L'euro, l'autre vainqueur de la présidentielle

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Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron. (Crédits : Reuters)
L'élection présidentielle aura montré qu'une majorité de Français n'entend pas quitter l'Union européenne ni revenir au franc. Mais le mécontentement à l'égard du fonctionnement de l'UE demeure à travers le continent. Et seule une initiative franco-allemande est à même de proposer des projets pour une meilleure intégration.

L'un des enseignements de la présidentielle française est qu'une majorité de Françaises et des Français ne sont aucunement tentés par un départ de l'Union européenne ni une remise en cause de la zone euro et de sa monnaie.

La campagne qu'a menée le nouveau président Emmanuel Macron sur une ligne clairement affirmée de rester dans le cadre actuel européen ne l'a non seulement pas désavantagé mais lui vaut aujourd'hui une large reconnaissance internationale, son élection à la présidence éloignant le spectre d'une désintégration de l'Union européenne. Cela s'était notamment traduit par un plus haut de 6 mois pour la monnaie commune face au billet vert (1 euro pour 1,0984 dollar) entre les deux tours de la campagne.

Fracture au Front national

Mais ce qui illustre encore plus clairement ce sentiment est l'échec (relatif puisque qu'il a encore progressé en voix) du Front national dont la cohésion interne ces derniers jours est mise à mal précisément sur ce sujet.

Ceux qui considèrent depuis longtemps que le message du parti d'extrême droite sur l'Union européenne et l'euro éloignent des électeurs ont été confortés par le débat du deuxième tour. Face à Emmanuel Macron, le message confus de Marine Le Pen et son manque d'arguments sur un sujet qui était pourtant un pierre angulaire de son programme ont démontré que la mesure relevait davantage du slogan électoral à destination des souverainistes. Et l'alliance avec Nicolas Dupont-Aignan avait ajouté à la confusion.

Un slogan qui d'ailleurs n'avait rien de commun avec le propos de Jean-Luc Mélenchon, qui consistait à « sortir des traités » sans sortir de l'euro, ou celui, plus tranché, de François Asselineau, seul candidat qui militait en faveur d'une sortie de l'UE, un « Frexit », en faisant jouer le fameux article 50 du traité, que Theresa May a invoqué pour lancer le Brexit. Mais le résultat de l'UPR, qui n'a attiré que quelque 330.000 électeurs (0,92%), a montré que l'immense majorité des électeurs n'était pas intéressée par cette option.

Si le débat risque de rebondir au Front national après les élections législatives, il a quand même produit des effets : la décision de Marion Le Pen-Maréchal, qui représente une ligne conservatrice de droite non négligeable, de suspendre son engagement politique est un signe de désapprobation de la ligne suivie. Et, dans le même temps, la menace de Florian Philippot, inspirateur d'une ligne dure de sortie de l'euro, de quitter le parti si l'option de la souveraineté monétaire était abandonnée souligne la fracture qui traverse le FN sur ce sujet.

Les limites de la dévaluation

D'autant que l'argument martelé de la compétitivité par la dévaluation reste à démontrer. Ainsi, il faut rappeler que depuis l'annonce de la politique monétaire accommodante de la BCE en janvier 2015, l'euro s'est déprécié de plus de 25% face au dollar, sans pour autant entraîner un boom des exportations depuis lors. Outre qu'un large part des échanges des pays de la zone euro se fait entre eux (à plus de 60%), la France souffre en priorité d'un problème de montée en gamme de l'ensemble de son appareil productif pour gagner des parts de marché à l'international.

Pour autant, les critiques à l'égard de l'UE et de la zone euro ne vont pas cesser tant elles représentent des bouc-émissaires commodes pour nombre de partis populistes à travers le continent.

Emmanuel Macron le sait. S'il s'est voulu rassurant à l'égard de Berlin en affirmant que les problèmes français devaient être réglés dans le cadre national - un meilleur contrôle des dépenses publiques et certaines réformes phares, comme celle du marché du travail, censée redonner de la croissance économique -, « en même temps », selon l'une de ses formules favorites, il plaide en faveur de mesures qui doivent redonner un second souffle à l'Union, ce qui passe par davantage d'intégration.

Discussions avec l'Allemagne

C'est déjà un objet de discussion avec l'Allemagne. Ainsi, l'inflexible Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances, s'est dit ouvert à la création d'un parlement spécifique à la zone euro, et à la création d'un fonds de sauvetage pour la zone. Mais il ne va pas jusqu'à répondre favorablement au président français qui milite lui pour la création d'un budget commun et un ministre des Finances en charge de ce budget.

Sur ce point, Emmanuel Macron dispose d'un répit lié à la campagne des législatives allemandes dont le scrutin se tiendra le 24 septembre. La chancelière, candidate une nouvelle fois à sa succession, affronte le candidat social-démocrate Martin Schulz qui martèle que le temps est venu de faire preuve de davantage de solidarité au sein de la zone euro, notamment par une relance de l'investissement. Il en va de la cohésion du projet européen.

Les excédents allemands pointés du doigt

Avec ses excédents commerciaux et budgétaires, l'Allemagne est en effet pointée régulièrement du doigt pour sa politique qui profite peu à l'ensemble des autres pays sinon ses voisins très dépendants d'elle, et qui s'inscrivent dans le camp des faucons, critiques de cette solidarité qu'ils jugent d'un mauvais œil.

Ainsi, confronté jeudi à des députés néerlandais, qui lui reprochaient le laxisme de sa politique monétaire - le « Quantitative Easing - car ils voient une financement des pays du sud de l'Europe par les retraités hollandais, Mario Draghi s'est départi de son flegme habituel pour leur lancer : « L'euro est irrévocable. C'est le traité. Je ne discuterai pas d'un problème qui n'a aucun fondement ».

Si donc l'accession d'Emmanuel Macron à la présidence française marque incontestablement une victoire pour l'Union européenne et l'euro, cela n'en constitue pas pour autant la fin du scepticisme et du populisme. Et la poursuite de l'intégration européenne ne s'annonce pas comme un fleuve tranquille.

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Commentaires
a écrit le 15/05/2017 à 8:43 :
Monsieur Jules est-il chargé de donner une tonalité plus "pro-Europe" à la Tribune ?

En tout cas je lui rappelle qu'au premier tour quasiment 50% des électeurs ont voté pour des partis clairement "eurosceptiques" : FN, DLF, Mélenchon, Extrême-gauche, Asselineau, Cheminade..

Tous avaient en commun de vouloir une autre Europe. Mais d'envisager clairement une sortie en cas de refus de changement des autres Etats-membres.

Pour le reste, la défaite de Marine Le Pen ne tient évidemment pas qu'à sa proposition de sortie de l'Euro. Affirmer de but en blanc que l'élection de Macron est un plébiscite pro-UE ou pro-Euro est très naïf.
a écrit le 15/05/2017 à 5:23 :
Si la sortie de l'Euro n'est pas souhaitable, peut on affirmer que l'Europe fonctionne si par exemple on trouve en numérique des publications de l'OCDE qui disent qu'il y aurait une stagnation du PIB par habitant, un déclin évalué à 75% et que la production industrielle aurait baissé en Europe et pas aux USA ou en Allemagne pour une masse monétaire qui serait de 4 fois celle des USA ? Existe t'il en Europe un déficit de performance après crise, un déficit de compétence économique et de ce fait la doctrine de l'Europe est elle de maximiser les prélèvements et les dépenses pour produire de la croissance. Ainsi l'idéologie économique de l'Europe est elle une conversation déconnectée des faits? Les citoyens en société civile sont ils bien considérés si l'ONU publie de moins bons classement pour le happiness index au travail ? Si on publie qu'il existerait une magie keynésienne, fait on un pib fictif avec une inflation sans consommation si aux USA on ferait davantage de croissance avec 70% consommation au pib?
a écrit le 14/05/2017 à 21:21 :
L'euro ET l'Allemagne, surtout : l"euro n'est que l'instrument de son pouvoir.
a écrit le 14/05/2017 à 13:08 :
Si on parle de la crise de 2008, l’Europe est-elle coupable d’une forme de crime de société avec des relances inefficaces et sans plein emploi si on publie une production en baisse, l’Europe a-t-elle un souci de compétence économique ?
Si on parle d’un déclin, fait-on une impéritie industrielle ou agricole et les jeunes générations des victimes à peu de ressources ?
Existe-t-il une explication aux publications qui disent qu'il existerait en Europe une masse monétaire de 4 fois celle des USA pour une production en baisse par rapport à 2008 mais pas en Allemagne?
Les citoyens qui considèrent un déclin à 75% valident-ils une stagnation ou des baisses de pib par habitant?
Explique-t-on ce qu'on publie comme étant une magie keynésienne?
Les Européens sont-ils mal considérés si on publie un Happiness Index à l'ONU comme étant moins bon ou si on fait des baisses ou des stagnations de pib par habitant?
Les Européens doivent-ils être plus vigilents sur leurs conditions d'existence si on publie que la croissance vient du maximum de dépenses ou de l'inflation des prix sans améliorer la consommation?
a écrit le 13/05/2017 à 19:30 :
Un électeur sur trois ne s'est pas prononcé, 2 électeurs sur trois de Macron ont voté contre l'intolérance du FN et vous en déduisez sans rire que les électeurs ont plébiscité l'Europe ?

Ouhaou...

La fabrique à opinion celle qui fait monter les idées du front national, bravo. vous êtes reparti comme en 14, marine le Pen sera présidente en 2022 et vous viendrez nous dire que c'est la faute aux abstentionnistes.

Pitoyable.
Réponse de le 14/05/2017 à 8:18 :
C'est exactement comme l'affirmation de Hollande mon ennemi c'est la finance, autrement dit de la fumisterie..
a écrit le 13/05/2017 à 18:41 :
L'Euro est une monnaie "bancale" dont la durée de vie est limitée dans le temps, en cause les écarts énormes des économies de la zone euro ;

Il est par ailleurs possible de revenir à une monnaie nationale, c'est d'une extrême facilité,

il SUFFIT D'ETENDRE la législation des plus de 40 monnaies locales régies par des textes de droit Français ;

Ces textes légaux sont disponibles sur Légifrance, ce sont ceux sur lesquels reposent la création en cours de la monnaie locale de Paris, alors que Paris fait candidature aux Jeux Olympiques.

observation INCONTESTABLE : les comptes bancaires mentionnent toujours la valeur en Francs des opérations et des soldes sur la base fixe de 1€=6.55957FF

Le retour au Franc a toujours été envisagé et programmé par la Banque de France ;

Ce qu'il conviendra de faire IMPERATIVEMENT, c'est de revenir à l'exclusive de la création de monnaies par la Banque De France.


Pour mémoire, explication des causes de la prochaine décadence de l'Euro :

La commission de Bruxelles a créé les conditions de 2 cancers :

1er cancer très violent : la commission de Bruxelles a organisé les conditions de l'évasion fiscale des dirigeants d'entreprises français au Bénélux, principalement au Luxembourg, aux Pays Bas en Irlande, pour les sièges sociaux, en Belgique pour les particuliers ... sans scrupules ...

2ème cancer avec métastases : la commission de Bruxelles a organisé les conditions des délocalisations MASSIVES de l'industrie française vers les pays de l'est dont les entreprises ont été financées par les subventions et autres largesses accordées en vidant les poches des contribuables Français.

Les déséquilibres majeurs sociétaux et économiques engendrés par la commission de Bruxelles sont en train de miner l'économie des pays d'Europe du Sud ;
a écrit le 13/05/2017 à 16:17 :
Cette élection se terminera mal car Macron a été élu parce que 90% des journalistes n'ont pas fait leur travail mais on joué les militants en faisant croire que la gestapo était au bout de la rue. Non la gestapo n'est pas au bout de la rue mais le salafisme oui et nous en paierons le prix. Marine le Pen ne pouvait pas être élue et tous le savaient bien.
a écrit le 13/05/2017 à 13:07 :
Tout peut être contesté soit en jouant sur les mots, sur les chiffres ou les deux a la fois, l'UE, zone administrative, est aussi contestable que le Brexit par exemple, surtout quand le peuple ne représente rien a leur yeux!
a écrit le 13/05/2017 à 12:59 :
Schaüble cédera sur le budget européen.

Varoufakis a propos de Macron:
"Ses propositions actuelles pour une reconfiguration de la zone euro qui la transformera en une « fédération-light » jouent directement le jeu du grand plan de Wolfgang Schäuble pour une union d’austérité permanente dans laquelle la France perdra le peu de contrôle qu’elle a conservé sur son budget national (« Je veux la troïka à Paris », ai-je une fois entendu dire Schäuble), en échange d’un budget commun de la zone euro macro-économiquement insignifiant ;"

Seul le dernier mot compte.
a écrit le 13/05/2017 à 12:20 :
La victoire de Macron n'est que sa victoire, voire la déroute de ses concurrents. Le point important est que Schaüble a senti une menace assez forte pour infléchir sa position. Jusqu'où ira l'Allemagne, c'est la clé de l'avenir de l'UE.
a écrit le 13/05/2017 à 9:06 :
Cet article frise le mensonge éhonté. D'abord parce qu'au premier tour les partis anti-européens ont fait pratiquement la moitié des voix. ensuite parce qu'au deuxième tour Marine Le Pen a abandonné l'idée d'une sortie de l'euro, ce qui sans doute a plomber son score. Enfin parce que une large majorité de ceux qui ont voté Macron l'ont fait pour faire "barrage au fascisme", et non par adhésion au programme économique du jeune banquier, et encore moins à l'Europe. Mais Robert Jules se rassure comme il peut. Les recherches sérieuses du Pew Research Center montrent que la France est, juste après la Grèce, le pays le plus antieuropéen de l'UE, encore plus que le Royaume Uni. L'échec programmé de Macron va au contraire rapidement redonner du corps à la volonté d'en sortir.
a écrit le 13/05/2017 à 8:07 :
mensonge et manipulation
y compris des médias
non m macron n'a pas 66. pour cent d'electeur
a ceci il faut enlever les bulletins blanc et nul
ras le bol des mensonges d'etat emplifie
par les medias au botte des pouvoir
a écrit le 13/05/2017 à 7:15 :
Les français savent bien que leur économie n'est pas compétitive, que les budgets de l'états sont en forts déficits, que les prestations sociales ne sont pas financées, qu'avec les 35 heures on travaille, en moyenne, moins qu'ailleurs (même si on compense par un plus d'efficacité), et que l'on prend sa retraite avant la moyenne européenne (les autres pays sont largement passés à 65 ans). Dès lors, ils se méfient de tous changements, la France est sclérosée, et ils ne veulent pas changer notamment de monnaie...Cela tiendra ce que cela tiendra, mais on voit mal comment on va éviter le dur retour à la réalité.
a écrit le 12/05/2017 à 23:41 :
Il faut bien avoir à l’esprit les caractéristiques principales de la zone euro et les contraintes qu’elles imposent à un pays membre. Cinq points importants à mon avis :

1) L’impossibilité pour un pays membre de déprécier la monnaie pour rétablir la compétitivité en comptant sur le fait que la hausse de l’inflation sera beaucoup moins importante en pourcentage que la dépréciation du taux de change, ce qui est observé, par exemple, au Royaume-Uni où la hausse de l’inflation, en termes annuels, de l’ordre de 2% pour le moment est beaucoup moins importante que la dépréciation du taux de change de l’ordre de 15 à 20%.
2) La zone Euro et l’Union européenne, plus généralement, sont basés sur le concept de la concurrence totale non faussée et des mesures sont prévues pour assurer ce respect.
3) Troisième caractéristique il n’y a pas dans la zone euro et l’Union européenne un dispositif de transferts entre États riches et pauvres à un niveau élevé, comme c’est souvent le cas dans les États qu’ils soient membres ou pas de la zone euro.
4) Il n’y a pas d’harmonisation fiscale et sociale des États membres de la zone euro et il y a le système des travailleurs détachés qui concerne, lui, l’ensemble de l’union européenne.
5) La BCE n’a pas de statut de prêteur en dernier ressort des États membres de la zone euro, mais a dû toutefois s’en inventer un, en urgence, à partir de 2012 pour précisément sauver la zone Euro menacée d’éclatement à cette époque.

Une zone monétaire qui réunit ces cinq caractéristiques est, d’une part, à la base très dangereuse, on l’a vu il y a quelques années où la zone euro n’a été sauvée que grâce à l’action de la BCE et, d’autre part, un pays qui se trouve dans une telle zone se doit d’être économiquement performant car s’il n’est pas performant il va le payer par la désindustrialisation, les fermetures et les délocalisations d’usines, le déficit commercial, le surendettement, la montée des « populismes », etc.

Quand on est dans tel un système bien souvent la performance ou le rétablissement de la performance ne peuvent plus venir que du dumping social et fiscal car la performance par la qualité supérieure il y a quelques pays dont l’Allemagne qui peuvent encore l’avoir, mais plus la France aujourd’hui dont la désindustrialisation déjà très avancée est appelée à se poursuivre, à moins qu’elle ne fasse des choix radicaux qu’elle ne fera pas car la population ne veut pas des choix radicaux comme la sortie de l’Euro ou une baisse importante des salaires, la banque Goldman Sachs avait estimé que la France devait réduire réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers.

Donc on va poursuivre sur la lancée. Comment ça finira, je n'en sais rien. Ce qui me parait évident c'est que les systèmes qui ne tiennent pas la route ne peuvent pas durer éternellement.
Réponse de le 13/05/2017 à 11:02 :
C'est le point 4 qui est intéressant. Il est facile à régler en appliquant la note n°6 du CAE. Mais personne ne se rappelle de cette note n°6; il n'y a pourtant qu'une page à lire, la page 12. Est ce de la mauvaise volonté?
a écrit le 12/05/2017 à 21:32 :
Macron a fait 5,98 % d' adhésion a son projet, source Ipsos, qui peut trouver dans le résultat de ce vote un plébiscite pour l' euro ..? Il faut rétablir la démocratie dans ce pays et remonter le niveau de décomposition du champ politique auquel on a assisté, discuter du bien fondé de l' appartenance à une UE érigée en dogme increvable pour ses propriétaires bruxellois au seul bénéfice de ses oligarques metteurs en scène, débattre donc une bonne fois à parité de temps médiatique avec des pro et des anti. L' ensemble du monde politique, médiatique et financier du pays étant par parenthèse pro Union à l' exception d' ASSELINEAU qui nous a proposé son Frexit. Ce dernier totalement ostracisé, blacklisté depuis dix ans a du passer durant la campagne sous les fourches caudines des médias aux rédactions aux ordres européïstes, dans un temps tout riquiqui et dans une approche journalistique totalement inconvenante. A forcer le choix des français, en l' orientant par l' absence de débats ou la vacuité des vrais faux débats, par la fabrications médiatiques de candidats -exemple Macron- installé depuis un an par une presse acquise aux donneurs d' ordres, disposant de de temps médiatique dans des rapports de 1 à 100 avec e "petit" candidat ASSELINEAU, on a tué la démocratie. En bidonnant les chiffres des sondages, en réduisant, diffamant, orientant, amalgamant dans des interviews de journalistes qui ne connaissent visiblement pas l' abc de la charte de Münich, on a fait crever cette démocratie. Avec ces agissements , on choisit délibérément d' effacer au profit de la couche sociologique horizontale supérieure et de ses différentes composantes, les classes moyennes et inférieures qu' on taxe ensuite d e populistes. Mon ennemi c' est la finance s' est révélé sur ce coup le plus mauvais représentant que nous ayons eu depuis ..Sarkozy qui lui-même était largement plus mauvais que le précédent. C' est exact qu' entre temps le pouvoir a été cédé à Bruxelles et que par soumission euro atlantiste, ils sont de facto devenus les premiers ministres de Bruxelles, destinés à signer une fois l' an les GOPE. Si je dois identifier une violence quelque part, c' est bien celle qui s' exerce sur le peuple par cette manipulation largement scénarisée y compris sur les chaines publiques ou médias subventionnés par Bruxelles cad avec nos sous. La violence, je la vois faite aux ouvriers de Whirlpool Amiens sous la forme des délocalisations que ces ..présidents hors jeux ne savent pas contrôler dans cette UE qui dépouille quand elle ne renfloue ailleurs avec nos sous et par un simple schéma de vases communicants. C' est à force d' interdire les débats véritablement pluriels qu' on achève de tuer les démocraties en même temps qu' on nourrit les révolutions, grâce à ceux qui, aux mains du système, désignent de vrais faux opposants à la Le Pen comme un danger pour loger en réaction et par un savant tout de passe le candidat fétiche de l' oligarchie ... Dimanche je suis allé à la pêche au p' tit, j' avais fait un super job politique au premier tour pour renouer avec la démocratie..

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10158684751285290&set=o.367713397611&type=3&theater

"En rajeunissant la façade et en criant à la menace fasciste, la gauche éreintée a réussi l'exploit de se maintenir au pouvoir."

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/05/11/31001-20170511ARTFIG00297-ivan-rioufol-l-election-de-macron-farce-democratique.php
a écrit le 12/05/2017 à 21:01 :
L'UE est une structure technocratique phagocytée par des fonctionnaires non élus.
Macron va , comme Hollande , être obligé de passer sous les fourches caudines des commissaires . Merkel fera certainement un geste pour faciliter la tache à Macron. Mais Hollande (avec Macron) ont laissé le pays dans une telle situation économique, que la réalité va revenir au galop. Il nous faudra baisser les déficits , accepter une politique de rigueur budgétaire, pas de hausse des salaires (compétitivité) , pas de baisse d'impôts (déficits publics) , on va revivre du Hollande mâtiné de jeunisme numérique et digital. Bon courage à tous.
Réponse de le 13/05/2017 à 13:03 :
Bon diagnostic mais ordonnance un peu décalée, je choisi pour ma part de faire monter l' UPR aux législatives afin d' apporter une analyse neuve dans un champ politique sclérosé par l' européïsme médiatico politique ..
a écrit le 12/05/2017 à 19:20 :
Intox complete . L'analyse des résultats du 1er tour montre qu'une majorité des élcteurs ont voté pour des candidats hostiles à l'euro Le Pen , Mélenchon, Dupont Aignan, Asselineau, Cheminade. Seul le rejet du Front National, diabolisé au maximum a tort ou à raison, a permis la victoire de Macron avec 16% de ces électeurs qui ont voté pour lui pour son programme. Cette élection est un hold up; A ttntion à ne pas prendre en compte les aspirations du peuple amène à l'émergence du fameux "populisme"
a écrit le 12/05/2017 à 18:53 :
Sortir de l'Euro n'est pas aussi compliqué,

Rétablir un Franc pour l'économie intérieure de la France est parfaitement possible, et souhaitable

l'Euro ne serait qu'une monnaie commune d’appoint et de simple service inter Europe économique SANS LA COMMISSIONS DE BRUXELLES qui est bonne à jeter aux orties, après avoir semé la pauvreté et la misère dans toute l'Europe du Sud

dans ce registre, Macron a démontré sa grande faiblesse en matière économique, Macron est surtout très arrogant et méprisant lorsqu'il affirme que les Français sont des illettrés et pire lorsqu'il affirme que les patrons d'entreprise seraient incapables de travailler avec plusieurs monnaies ;

Lors du débat, Macron a évoqué les problèmes pour Airbus ... il nous a tous prit pour des demeurés

Macron est un ignorant absolu de ce que Airbus commerce en Dollars tout comme la pétrochimie et d'autres pan de l'économie ;

En France, les Français savent déjà vivre avec plusieurs monnaies, 40 monnaies locales existent, et les citoyens s'approprient les vertus pour commercer localement, à côté de la monnaie officielle €uro :

ces monnaies locales vivent dans un régime ad hoc de monnaies

Partis candidate aux JO est en phase de mise en place de sa monnaie locale alternative

un simple élargissement réglementaire permettrait de créer une nouvelle monnaie nationale

Il en va de même pour les Bitcoin qui a une valeur de 1 825 euro !!! le 11 mai 2017

il est utilisé pour des transactions planétaires de très gros volumes ...

les internautes de la planète s'en servent pour commercer comme monnaie à côté de leur monnaie officielle Euro / Dollar / Yen etc etc

In finé, les Macronistes ont fait la démonstrations de leurs grandes lacunes économiques et de leur mépris à l'égard de leurs propres électeurs en leur racontant des idioties stupides.
Réponse de le 13/05/2017 à 15:37 :
Bavardage. Le Pen a été d'une clarté indiscible lors du débat et a convaincu de nombreux français de ne pas voter pour elle. Utiliser donc déjà vos monnaies locales.
a écrit le 12/05/2017 à 18:47 :
On ne peut pas demander sans cesse à l'allemagne de faire des efforts car c'est comme demander au meilleur de la classe de moins travailler!
Retroussons nous les manches et montrons de quoi nous somme capable!
bye au 35 heures
n'achetons qu'en majorité le mande in france
et vous industriel français faites en sorte que le made in France soit au juste prix!
imposons des taxe comme les suisses
évitons l'assistanat pas le chômage
il faut un moratoire sur les aides en france notamment de citoyens européens ou mondiales venant en France et voulant directement avoir accès aux aides...
arrêtons la burocratie et les loi sans fondement qui grippe la machine industriel!
Les haut patron et certains cadre doivent se mettre y au travail et limiter leurs salaires!
Donnons la chance aux jeunes de nos banlieue qui ont consacrer une grande vie à leurs études et ce sans discrimination sans favoritisme comme cela se fait en allemagne!

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