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La bataille entre Airbus et Boeing repart de plus belle

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Ce mardi, les deux grands rivaux ont engrangé au total pour près de 17 milliards d'euros de commandes. Et si Airbus a gagné la partie en nombre d'avions, Boeing rafle la mise en valeur.

Il ya longtemps qu'on avait pas vu ça. En une seule journée Airbus et Boeing ont engrangé près de 200 appareils d'une valeur de 23,4 milliards de dollars (16,8 milliards d'euros). De quoi rattraper un début d'année timide, avec seulement 85 avions commandés pour les deux rivaux (40 pour Airbus, 45 pour Boeing).

Si Airbus a remporté la partie mardi en nombre d'appareils avec 113 appareils, contre 76 pour Boeing, il l'a perdue en valeur. Le constructeur européen a en effet reçu une commande de la société de leasing ILFC portant sur 100 A320 NEO (et A321) remotorisés, une version de ce moyen-courrier qui sera mise en service en 2016 et qui apportera un gain de 15 % de la consommation de carburant. Un contrat d'environ 9 milliards de dollars. Lancée en décembre dernier, l'A320 NEO multiplie les annonces exceptionnelles depuis la commande d'Indigo pour 150 exemplaires. Seule fausse note, ils remplaceront une commande de 10 d'A380 désormais annulés. S'ajoutent également dix A321 et trois A330F commandés par Turkish Airlines pour 1,6 milliard de dollars.

Sans même tenir compte de l'annulation des A380 de son rival, Boeing l'emporte en valeur. Cela en raison de sa superbe commande chinoise : 43 appareils, tous des gros porteurs pour une dizaine de milliards de dollars. L'américain a signé avec le groupe Hainan la vente de 32 B787 et six B777 pour l'une des compagnies du groupe, Hong Kong Airlines. Et Boeing a réussi à placer son nouveau B747-8, une version allongée de son mythique Jumbo à la première compagnie chinoise, Air China. Celle-ci s'est engagé pour cinq exemplaires.

Un pied de nez à Airbus qui, d'une part, ne cesse de répéter que la Chine constitue le marché par excellence de l'A380, et d'autre part, a tenté sans succès de convaincre Air China d'acheter des A380. Le 747-8 fait donc jeu égal avec l'A380 en Chine, Airbus n'ayant réussi, pour l'heure, à ne placer que cinq exemplaires dans l'empire du Milieu (China Southern). Enfin, ILFC a passé commande de 33 B737 à Boeing, clôturant une journée faste riche en enseignements. A part l'annulation des A380, ces commandes confortent les nouveaux programmes lancés par les avionneurs (A320 Neo, B787, B747). Elles confirment le retour à la confiance des compagnies après la crise. La reprise des commandes a débuté au deuxième semestre 2010, permettant à Airbus et Boeing de vendre plus d'un millier d'avions.

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Commentaires

JCM132  a écrit le 09/03/2011 à 19:26 :

Cet article est idiot et n'a aucun sens. Considérant le nombre d'avions qui devront être construits pendant les 50 prochaines années; Boeing et Airbus vont avoir besoin d 'aide. Ce que brésiliens, russes et chinois vont procurer. Etant un ancien employé de Boeing, j'ai vérifié sur le site du constructeur américain ce qu'il pensait d'Airbus et savoir si il avait l'intention d'intenter un procès au constructeur européen. Je n'ai rien trouvé car à Chicago comme à Seattle, on n'a plus l'air de connaître Airbus (Ce qui n'était pas le cas dans les années 80s). J'ai lu tout ce qu'il y a de nouveau aux essais à La Paz (alt. 4000m) du B-787 Dream-linear et des nouveaux clients pour le B-747...Il me semble que l'on devrait oublier ces chinoiseries et nous mettre au travail pour être vraiment, mondialement les meilleurs. Ces querelles n'ont aucune raison d'être et si l'on insiste bêtement, on va tout perdre. Dans un autre commentaire, j'ai même suggéré une association Airbus-Boeing. Ce qui serait très intéressant pour les multiples sous-traitants des deux compagnies, localisées de chaque côté de l'Océan Atlantique. Jean-Claude Meslin

jean  a écrit le 09/03/2011 à 7:19 :

Cet article est truffé de fautes de grammaire.

SAMO  a écrit le 08/03/2011 à 21:32 :

I A G ?