Réforme fiscale : relever le plafond de l'ISF parmi les hypothèses

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Le ministre du budget François Baroin interrogé sur France Inter a admis que le relèvement du plafond à partir duquel le contribuable serait soumis à l'ISF est une hypothèse étudiée dans le cadre de la réforme fiscale.

Le relèvement du plafond de l'ISF est une hypothèse que n'exclut pas le ministre des finances interrogé dimanche sur France Inter. "Cette problématique de l'ISF avec notamment la question de la résidence principale on doit l'ouvrir. La problématique de la réflexion autour des revenus du capital on doit l'ouvrir. La problématique du bouclier ainsi donc est posée", a affirmé François Baroin.

"Vous avez plus de la moitié des gens assujettis à l'ISF qui le sont uniquement du fait de l'évolution du monde de l'immobilier. Si vous changez de tranche et que vous passez de 790.000 euros à 1,2 ou 1,3 million pour le ticket d'entrée, vous supprimez 250.000 à 300.000 assujettis à l'ISF", a-t-il expliqué.

"Je ne dis pas que c'est ce qui va se passer. Ce sont quelques hypothèses", a-t-il précisé. Il a ajouté que si pour la réforme fiscale "la priorité" était l'ISF et le bouclier fiscal, il pensait à une discussion plus large sur l'impôt sur le revenu. "Je ne doute pas que l'on peut profiter aussi de cette période pour réfléchir plus largement, quitte à n'atterrir qu'après les présidentielles sur une fiscalité généralisée"

Le président Nicolas Sarkozy a déclaré mardi à la télévision qu'il entendait créer un nouvel impôt sur les revenus du patrimoine pour remplacer le "bouclier fiscal".

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Commentaires
a écrit le 23/02/2011 à 17:02 :
UN COUP DE GUEUL
Au lieu de payer des loyers nous désirons avoir notre chez soi LA PENSEE UNIQUEVA NIVELER ce capital
dont nous avons payé les impôts, et continuons pour le conserver à être saignés...
Maintenant C?est la revente de la résidence principale qui va être taxée%%%.
A chaque incantation du gouvernement en place le PATRIMOINE de tout citoyen se transforme en une
« peau de chagrin. » Quelque soit ceux qui ont le pouvoir, jamais ces derniers se sont intéressés à la
: CONSERVATIONDU PATRIMOINE afin de nous respecter. Comment font-ils pour oser GOBER
lors d?une succession, le patrimoine d?un travailleur qui devrait être transmis sans aucun prélèvement aux héritiers
qui souvent ne sont pas des descendants directs?%%%.
De nombreux pays tels l?ITALIE L?ALLEMAGNE, le LUXEMBOURG, les ETATS UNIES ETC.
Les ont supprimés. A la quatrième génération le patrimoine : en miettes.
Ceux qui n?ont rien, ne peuvent espérer avoir !! Ils devront renoncer%%%?quand à ceux qui sont fournis ???
Nous sommes gavés avec les mots démocratie, droits de l?homme
notre sueur notre travail ne sont pas respectés sans compter tous les
impôts que nous avons réglés, pour essayer de le conserver c?est
du racket. PIETATARD.


a écrit le 01/12/2010 à 17:58 :
Mes commentaires actualisés...
On en sait un peu plus sur la réforme fiscale qui se profile et il ne faudrait pas se réjouir trop vite.
1) La suppression de l'isf sera compensée par de nouvelles recettes fiscales
2) Plusieurs pistes sont à l'étude:
-Une taxation réduite du patrimoine lui-même n'est pas exclue comme l'a dit NS, taxation qui se ferait en exonérant la résidence principale et/ou en relevant le seuil d'imposition à 1.2 millions d'euros...Alors pourquoi parler de suppression de l'isf?
-Taxer les plus-values et dividendes au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cela toucherait tout le monde à moins de prévoir un abattement conséquent afin de ne pas pénaliser les petits épargnants.
-On recalculerait les droits de succession...
-NS est opposé à la création d'une tranche à 46 % pour les très hauts revenus, on le savait...
La droite la plus bête du monde va donc faire compliqué là où on peut faire simple car l'ISF rapporte de moins en moins car on tue la poule à petites doses, il a rapporté 3.2 Mds en 2009 et si on on enlève le coût du bouclier fiscal, il faut trouver quelques 2.5 Mds d'euros et non pas 3 ou 4 Mds comme cela a été dit ou écrit. La suppression de quelques niches fiscales devrait faire l'affaire, mais non, l'opinion publique française a besoin de symbole, un impôt au service d'une idée: imposer à tout prix le patrimoine alors que celui-ci a déjà subi de multiples impositions.
a écrit le 29/11/2010 à 14:08 :
Il faut savoir aussi que l'ISF est un impôt récurrent alors qu'un impôt sur les revenus du patrimoine, on ne le paye qu'une fois. Si vous n'avez aucun revenu l'année x, vous ne payez rien l'année x+1. Les droits de succession, c'est pareil, on ne les paie qu'une fois.Maintenant, un petit exemple pour l'ISF, imaginons un patrimoine qui ne produit pas de revenus, imposé au taux de 1%, au bout de 10 ans, on s'appauvrit mécaniquement de 10%. Bien sûr, il suffirait de rentabiliser ce patrimoine pour qu'il produise des revenus permettant de couvrir l'impôt, mais par les temps qui courent, c'est de plus en plus difficile.Et certains actifs ne produisent pas de revenus. L'erreur a consisté à imposer le patrimoine alors que celui-ci a déjà subi de multiples impositions car un patrimoine se constitue grâce aux revenus déjà imposés. Maintenant, évitons de remplacer l'isf par un nouvel impôt sur les revenus du patrimoine, IRP, qui serait une nouvelle usine à gaz. L'impôt sur les revenus à barème progressif existe, il suffit de réintroduire au sein de cet impôt, les plus-values mobilières, actuellement imposés à un taux proportionnel de 19%(en 2011), les dividendes en limitant la portée de l'abattement actuel, et pourquoi pas les plus values immobilières(sans toucher au délai de 15 ans) et de créer , allez, une nouvelle tranche à 46% pour les revenus du travail dépassant 100 000 euros par personne, tout ceci afin de récupérer les 3 Mds dus à la suppression de l'isf. Même si je suis persuadé que la suppression pure et simple sans compensation suffira à dégager de nouvelles recettes fiscales, car l'impôt non payé se transformera en dépenses de consommation.

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