Une méga commande d'Emirates pour 40 Boeing 787 Dreamliner

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Après la signature d'un contrat par Emirates portant sur l'achat de 40 Boeing 787 Dreamliner, le montant total des commandes de la compagnie au constructeur américain atteint quelque 90 milliards de dollars.
Après la signature d'un contrat par Emirates portant sur l'achat de 40 Boeing 787 Dreamliner, le montant total des commandes de la compagnie au constructeur américain atteint quelque 90 milliards de dollars. (Crédits : Boeing)
Lors du salon aéronautique de Dubai, la compagnie a signé ce contrat pour un prix catalogue de 15,1 milliards de dollars. Par ailleurs, les discussions se poursuivent entre la compagnie et Airbus sur une éventuelle commande de A380.

On attendait Airbus et son A380 au premier jour du salon aéronautique de Dubaï mais c'est finalement Boeing qui a ouvert le bal des commandes à la plus grande surprise des observateurs. La compagnie aérienne de Dubaï Emirates a signé un accord portant sur l'achat de 40 Boeing 787-10 Dreamliner pour un prix catalogue de 15,1 milliards de dollars, a annoncé son PDG, Ahmed ben Saïd Al-Maktoum. Emirates est déjà le plus gros client du Boeing 777. Il en a 165 dans sa flotte et en a commandé 164 autres exemplaires de façon ferme.

"Nous sommes parvenus à la conclusion que les Boeing 787-10 sont le meilleur choix pour nous", a affirmé Cheikh Ahmed, alors que des spéculations allaient bon train ces derniers jours sur une nouvelle commande d'A380 auprès d'Airbus. "Nous voyons le 787 comme un grand complément à notre flotte de 777 et d'A380. Il nous fournit plus de flexibilité pour servir un éventail de destinations au moment où nous développons notre réseau mondial", a-t-il précisé.

Premières livraisons en 2022

Lors d'une conférence de presse, Cheikh Ahmed a précisé que cette annonce, faite au premier jour du salon aéronautique international Dubai Airshow 2017, porte à quelque 90 milliards de dollars le montant total des commandes auprès de Boeing, principal concurrent du constructeur européen Airbus. La livraison des Dreamliner devrait commencer en 2022.

"Les commandes d'Emirates aujourd'hui (auprès de Boeing) seront livrées à partir de 2022, accompagnant la compagnie bien au-delà des années 2030. Certaines d'entre elles seront pour des remplacements (d'appareils) afin de maintenir une flotte jeune et efficace et d'autres contribueront à notre future croissance", a souligné Ahmed ben Saïd Al-Maktoum dans un communiqué.

Dans la foulée de cette commande géante, le président de Boeing Commercial Airplanes Kevin McAllister a signé une autre vente à Azerbaijan Airlines cinq Boeing 787-8 pour environ un milliard de dollars (prix catalogue). Cette compagnie dispose déjà de deux avions 787-8.

Enfin dernière bonne nouvelle côté américain, les Emirats Arabes Unis ont décidé de moderniser leur flotte de 80 F-16 Block 60 pour un coût de 1,77 milliard de dollars (pièces de rechange et support). Le premier F-16 a été livré en 2004.

Une autre méga commande avec Airbus?

Du côté de chez Airbus, on faisait grise mine dimanche. Le directeur général délégué d'Airbus Fabrice Brégier était spécialement venu de Toulouse pour signer cette méga-commande portant sur une trentaine d'A380. Il devrait rentrer mardi soir en France avec la commande en poche... ou pas. Car tout reste possible pour une signature mardi, explique-t-on à La Tribune, même si une telle opération pourrait être finalisée dans les jours, voire les semaines prochaines. Chez Airbus, on restait toutefois confiant sur la conclusion de cette vente.

Pour autant, une telle commande ne permettrait pas à Airbus d'augmenter sa cadence de production de l'A380 (1 avion par mois à partir de 2018) mais simplement de la prolonger dans le temps, précise-t-on à La Tribune. Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient, est également le premier client mondial de l'avion géant d'Airbus, l'A380. Sa flotte en compte 100 exemplaires en opération et la compagnie de Dubaï en a commandé 42 autres de façon ferme.

Emirates annonce le doublement de son bénéfice

Jeudi dernier, Emirates avait annoncé un bénéfice net plus que doublé au cours du semestre avril-septembre, attribuant cette forte progression à des mesures de réductions de coûts et à un taux de change favorable. Emirates a dégagé un bénéfice net de 452 millions de dollars, en hausse de 111% par rapport à la même période en 2016. Un chiffre supérieur au bénéfice de 340 millions dégagé par la compagnie pour l'ensemble de l'année fiscale achevée au 31 mars 2017.

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a écrit le 13/11/2017 à 13:32 :
Décision incompréhensible:le A380 est largement supérieur en performance a l'ensemble de la gamme Boeing
Réponse de le 13/11/2017 à 14:32 :
Vous aussi, vous ne semblez pas comprendre la raison de cette vente. Le A380 et le B 787 ne sont pas de avions de même gabarit. L'un est deux fois plus gros l'autre en matière de transport de passagers (Et aussi consomment au moins 2 fois plus ). De plus, l'achat des B 787 ne va pas empècher l'achat de A 380, Emirates n'est pas une compagnie classique avec une trésorerie limité. Ils vont acheter les deux dans ce salon et surtout Emirates appartient à 100 % à l'état emiratie et donc ils ont un budget illimité et ils achèteront autant d'avions qu'ils le souhaitent étant donné qu'ils veulent devenir les N°1 mondiale ! Et pour cela, ils sont obliges d'acheter autant américains que européens sinon, ils n'auront pas des slots de vols disponibles dans les aéroports... Donc du coup achat logique tout comme ils vont acheter autant de B777 que de A 350..
a écrit le 13/11/2017 à 9:12 :
On entend plus tout les cocoricos d'Airbus qui ont vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Réponse de le 13/11/2017 à 13:14 :
Vous n'avez pas saisie l'article apparemment. La vente des B 787 ne va pas empêcher la vente des A380. Emirates souhaite devenir le numéro un mondiale et ils sont obligés d'acheter autant américain que européen pour avoir des slots de vols disponible dans les aéroports occidentaux. Par contre, ce sont nos compagnies qui risquent de souffrir...
a écrit le 12/11/2017 à 20:09 :
C'est bien l'agence britannique Reuters -spécialisée en information économique- qui a publié "l'information", ou plutôt l’allégation parlant de l'achat d'A 380 par Amirates. Bien sur, une agence ne peut pas être manipulée ou manipuler. Cherchez l'erreur.
a écrit le 12/11/2017 à 16:38 :
éventuelle ?? Ce n'est point l'adjectif que vous utilisiez il y a 48 heures à peine au sujet d'une mégacommande de 380 !
Espérons pour l'Europe qu'elle viendra aussi vu tout ce qu'il y d'USA dans un 380..
Mais souvenez vous des fables de lafontaine pour vos prochains titres : un peu d'humilité face à un scoop hasardeux ? la grenouille et le boeuf .
a écrit le 12/11/2017 à 14:38 :
Etonnant, la presse titrait sur une grosse commande de Airbus A380 aujourd'hui dimanche...et aujourd'hui en fait c'est une grosse commande de Boeing 787 dreamliner qui voit le jour.
Il faut faire du journalisme et non du bourrage de crane, quand on ne sait pas, on ne sait pas, l'information ce n'est pas du business de manipulation d'opinion apparenté aux méthodes publicitaires .
a écrit le 12/11/2017 à 13:58 :
Le traficotage de matériel passant par les pays arabes producteurs de pétrole , oui très intéressant mais bon une suite logique depuis la seconde guerre mondiale.

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