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Michel Cabirol | 29/08/2012, 06:50 - 644 mots
C'est l'un des points noirs de l'armée française : les crédits affectés à la maintenance des matériels sont notoirement insuffisants pour maintenir la cohérence opérationnelle des armées en permanence. Ces crédits ont été "sous-estimés lors de l'établissement de la loi de programmation militaire 2009-2014 ou ont été l'objet d'abattements manifestement trop volontaristes", confirme le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud. Dans ce contexte, précise-t-il, "la disponibilité de nos matériels devient fragile. Nos stocks de rechanges et de munitions doivent être surveillés avec attention. Nos meilleurs systèmes sont déployés sur les théâtres d'opérations mais en contrepartie, la métropole s'entraîne avec des matériels plus anciens ou partiellement équipés". Résultat, selon l'amiral Guillaud, "il est de plus en plus difficile de concilier l'engagement opérationnel et un entraînement de qualité", pourtant la "meilleure garantie de la sécurité des hommes" envoyés au combat et "gage de succès opérationnel".
"Un risque sur la vie de nos soldats"
Ce n'est malheureusement déjà plus le cas dans l'armée de terre. "Avec 111 jours en 2012 (de préparation opérationnelle contre 150 fixés par la Loi de programmation militaire, ndlr), je pense que l'armée de terre est passée en dessous d'un seuil plancher qui fait peser un risque sur la préparation opérationnelle, la réussite de la mission et donc la vie de nos soldats", explique le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract Madoux. Et de rappeler que si l'armée de terre a "dû mal à assumer tous les contrats opérationnels, c'est du fait d'un problème de moyens : on a en effet "rogné" au fil des années dans les munitions, les stocks, dans les pièces de rechange, dans les crédits d'entretien programmé du matériel (EPM)". Au final, les crédits d'EPM de l'armée de terre ne représentent que 19 % du budget dédié à l'EPM des armées, hélicoptère compris. "Ils sont notablement inférieurs" aux besoins de l'armée de terre, regrette le général Ract Madoux.
Le taux de disponibilité des sous-marins d'attaque réduit à 55 %
Le maintien en condition opérationnelle (MCO) est également l'une des préoccupations majeures du chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel. Car le taux de disponibilité de ses sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) vieillissants, qui "demandent un entretien plus soutenu", est de l'ordre de 55 %, "ce qui n'est pas suffisant", estime-t-il. "Après plusieurs encoches budgétaires, qui se sont élevés à 43 millions d'euros en 2012, nous nous trouvons dans une situation très compliquée, qui nous oblige parfois à réduire le taux d'activité de nos bâtiments, déplore-t-il. Ce problème est aggravé par le fait que, pour de constructions budgétaires et de Loi de programmation militaire (LPM), nous sommes entrés dans une phase de réduction temporaire de capacité (RTC), autrement dit de non-remplacement à temps des bâtiments vieillissants notamment des frégates et des patrouilleurs outre-mer".
L'armée de l'air ne fait pas exception. "Ma plus grande préoccupation reste la disponibilité des matériels, dont dépendent nos capacité opérationnelles, sans parler des effets sur le moral des hommes", explique le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Jean-Paul Paloméros. Si en Libye le taux de disponibilité des avions de chasse a atteint de 90 % à 95 %, "cette disponibilité s'échelonne, selon l'âge des flottes, de 40 % à 60 % environ" seulement, précise-t-il. Elle est vitale pour la formation des jeunes pilotes et pour l'entretien des compétences. "Elle est donc un outil majeur de cohérence et conditionne la bonne gestion de nos flottes à long terme", estime le général Paloméros. Il estime que les "besoins ont été un peu sous-estimés - peut-être volontairement - si bien que nous cherchons toujours à combler le déficit structurel initial". Et de préciser que l'armée de l'air a "désormais tous les éléments en main pour évaluer au mieux le coût du soutien" de la flotte, "ce qui n'était pas forcément le cas à l'époque des premières livraisons du Rafale".
RETROUVEZ :
> France, l'adieu aux armes (1/5)
> France, l'adieu aux armes (2/5)
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Laurent a écrit le 29/08/2012 à 23:43 depuis un Iphone :
Et la DGA dans tout cela ? On en parle pas mais combien dépense t'on en réunions, en Power Point et en salaires d'ingénieurs de l'armement, alors qu'il suffirait parfois d'acheter sans trop réfléchir ce que l'on vend aux autres. C'était le cas déjà il y a 25 ans avec les frégates SAWARI vendues à lArabie Saoudite et qui auraient fait le bonheur des marins français (discussions de carré pendant mon service militaire). Il semble que ce soit encore le cas avec l'aibus A330.
nEtRICk a écrit le 29/08/2012 à 20:03 :
Hélas, mes deux grand-pères, héros de la Grande-Guerre, mes 7 oncles, héros de la 2° et mes 5 cousins, officiers de Réserve, pourquoi avons nous vécu !
Pas content a écrit le 29/08/2012 à 19:21 :
Pas content, pas content........OHHHH. Ils n'ont effectivement rien compris. Salut, pas de temps à perdre.
Corso a écrit le 29/08/2012 à 17:49 :
Compte tenu que l'on n'a jamais rien gagné par les armes et sachant que la France n'est pas en guerre car non attaquée, qui plus est connaissant la couardise de tous temps des chefs d'armées, il convient surtout de titrer : "L'adieu aux larmes" celles que ne verseront plus les familles de nos soldats tués pour rien !
jpollyon a écrit le 29/08/2012 à 11:35 :
Pas de soucis !!!!!!!!!Car en cas de conflit soudainement l'argent coule à flot pour équiper nos vaillants soldats... Méfiez vous des marchands d'armes!
@John a écrit le 29/08/2012 à 09:03 :
Étrange calcule en Libye 90 - 95% opérationnel en France 40-60 % ? Ça me fait pleurée que les militaire non plus d'argent pour aller faire la guerre en Afrique. C'est haut gradé bon pour une retraite qui on toujours une guerre de retard comme les politiciens. Les chinois on bien compris que pour aller faire des affaire en Afrique il faut pas aller les détruire systématiquement mais aller faire des infrastructures, tous cela en développants les pays africains ils aurons de l'argent pour acheter les produit chinois. Voila une des raison pourquoi l'Asie ce développe et l?Europe meure a feu lents toujours encrée dans l?ère du colonialisme qui est désormais révolus.
icietla a répondu le 29/08/2012 à 11:08:
n'importe quoi . tu n'as rien compris
icietla a répondu le 29/08/2012 à 11:08:
n'importe quoi . tu n'as rien compris
icietla a répondu le 29/08/2012 à 11:08:
n'importe quoi . tu n'as rien compris
Votre Nom Ici a répondu le 29/08/2012 à 11:58:
Des argument peut-être ?
hectopascal a répondu le 29/08/2012 à 12:51:
@John Vos fautes de francais sont execrables...Relisez- vous .
Pff a répondu le 29/08/2012 à 12:56:
ça se retrouve dans les mairies pour les cocktails, on devrait supprimer les logements de fonctions. Les uns triment, les autres paressent, tout est normal.
@@ John a répondu le 29/08/2012 à 16:48:
Commentaire illisible et inintelligible....
un ancien castor a répondu le 29/08/2012 à 17:33:
au sujet des 90 % de dispos des rafales. Je pense qu' il y avait 90 % de dispos sur les avions engagés (combien d' avions cannibalisés en France ?)
au boulot!!! a répondu le 30/08/2012 à 16:14:
Il y en a certe qui triment, mais qui ont néanmoins le temps de débattre sur internet et les forum...Allez, au boulot plutôt que d'écrire n'importe quoi!
cifra42 a écrit le 29/08/2012 à 08:01 :
à Mayotte sont présentes la PAF,Police Nationale,Gendermerie et Legion Etrangère.Malgré ce forte présence toutes les nuits on est envahis par les kwassa,kwassa en provenance des Como res.La grandeur il faudra la rechercher dans nos culottes... à voir !!!! La moitié des officiers est a mettre à la retraite.On fera bien des économies pour entretenir avions,bateaux,etc.