Faute d'acier, Toyota va stopper sa production au Japon en février

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oyota, numéro un mondial qui a vendu en 2015 plus de 10 millions de véhicules, en fabrique plus de 40% au Japon.
oyota, numéro un mondial qui a vendu en 2015 plus de 10 millions de véhicules, en fabrique plus de 40% au Japon. (Crédits : © Mick Tsikas / Reuters)
12 sites d'assemblage du constructeur seront fermés du 8 au 13 février, en raison d'une pénurie d'acier causée par l'explosion survenue début janvier dans une aciérie gérée par l'un de ses fournisseurs.

Article publié le 31/01 à 16h55, mis à jour le 01/02 à 10h45.

Coup dur pour le premier constructeur mondial. Toyota a annoncé lundi suspendre sa production pendant une semaine, en raison d'une pénurie de pièces due à la suite de l'explosion survenue dans une aciérie gérée par l'un de ses fournisseurs, Aichi Steel, le 8 janvier dernier. Ses 12 sites d'assemblage de véhicules au Japon seront donc fermés du 8 au 13 février.

Des mesures pour rattraper la production perdue

"Les opérations doivent redémarrer le 15 février", a indiqué Toyota dans une brève déclaration, ajoutant que les lignes de production à l'extérieur du Japon continueront pour leur part à fonctionner. Un porte-parole du constructeur a annoncé que "des mesures (seraient) prises pour rattraper la production perdue" de voitures Toyota et Lexus, les autres marques n'étant pas concernées par cette interruption. A la Bourse de Tokyo, cette annonce n'a pas eu d'impact sur le titre du géant automobile, qui a fini en hausse de 1,93% à 7.339 yens.

Le fournisseur estime redevenir opérationnel en mars

Toyota, numéro un mondial qui a vendu en 2015 plus de 10 millions de véhicules grâce à l'ensemble de ses marques (Toyota, voitures de luxe Lexus, mini-véhicules Daihatsu, poids lourds Hino), en fabrique plus de 40% au Japon, au rythme de 13.000 à 14.000 unités environ par jour. En 2015, le groupe nippon a construit quatre millions de véhicules au Japon, dont 46% environ ont été exportés. Pour 2016, il comptait en produire 4,13 millions.

Samedi, Aichi Steel a déclaré que l'explosion du 8 janvier dans l'aciérie de Chita, dans le centre du Japon, avait freiné la production de pièces spéciales. Il a ajouté qu'il pensait redevenir opérationnel en mars 2016.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 01/02/2016 à 9:21 :
Un sous traitant unique et pas de stocks, Tous les constructeurs automobiles fonctionnent sur ce principe. Cela permet de les présuriser au maximum et d'obtenir les meilleurs conditions compte tenu des volumes. De plus en cas de défaillance les pénalités tombent.
Réponse de le 01/02/2016 à 15:36 :
" les pénalités tombent." .. sur l'assembleur automobile. C'est le premier secteur à avoir fait la bêtise de réduire le nombre de sources au minimum. Jusqu'au jour où le dernier sous-traitant leur a dit : "C'est CE prix-là car je suis le seul à vous le fournir."... Pour ça que la grande-distrib crée ses "marques".
a écrit le 01/02/2016 à 3:09 :
Pour l'acier, ne devrait-on faire quelques fondues, on n'aurait pas des dents d'acier à l'export, comme dans jaws à l'export?
a écrit le 31/01/2016 à 22:02 :
Privilège du lean...
a écrit le 31/01/2016 à 20:32 :
après la (vieille) devise on n'a pas de pétrole mais on a des idées voilà : on n'a pas d'acier mais on a du pétrole , un comble pour un constructeur automobile !
a écrit le 31/01/2016 à 19:55 :
Une faute d'acier, Est-ce des feux d'artifices en acier, on ferait des artificiers de la croissance? Pour la croissance on aurait 1,1%, sous la moyenne zone euro à 1,5 contre 2,6 aux usa. Pour la bourse, entre 2007 et fin 2015, le DOW passerait de 13896 à 17719, le Nasdaq de 2704 à 4534, le Dax de 7859 à 11422, le Nikkei de 17950 à 17155, le FTSE100 de 6449 à 6356, et le CAC de 5985 à 4387… aurait baissé. Le QE est-il efficace pour la France ? Le chômage n’est pas au plein-emploi, ne devrait-on réaliser un ajustement. De plus, la balance est négative, le déficit n’est pas en excédents, on aurait un manque à gagner à l’export évalué à 150 milliards $ et une croissance qualifiée de potentielle. On aurait un PIB par habitant en baisse ? En réseau diplômés français ne devrait-on examiner la situation, l’Europe n’est-elle pas défaillante ?

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