. Des œuvres qui s'exportent plutôt bien. L'an dernier, les ventes internationales des programmes audiovisuels français avaient atteint un niveau record de près de 215 millions d'euros.
Quand la télévision la joue plus sobre
En dépit de ces bons résultats, les organisateurs ont décidé de changer de décor pour leur trentième édition.
«Unifrance a souhaité donner un nouveau souffle à ces Rendez-vous, tout en conservant une formule particulièrement efficace», justifie la directrice générale d'Unifrance en charge de l'audiovisuel et du numérique auprès de La Tribune.
En octobre, lors du Mipcom,
Marché International des Programmes de Communication
de Cannes, Sarah Hemar avait notamment invoqué auprès de
La Tribune des enjeux de sobriété et de réduction des coûts.
Nathalie Jourdan et Pascale Paoli-Lebailly