Paris et Berlin prêts à monter ensemble dans le futur avion de combat européen

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Quels industriels pour développer l'avion de combat de 6e génération européen, qui remplacera le Rafale et l'Eurfighter?
Quels industriels pour développer l'avion de combat de 6e génération européen, qui remplacera le Rafale et l'Eurfighter? (Crédits : POOL New)
France et l'Allemagne veulent "développer un système de combat aérien européen", sous leur direction, pour remplacer leurs "flottes actuelles d'avions de combat". Mais quid de Londres, qui coopère déjà avec Paris sur un futur drone de combat?

C'est une très bonne idée de la France et de l'Allemagne. Les deux pays veulent "développer un système de combat aérien européen", sous leur direction, pour remplacer à "long terme" leurs "flottes actuelles d'avions de combat", a annoncé jeudi l'Élysée, à l'issue d'un Conseil des ministres franco-allemand. Toutefois, Paris devra protéger les industriels français, qui disposent de vrais compétence qui sont largement au-dessus de celles de l'industrie allemande. C'est même un domaine d'excellence de l'industrie française avec Dassault Aviation, Thales, Safran et les 500 PME qui contribuent au Rafale.

Interrogé mercredi sur BFM Business, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier veut des "coopérations performantes". Comment ? "il faut donner le travail à ceux qui savent faire et agréger des équipes derrière".  Selon Eric Trappier, Dassault Aviation est "prêt demain à coopérer avec d'autres pourvu qu'on fasse un programme qui soit basé sur une coopération performante". Il a rappelé l'avionneur français avait l'expérience du Rafale,qui est un programme "ultra efficace".

"Comment peut-on bâtir demain des coopérations plus efficaces basées sur un besoin unique et non pas sur différents besoins avec un leadership de compétences pour être capables d'être aussi efficaces que les Américains, s'est interrogé Eric Trappier. On peut l'être. Nous, nous avons l'expérience du Rafale, on l'a fait un peu tout seul en France, il est donc ultra efficace".

Et quid de la relation franco-britannique sur le drone de combat du futur ? En novembre 2014 Paris et Londres avaient donné le coup d'envoi à des études industrielles pour un futur drone aérien de combat franco-britannique à l'horizon 2030. Dassault Aviation et BAE Systems vont coopérer sur ce projet qualifié "d'historique". La France et le Royaume-Uni ont d'ailleurs annoncé en mars 2016 investir ensemble plus de 2 milliards d'euros pour développer des drones de combat aérien de nouvelle génération. Ils espèrent disposer d'appareils opérationnels d'ici à 2025.

Une feuille de route prévue mi-2018

"Les deux partenaires souhaitent mettre au point une feuille de route conjointe d'ici à mi-2018", a précisé la présidence française. "C'est une révolution profonde, mais nous n'avons pas peur des révolutions quand elles sont menées de manière pacifique, construite et dans la durée", a souligné le président Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Notre souhait, c'est en effet de pouvoir avoir une nouvelle génération d'avions de combat communs." "Ce sont des projets très lourds, lourds pour nos deux armées et nos deux gouvernements et qui ensuite doivent être exportés. Aujourd'hui, on se retrouve avec des projets lourds, trop de standards et de qualification au niveau européen et parfois une concurrence intra-européenne pour les porter à l'international", a expliqué Emmanuel Macron. "Le but de cet avion de combat commun pour une nouvelle génération, c'est d'abord de lancer de la recherche et développement communs, de pouvoir le préparer ensemble, ensuite l'utiliser de manière conjointe dans nos deux armées -en fonction de nos propres doctrines d'emploi, nous n'avons pas les mêmes et ça restera- et de pouvoir aussi, à travers un travail de coordination que nous allons faire, nous coordonner à l'export sur ce sujet", a poursuivi le Chef de l'Etat français.

"Je salue ce projet", a déclaré Angela Merkel, soulignant par ailleurs les "autres projets, notamment les Eurodrones où la France et l'Allemagne s'impliquent fortement", la coopération dans le domaine satellitaire, la coopération numérique et la cybersécurité. Selon l'Élysée, la France et l'Allemagne conviennent par ailleurs "de mettre en place un cadre de coopération pour le prochain standard de l'hélicoptère Tigre, ainsi que pour un programme commun de missiles tactiques air-sol".

De nouveaux projets en coopération

Les deux nations ont par ailleurs rappelé la création sous l'impulsion de l'ancien ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, d'une "unité binationale d'avions de transport militaire C-130J", conformément à l'accord intergouvernemental signé à Berlin le 10 avril. La France et l'Allemagne "poursuivront également leur collaboration relative à un système majeur de combat terrestre et à un système commun de tir indirect de nouvelle génération, qui s'ouvrira à d'autres pays européens lorsque ces projets seront suffisamment développés. Après l'achèvement réussi de la phase d'étude bilatérale, une feuille de route sera établie d'ici à mi-2018 pour la prochaine étape", selon l'Élysée.

Les deux pays ont par ailleurs "souligné l'importance du principe de la poursuite de leur participation commune au programme Eurodrone aux côtés de l'Espagne et de l'Italie", selon la même source. Les ministres de la Défense français et allemand "se réuniront en octobre et en décembre 2017 afin d'évaluer les progrès des actions communes évoquées".

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a écrit le 18/07/2017 à 12:55 :
Nous vivons dans un monde dangereux et je pense que troisième guerre mondiale est loin d'être impossible. Si les intégristes islamistes arrivent à se procurer des armes NBC
détraqués comme ils le sont, ils utiliseront les armes.
L'extrême droite se développe partout dans le monde et cela se termine toujours en conflits qui ^peuvent être mondiaux.
a écrit le 17/07/2017 à 13:57 :
C'était déjà le cas dans les années 70, avec aussi les italiens et les anglais. Les 4 Chefs d'État-major avaient signé un accord. Le projet a tellement évolué (prise de poids) que les français qui voulaient en faire une version marine apte au porte-avion, ont quitté ce programme qui est devenu "l'Eurofighter". Chez les français : le "Rafale".
Refaire un programme "européen" ne sera pas simple. La branche militaire d'Airbus a déjà beaucoup de mal avec l'A400. Dassault travaille avec les anglais sur un drone d'avion de combat. Hors programme franco-allemand, les allemands achètent américain, comme tous les autres européens.
Réponse de le 19/07/2017 à 16:16 :
Faux: Dassault avait proposé à BAE de faire un avion européen.
Mais BAE voulait des entrées d'air centrales, ce qui est une aberration pour un bi-réacteur. Dassault ne voulait pas négocier la position des entrées d'air telles qu'elles sont sur le Rafale. BAE ne voulant rien entendre, Dassault a développé l'avion seul.
Je vous conseil de voir le reportage de Planete+ sur le sujet Rafale....
a écrit le 17/07/2017 à 13:05 :
Que peuvent apporter les allemands ?

Des achats, et de l'aide à l'export. C'est en effet pas beaucoup, surtout s'ils exigent une part industrielle importante. Il faudra être ferme avec eux.
Réponse de le 20/07/2017 à 11:58 :
Ce chantage allemand est insupportable. Pourquoi ne pas avoir travaillé sur un fusil d'assaut commun au lieu d'acheter leur HK ?? Ils pourraient en retour acheter nos Rafales !
a écrit le 17/07/2017 à 9:46 :
On peut faire confiance aux Allemands, ils vont faire comme d'hab.: ils commanderont 200 avions sur les 400 prévus, et exigeront donc 50% des retours industriels. Puis, quand tout le dossier sera bouclé, ils s'apercevront qu'ils n'ont besoin que de 100 avions, gross malheur ! (CF l'Airbus A300 M).
Ou comme dans l'ESA : la France bataille pendant des années pour faire un GPS européen. L'Allemagne freine pendant des années (son industrie n'est pas prête). Puis, brusquement, l'Allemagne est d'accord, et (oh, miracle), c'est une jeune entreprise allemande qui emporte 100% du marché (plus question de "retours industriels"). Mais l'entreprise allemande est vraiment trop jeune, et multiplie les malfaçons. Qu'importe, l'ESA, aux mains des Allemands, la conforte.
On peut multiplier les exemples: n'oubliez pas le fabuliste "on peut dîner avec le diable, mais avec une très longue cuillère". Notre jeunot de "président" ne fait pas le poids.
Réponse de le 17/07/2017 à 14:07 :
On doit pouvoir trouver des allemands pour reprocher aux français de s'être accaparés Airbus :

Siège social à Toulouse, nombreux bureaux d'étude, etc.

Et quand on négociera les futurs programmes européens, on n'oubliera certainement pas de rappeler les loupés allemands.

Bref, il faudra étudier rationnellement ce partage industriel, et négocier un deal honnête.
Réponse de le 19/07/2017 à 16:20 :
Ou le surcoût de l'A380 dû au refus des allemands d'utiliser Catia (la référence en CAO PAO) et à l'utilisation cachée de leur propre logiciel... en oubliant la 3eme dimension dans la conversion des formats...
a écrit le 17/07/2017 à 9:09 :
Il s'agit de "développer un système de combat aérien européen". Il devra bien sur être compatible avec ceux de nos alliés américains, anglais, russes, israéliens, etc. La collaboration France-Allemagne pour la construction de systèmes a une longue histoire : systèmes informatiques dans les années 1960, systèmes de signalisation des trains à grande vitesse, système de positionnement par satellite Galiléo, systémes de missiles de croisière, système judiciaire avec la cour européenne de justice, etc. La principale difficulté dans toute collaboration est de vouloir qu'elle soit équilibrée (selon quels critères à court terme?), alors qu'il suffit en pratique que chaque partenaire soit gagnant sur toutes les lignes à long terme.
a écrit le 16/07/2017 à 14:46 :
Notre Président malgré ses qualités va trop vite : les allemands ont clairement moins de compétences dans la conception globale d'un chasseur et ont intérêt de s'allier à la France pour monter en compétence compte tenu de leur poids financier qui permet à l'Allemagne d'apporter un budget plus important( exemple : l'A400m où ils ont une charge de travail industrielle supérieure à la notre en exprimant initialement un besoin supplémentaire qu'ils ont diminué ensuite)
Si cette opération se fait elle doit être compensée par une coopération ou la France souhaite rattraper son retard sur son partenaire :les exemples ne manquent pas : les machines outils , la chimie , l'automobile hybride ou électrique ;, les poids lourds....il suffit d'analyser le déficit chronique important de nos échanges
Mr MACRON n'allez pas trop vite et CONCENTREZ VOUS à créer des EMPLOIS en FRANCE plutôt que jouer au stratège , vous avez la jeunesse et le temps pour cela
a écrit le 15/07/2017 à 20:30 :
Il n'est pas illogique de penser dès maintenant à l'avion du futur. En collaboration avec les allemand pourquoi pas, il y a déjà eu d'autre programme qui ont été des succès. Dans ceux cités par les intervenants ci dessous il manque le transall. Ce n'est donc pas d'aujourd'hui que nous travaillons ensemble.
Mais l'Allemagne n'a plus de constructeur en tant que tel, Focker et autre ont disparu.

Mais commençons par le basique, rendons obligatoire l'achat de matériel européen quand il existe. Ensuite les état seront crédibles.
Qu'apporte un F35 par rapport à un rafale ou un eurofighter, même pas la furtivité. qui est déjà obsolète face au radar de dernière génération.
Réponse de le 16/07/2017 à 11:55 :
Fokker n'était pas Allemand, mais Néerlandais. C'est eux qui ont construit le Fokker-triplan de Manfred von Richthofen, le "Baron-Rouge" de Snoopy. Au moment du programme multinational NATO du F-104G ( le "cercueil-volant" de la Luftwaffe ), la France s'est retiré pour faire le "Mirage" de Dassault, grand succès commercial. Selon les estimations des experts NATO, dont je faisait partie, voici le classement des fabricants Européens du F-104, du point de vue qualité:
* Au top, Fokker / Pays-Bas
* Second; Fiat-Aviazione / Italie
* Troisième: SABCA / Belgique
* Dernier et le plus mauvais, de loin....Messerschmitt !!!
Réponse de le 16/07/2017 à 19:20 :
Je parlais de Focke Wulf qui a construit le noratlas sous licence ainsi que le transat. J'aurai aussi parler de Dornier ou Dasa. Ils sont tous intégrés à EADS et n'ont plus la compétence comme constructeurs.

Revenir sur l'histoire du F104 n'a rien à voir avec mon propos. Il s'agit de l'avenir. Une cooperation avec l'Allemagne est elle souhaitable et possible sans nous faire dépouiller? Intégrer des constructeurs sans vraies compétences est il souhaitable?
L'exemple de Galileo et de l'A 400M doit nous faire réfléchir!!!!!!
Mais je ne dis pas non en appriori
a écrit le 15/07/2017 à 12:44 :
Le gros problème des programmes d'armement aéronautiques multi-nationaux ou multi-armes, est qu'ils sont le résultat de nombreux compromis qui les rendent souvent inefficaces, voire catastrophiques. Les exemples sont le F-104G, le FB-111, le Tornado, l'EuroFighter, l'A400M, et bientôt le JSF-35, pompeusement dénommé "5°-Generation". Dans ces échecs, les Allemands ont souvent été responsables. Les F-104 produits par Fiat, ou Fokker, étaient excellents. LesTornado de BAE étaient les meilleurs. Alors pour ce nouvel avion, travaillons seulement avec les Britanniques et les Italiens.
Réponse de le 15/07/2017 à 23:32 :
Tout à fait d'accord surtout pour les britanniques .Nous avons des bases outre mer ,des accords sur la fourniture de munitions et de facilités et surtout une collaboration sur le nucléaire .Les Allemands n'ont rien à nous donner en échange Je ne comprends pas que notre président mise tout sur l'Allemagne...Qu'il commandé une bière alsacienne en Allemagne pour comprendre leur protectionnisme. !
a écrit le 14/07/2017 à 11:48 :
Si mes souvenirs sont bons, c'est Dassault qui a fait capoté le projet d'un avion de combat dans les années 80-90 car cette entreprise voulait prendre la direction du projet...
Réponse de le 15/07/2017 à 7:37 :
Vous racontez n'importe quoi.
Le projet n'a pas capoté c'est l''eurofighter.

Il y a eu un désaccord majeur sur la conception de l'appareil.

Son poids ses missions sa possible navalisation et surtout sa propulsion.

Donc la France est sortie du programme.

Pas spécialement pour Dassault mais surtout à cause des moteurs...
Réponse de le 15/07/2017 à 16:49 :
faux.et.dsl.pour.la.faute.d'accord

Dassault.voulait prendre la direction du programme, ce que refusaient les autres partenaires européens
Réponse de le 15/07/2017 à 18:44 :
@ Joe

Vous donnez une importance délirante pour cette grande entreprise qu'est Dassault ...
Donc d'après vous le gouvernement de l'époque à donc accéder a la requête de Dassault de prendre le commandement d'un avion franco français !
Vous plaisantez.

Sans vous décevoir le projet européen était la conception d'un chasseur alors que l'état français voulait un avion polyvalent multi rôles .

Le budget de l'avion européen était à l'époque exorbitant ( la France connaissait le cout d'un avion vu les multiples avions fabriqués depuis plusieurs décennies ) et bien entendu la seule contrepartie pour la France étaient pratiquement nulle - peu de fabrications et pas d'équipements majeurs-.
C'est un peu comme si on achetait sur étagère un avion très cher qui ne répond pas au cahier des charges.

L'état français à donc choisit Dassault pour fabriquer son propre avion et non pas Dassault qui a imposé son choix a l'état français.

Est ce le bon choix ?
Renseignez vous sur le coût des programmes et les caractéristiques de ces 2 avions avant de répondre ...




Réponse de le 17/07/2017 à 11:56 :
Les français sous la pression de Dassault, n'ont as voulu aller dans l'eurofighter : transfert de technologie sensible que Dassault ne voulait divulguer.
a écrit le 14/07/2017 à 8:47 :
Politiquement , vu de haut , cela peut se comprendre; mais si on reste pragmatique on ne voit pas trop ce que l'Allemagne peut apporter dans la corbeille d'un tel mariage. C'est un pays qui n' a pas construit de véritables avions de combat depuis la seconde guerre mondiale. Même en matière de coopération européenne, si on étudie de pres leur participation à l"Eurofighter , on s'aperçoit que la maitrise des technologies majeures est loin d'être allemande, le turboréacteur Eurojet est essentiellement basé sur des technologies Rolls Royce (UK), la maitrise d'oeuvre de la partie radar est assurée par Selex Galileo (UK , Italie) ...L' IRST (capteur) c'est surtout Selex et Thales (!) etc etc
De son coté , la France avec Dassault , Thalès et Safran est un des rares pays qui maitrise toutes ces technologies.
Espérons donc que l'on ne bradera pas une nouvelle fois l'excellence française sur l'autel d'une collaboration politique fumeuse...
a écrit le 14/07/2017 à 8:32 :
À mourir de rire.
Les allemands veulent des sociétés Bertha ou des Paris et canon.... Quand Dassault fait un Rafale.

La solution. Serait déjà que les allemands fassent leur mes culpa sur l''eurofighter...

Il vaut mieux que la France collabore avec l'Italie.... Qu'avec les Germaine ou l'uk qui de toute façon prendront du f35.
Réponse de le 14/07/2017 à 23:23 :
C'est pas faux...
a écrit le 14/07/2017 à 8:12 :
la construction a deja eu lieu
sans resultat a l'exportation voir l'alfa jet
quand vous avez comme associer des tricheurs
comme mme Merkel qui fait valoir un veto
quand un composants venu d'outre rhin et sur le produits fini
et qui de l'avion du futur sans pilote avec les anglais
a écrit le 14/07/2017 à 8:12 :
C'est une TRES MAUVAISE IDEE ! Nous avons en aéronautique militaire une expérience que les Allemands n'ont pas, et on va la partager avec eux : voilà un "cadeau gratuit", s'il en est.
N'oublions pas Airbus : sa vache à lait, l'avion qui a fait son succès, c'est l'A320, entièrement conçu à Toulouse. Quand les Allemands sont rentrés dans Airbus, il sortait 20 A320 de Toulouse, et 0 de Hambourg. Maintenant, il en sort toujours 20 de Toulouse, mais 40 de Hambourg (et bientôt 60), et tout le staff d'Airbus est allemand.
N'oublions pas Ariane : depuis que tout le staff de l'ESA est allemand, tous les contrats tombent dans les poches allemandes (voir Galileo).
N'oublions pas le réacteur EPR de Flamanville, réalisé sur des préconisations allemandes, par Siemens : dès que celui-ci s'est rendu compte que ses plans étaient mauvais et trop "sursécuritaires", il nous a royalement laissés tomber.
Chaque fois qu'on "partage" avec les allemands, on se fait avoir : après toutes ces expériences, pourquoi continuer ?
Notre nouveau jeune président 1-manque d'expérience, 2-ne pense qu'à lui, son ego est plus important que son pays.
a écrit le 13/07/2017 à 23:03 :
Et l'electorat n'a rien à dire.cela commence à etre dangereux pour notre pays.deja hollande a vendu des sous marins nucleaire à l'australie avec les secrets technologiques qui vont avec.quand nous n'aurons plus rien à vendre, que restera t il de notre pays ?
Réponse de le 14/07/2017 à 23:25 :
Non, les sous marins ne sont pas nucléaires. Renseignez-vous ?
a écrit le 13/07/2017 à 21:26 :
Quelle avion de chasse ? C'est fini tanguy et laverdure place à D2R2 et HAL... en essaims!
L'efficacité des US ? sans blague ! faut rapporter ça à leur budget qui est colossal, par contre ils sont meilleurs car toujours en pointe sur la technologie mais on peut pas avoir la cerise sur le gateau quand ya pas de gafa (enfin de gateau), intel, nvidia, spaceX... la liste est longue par rapport à l'europe... comment ça se fait ?
A un moment donné faudra se poser les bonnes questions...
a écrit le 13/07/2017 à 21:13 :
Dans ce genre d'opérations à chaque fois la France a été pillée.
Réponse de le 14/07/2017 à 8:05 :
A part avec l'A400M qui a été un grouffre financier et technique, les collaborations militaire franco-allemandes n'ont pas été des échecs techniques : ALPHAJET, le Tigre, le Transall et quand puis on est sorti du programme eurofighter car on ne voulait pas le même avion et on ne voulait pas que Dassault, Safran, Thales perdent leur compétences. Dons pas d'inquiétude si cette collaboration se fait, La France sera en position de force même si l'Allemagne aura l'argent.
Réponse de le 14/07/2017 à 12:30 :
@ Jason Bourne ;Les allemands parti prennante de l'A400M n'ont pas respecté leur écheancier de commande de l'avion ,ce qui a plombé le programme A400M !Si il en va de meme du futur avion de combat ça promet...............
a écrit le 13/07/2017 à 20:34 :
Quelques points avant tout .L'Allemagne a deja participé à la conception/construction d'un avion de chasse encore en activité ,c'est l'Eurofighter Typhoon avec l'Angleterre l'Espagne et l'Italie ,elle a donc un savoir faire .De plus on a appris récemment que Lockeed Martin negociait un trés gros contrat de vente pour ses F35 ,avion de 5 génération .11 pays serraient sur les rangs mais ils ne sont pas cités mais il doit y avoir des pays européens .On se rappelle aussi que Trump a tapé du poing sur la table contre l'Allemagne a cause des gros deficits commerciaux à l'avantage de l'Allemagne qui redoute une guerre commerciale avec les USA .Que vont acheter les allemands aux americains on le saura plus tard .De plus il semblerait que vu l'état de ses chasseurs dont trés peu sont operationnel ,l'avion de chasse ne soit plus une priorité pour les allemands .Quand aux futures exportations hors Europe seul le cout et l'influence jouent !Sur les couts je vois pas trés bien ce que la France et l'Allemagne pourrait faire de plus que pour le Rafale et l'Eurofighter !Quand à l'influence politique !Les anglais serront ils de la partie parce que un rapprochement en la GB et les USA au niveau de l'industrie militaire serrait trés mauvais pour nous Entre les belles envolées lyriques à destinations des opinions publiques et les réalités qui se trament en coulisse ,il y a un monde ...........
Réponse de le 16/07/2017 à 12:01 :
Les contrats à l'export de l'Eurofighter ont tous été entachés de grave cas de corruption, comme en Arabie Saoudite. Et dernièrement l'Autriche a décidé de renoncer à sa flotte de 15 EuroFighter et exiger le remboursement de plusieurs milliards d'€uros à MBDA. Ils vont les remplacer par des Gripen Suèdois !
a écrit le 13/07/2017 à 20:21 :
Inévitablement, l'Europe devra consolider le secteur de la défense, comme ce fut le cas aux USA après la chute de l'URSS. Il faut aussi que cesse les querelles entre pro- et anti-OTAN. Je conseille d'ailleurs de lire cet article qui revient sur ce sujet mais trace aussi l'historique d'une défense européenne: https://www.europa-blog.eu/une-europe-de-la-defense/
Réponse de le 14/07/2017 à 12:25 :
Une Europe de la defense implique une armée européenne .D'ailleurs on se demande quelle langue parleront ces militaires !L'anglais peut etre au moment ou les anglais quittent l'Europe, ça serrait cocasse .De plus le chef d'état major de l'Otan a clairement dit que si il y a une armée européenne l'Otan n'a plus lieu d'etre !Consequence immediate le retrait des americains mais surtout le retrait des armes nucléaires americaines de toutes les bases de l'Otan .Il s'agit d'armes nucléaires tactiques !Si on fait abstraction de la force de frappe anglaise ,il ne reste au niveau nucléaire en Europe que la France .Il faudra donc inclure la dissuasion française au commandement militaire européen !Les decisions se prennent à la majorité et la France pourrait etre mise en minorité ,donc les autres pays européens pourraient utiliser les armes nucléaires française contre un possible ennemi et contre son grés !Qui peut croire ça possible ,donc une armée européenne sans les USA ,sans force de frappe ,c'est rien du tout ..........
Réponse de le 17/07/2017 à 17:59 :
@ Sez

Une armée européenne implique un gouvernement européen (qui prendrait les décisions politiques, et à qui elle rendrait des comptes), et un budget européen (pour la financer).
a écrit le 13/07/2017 à 20:18 :
L' Allemagne est toujours prête à coopérer là où elle est dominée par la France (voir l'aérospatiale il y a 40 ans, le numérique aujourd'hui). Avec le temps, la France naïve et europeiste perd ses avantages et se voit ensuite donner des leçons économiques par l'Allemagne.
Réponse de le 14/07/2017 à 6:53 :
bonjour , je suis absolument de votre avis , et l on pourrait rajouter également le secteur des tanks.
a écrit le 13/07/2017 à 17:32 :
Quand on voit comment l'aérospatiale s'est fait cannibaliser par les allemands via Airbus, pourquoi doit ont encore aller se fourvoyer avec eux alors que nos industriels de la défense s'en sortent superbement?
Réponse de le 13/07/2017 à 18:10 :
L'objectif , je pense est d'amener l'UE à ne plus acheter américain et pour cela la France a besoin de l'Allemagne afin de créer un embryon d'Europe de la défense. Le parapluie de l'OTAN perdant en fiabilité, l'Allemagne a intérêt à s'orienter dans cette direction et a besoin de la France pour monter en expertise dans le domaine militaire, on est donc sur un domaine ou l'Allemagne n'est pas spécialement en position de force et où les deux pays peuvent trouver leur intérêt.
Réponse de le 14/07/2017 à 8:19 :
Qu'est ce qui a été cannibalisé ? Les compétences clés de AIRBUS sont toujours resté à Toulouse aux dernières nouvelles. Ce n'est pas parce que c'est un allemand qui est à la tête de Airbus qu'il faut crier à la catastrophe. Quand à la fabrication des satellites et des lanceurs, elles sont toujours fabriqués au Mureaux et en région parisienne, certes les allemands essayent de rattraper leur retard dans l'aéro-spatiale mais ils ne sont pas encore au niveau de la France dans ce domaine même si on a beaucoup collaboré dans le civil via AIRBUS et sur quelques programme militaire. Bref, nos industriels savent ce qu'ils font mais si les allemands voudraient acquérir les mêmes compétences que la France, ils savent qu'il devront payer le prix fort....
Toutefois, là on parle du successeur du Rafale donc il faut bien qu'il commence à penser au futur avion de chasse européen et pour cela il faut des sous et on n'en a pas mais eux, si.
Réponse de le 15/07/2017 à 7:08 :
L'Allemagne ne cherche pas particulièrement à développer des bureaux d'études au sein d'Airbus ...
C'est un fait , c'est en France que l'on conçoit les avions ( les problèmes de l'A380 étaient quand même du au BE d'Allemagne qui utilisaient un autre logiciel que la France ) , mais c'est en Allemagne qu'il y a la plus grosse répartition des fabrications et Toulouse a ce niveau est un nain par rapport à Hambourg ...
Pour un nouvel avion 50 à 60% des fabrications partent en Allemagne , le reste est pour la France , l'Italie , l'Espagne et le Royaume unis ...

Quand aux satellites , la France n'a pas le monopole dans ce domaine et l'Allemagne fait en sorte de prendre des marchés qui devaient nous revenir ...
Loi de la concurrence ou pas ,l'Europe spatial ce fait avec nos voisins , ne vous en déplaise ...


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