Emmanuel Macron et la finance : plus qu'un problème personnel

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Emmanuel Macron est-il plus qu'un ancien banquier ?
Emmanuel Macron est-il plus qu'un ancien banquier ? (Crédits : Reuters)
Emmanuel Macron ne veut pas être réduit à "quatre années" de sa vie au cours de laquelle il était banquier d'affaires. Mais la vraie question est ailleurs : c'est celle de sa vision de l'économie.

C'est sans doute un signe des temps. Alors que François Fillon et Marine Le Pen ne cessent de viser « la presse du système », lors de sa conférence de presse de présentation de son programme électoral le 2 mars, Emmanuel Macron a fait publiquement la leçon à un journaliste de Mediapart. Il l'a accusé de « faire le lit du Front National » en le « réduisant à quatre années de sa vie », celle où le candidat d'En Marche ! était banquier d'affaires. Irrésistiblement, ce genre de recadrage d'un journaliste par un politique fait penser à une autre conférence de presse, celle où Donald Trump dénonçait les « Fake News Medias » (les « médias de fausses nouvelles »). Du moins, ces attaques n'étaient, alors, pas saluées par des applaudissements.

Un problème de fond

Mais plus encore que la forme, c'est le fond qui interpelle. Emmanuel Macron entend ne pas être réduit à son expérience financière. Il en a le droit, bien évidemment. Mais le droit de la presse est évidemment de lui demander des comptes sur ce qu'un candidat à la magistrature suprême de la République a retenu de cette expérience. Elle en a d'autant plus le droit que l'enjeu n'est pas mince. Dix ans après le début de la crise financière, la France pourrait disposer de deux anciens banquiers à des postes clés : Emmanuel Macron à la présidence de la République et François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la banque de France. Au moment même où le risque d'une nouvelle vague de dérégulation menace le monde par l'action de Donald Trump, cette disposition institutionnelle doit nécessairement conduire la presse à s'interroger sur ce sujet. Le « recadrage » du journaliste par le candidat n'en est alors que plus étonnant.

Connaître la « grammaire »

Car, dans ce « recadrage », il n'a pas été question du rôle de la finance dans l'économie. Pas davantage, du reste, qu'il n'en est question dans le -pourtant - long programme d'Emmanuel Macron. Pourquoi ? La réponse se trouve dans le propos d'Emmanuel Macron au journaliste de Mediapart.  Emmanuel Macron revendique fièrement ces quatre années d'expérience dans la banque d'affaires. « Cela m'évite de dire beaucoup de bêtises et me permet de connaître la grammaire du monde des affaires de notre pays », explique-t-il. Autrement dit, pour le candidat en marche, la banque d'affaires permet d'atteindre la vérité économique. Ceci ne signifie rien d'autres qu'une acceptation d'un certain ordre économique, celui mis en place depuis quarante ans, selon lequel la finance dérégulée est le cœur de l'économie. Mais c'est précisément cet ordre - que Donald Trump va essayer de rétablir outre-Atlantique - qui a causé les désordres actuels.

Retenir les leçons de la crise

Faut-il rappeler que la crise de 2007 n'est pas une crise de la dépense publique excessive ou de la compétitivité de la France ? C'est une crise financière majeure qui s'est transmise à l'économie réelle comme une traînée de poudre et qui a perturbé l'ensemble de l'économie réelle. C'est une crise financière qui a appauvri les Etats et qui a mis à jour l'illusion du projet que sous-tend la réponse d'Emmanuel Macron : celle de la croissance menée par la finance dérégulée. Comme l'ont montré de nombreuses études économiques, notamment celles de Michel Aglietta en France, la financiarisation de l'économie et la prédominance de la priorité donnée à l'actionnaire, a conduit à un recul de l'investissement productif et à un affaiblissement généralisé de l'économie réelle.

Quelle régulation financière ?

Ce que propose Emmanuel Macron est donc l'application de cette grammaire qu'il connaît si bien, mais qui est celle d'un langage en voie de pétrification. Son programme évite soigneusement la question de la régulation financière. Ceci n'a rien d'étonnant de la part de celui qui, en 2012, en tant que secrétaire général adjoint de l'Elysée, a torpillé le projet de loi bancaire*. Mais de fait, ceci ouvre une série de questions sans réponses qui demeurent pourtant centrales pour l'avenir de l'économie. S'il est élu, quelle sera, par exemple, la position du président de la République sur la question des nouvelles normes prudentielles proposées par le comité de Bâle ? Question trop technique ? Sans doute, mais pourtant : refuser ces normes, c'est continuer à mettre des destins à la merci d'une logique financière qui continue de s'emballer malgré la crise et qui menace à intervalles de plus en plus proches les économies. Or, tant le gouverneur de la Banque de France que le président des Etats-Unis s'opposent à ces normes. Qu'attendre du futur président français ? Comment ce dernier pourra-t-il prendre une décision dans l'intérêt général, sans tenir compte des relations nouées durant les quatre années de sa vie dont il est si « fier » et dont il a retenu la « grammaire » ? Question qui restera sans réponse puisque la poser serait donc « faire le lit du Front National ».

Le problème du programme

Sauf que c'est l'ensemble du projet économique du candidat Macron qui, du coup, pose problème. Emmanuel Macron applique sa « grammaire » apprise lorsqu'il était banquier d'affaires : le problème de l'investissement est un problème lié à la compétitivité coût et à la fiscalité. Baissez le coût du travail et la fiscalité sur les entreprises et vous verrez abonder les investissements. Sauf que rien n'est moins sûr. L'abaissement moyen de la fiscalité sur les entreprises est général depuis plus de trente dans les pays développés et l'investissement s'est parallèlement fortement ralenti, de même que la productivité. En réalité, rien de plus logique. La domination de la logique financière et de l'obsession de la rentabilité du capital est venue alimenter un système financier démesuré. Les mirages de rentabilité de la finance dérégulée ont rendu les rentabilités de l'économie réelle dérisoire.

Celui qui veut sauver la mondialisation devra d'abord s'attacher à détruire cette logique, cette « grammaire ». Car c'est elle qui a conduit aux délocalisations massives, aux licenciements « boursiers », aux désertifications des zones industrielles. C'est sur elle que prospère aujourd'hui le discours nationaliste et xénophobe qui profite des oubliés et des victimes de cette logique. Cette logique financière et le coût de son échec, la crise débutée en 2007, fait bien davantage le « lit du Front National » que le rappel par quelques journalistes de la biographie d'un candidat à l'élection présidentielle.

Appliquer la « grammaire »

Or, Emmanuel Macron ne propose rien d'autres que de poursuivre et amplifier cette logique. Son obsession pour la fiscalité des entreprises qui n'est pas sans rappeler celle des Républicains étasuniens (et français, du reste) ne saurait être présentée comme une méthode miracle si elle ne s'accompagne pas d'une réforme financière de grande ampleur au niveau européen. Réforme que le candidat ne propose pas. Mais faute d'une telle réforme, les gains réalisés risquent de se diriger massivement vers des marchés financiers déjà dopés par la politique monétaire de la BCE. Dans un pays où les distributions de dividendes ne cessent de battre des records et où les taux d'intérêt  sont extrêmement bas, on ne peut penser qu'un simple allègement fiscal favorisera l'investissement suffisamment pour redonner à la France une croissance potentielle solide et rendre prospère les zones rurales et désindustrialisées. De sa connaissance de la grammaire financière, il passe donc bien à son application.

La question centrale n'est donc pas de savoir si Emmanuel Macron a été banquier d'affaires. On peut l'avoir été, et même on peut l'être encore, et porter un regard lucide sur la situation économique mondiale et nationale. Emmanuel Macron a d'ailleurs raison : cette expérience pourrait lui avoir été utile pour trouver les clés d'un véritable changement de logique. Mais par sa réponse brutale au journaliste et par le contenu de son programme, Emmanuel Macron montre que ce n'est pas le cas et qu'il est déterminé à appliquer la « grammaire » de la banque d'affaires à notre pays. Et c'est cette politique qui apparaît comme hautement risquée au moment où la même politique s'engage outre-Atlantique.

* Lire à ce sujet : Adrien de Tricornot, Mathias Thépot, Franck Dedieu, Mon Amie, c'est la Finance, éditions Bayard, 2014, 195 pages, 17 euros.

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Commentaires
a écrit le 09/03/2017 à 6:25 :
C'est quoi cet article?
-Le journaliste s'étonne-t-il vraiment qu'un ancien banquier soit à la tête de la Banque de France? Il s'imagine qu'il vaudrait mieux y mettre un pilote de ligne?
-sur les règles de Bale et la régulation financière: la position française (et européenne) n'est pas de "refuser" les normes de Bale; elle vise à conserver les règles actuelles (Bale III), mises en place en 2012, plutôt que d'adopter les règles dites "Bale IV" poussées par les américains car elles favorisent le financement obligataire au détriment du financement bancaire... Pourquoi ce journaliste nous fait-il croire que la France 'refuse les règles'?
-enfin, ne faut-il pas poser la question des causes de la financiarisation de l'économie? N'est-ce pas l'explosion de la dette des états, causée par des politiques de relance deraisonables, qui a fourni la matière premiere aux spéculateurs?
a écrit le 09/03/2017 à 4:23 :
Ma generation a eu ce cher Pompidou, tres cher meme. Heureusement il fumait comme un pompier, ce qui l'a emporte prematurement. Bien d'autres avant lui etaient a des postes decisionnaires avec pareil bagage: la banque. L'argent en France est mal venu, mais tout le monde l'aime bcp. Les francais sont tres ambivalents. Micron de ce point de vue est clair, il faudra equiliber les comptes et le plus tot sera le mieux. A ce jour l'economie globalisee ne peut plus passer outre. Tout le monde passe a la caisse. Les plus pauvres bien entendu souffrent davantage, mais ca a toujours ete ainsi.
Il faut se goinfrer, axiome essentiel pour le commun des mortels.
a écrit le 08/03/2017 à 21:30 :
Dormez braves gens, mais si le système explose encore une fois, ruinant ces braves gens, il se pourrait, bien qu'ils ne comprennent rien à la haute finance et qu'ils se mettent en colère.
C'est comme pour la catastrophe annoncée si nous sortions de l'Euro. En 2014 celui-ci valait 1.40, aujourd'hui environ 1.05, serait-ce une dévaluation déguisait ? Heureusement que le pétrole ne cote 100 ou 150 $ le baril. Une bonne gestion de l'Euro serait une bonne chose, mais dans une zone Euro disparate...
a écrit le 08/03/2017 à 16:50 :
Un juriste de qualité comprend la logique organique du droit, autrement dit il en connaît la grammaire. La remarque vaut pour tout "technicien" de haut vol, dans tous les domaines : économiques, financiers, militaires, scientifiques,... Connaître la "grammaire" du milieu dans lequel on évolue offre l'avantage d'évaluer les risques mieux que si on ne la connaît pas. Et, par suite, de pouvoir agir dans l'intérêt de ceux qu'on a la charge de légitimement protéger et soutenir. Cela ne signifie en aucun cas que la connaissance de cette "grammaire" puisse inférer par nature son utilisation biaisée. Le prétendre par avance porte un nom, c'est le procès de supposition d'intention.
a écrit le 08/03/2017 à 16:46 :
Un juriste de qualité comprend la logique organique du droit, autrement dit il en connaît la grammaire. La remarque vaut pour tout "technicien" de haut vol, dans tous les domaines : économiques, financiers, militaires, scientifiques,... Connaître la "grammaire" du milieu dans lequel on évolue offre l'avantage d'évaluer les risques mieux que si on ne la connaît pas. Et, par suite, de pouvoir agir dans l'intérêt de ceux qu'on a la charge de légitimement protéger et soutenir. Cela ne signifie en aucun cas que la connaissance de cette "grammaire" puisse inférer par nature son utilisation biaisée. Le prétendre par avance porte un nom, c'est le procès de supposition d'intention.
a écrit le 08/03/2017 à 13:10 :
Il ne faudrait pas occulter LES problèmes fondamentaux auquel nous sommes confrontés : la contrainte de plus en plus forte sur les ressources énergétiques fossiles et ... la loi de Carnot. (Voir sur ce sujet les conférences de Jean-Marc Jancovici que l'on trouve facilement sur la toile.)
Les chocs pétroliers des années 70 n'étaient qu'un ralentissement de la disponibilité des ressources fossiles. Ce qui nous attends est une diminution de la disponibilité des ressources. https://www.lesechos.fr/26/05/2016/lesechos.fr/021966450553_les-decouvertes-de-petrole-n-ont-jamais-ete-aussi-faibles-depuis----1952.htm
Cette diminution ne sera pas compensée par les gisements non conventionnels (schiste, sables bitumeux ...). De même l'efficacité énergétique des énergies "stock" (pétrole gaz charbon) est bien supérieure à celle des énergies de flux, certes abondantes mais beaucoup plus diffuses (eau, soleil, vent) qui doivent être captée, concentrée, stockée, distribuées (ça, c'est pour cycle thermodynamique de Carnot). Cela se traduira, sauf découverte technologique majeure (mais les lois de la physiques restent ce qu'elles sont même face aux meilleurs des ingénieurs ...), par un renchérissement du coût de l’énergie qui est l'élément fondamental permettant à notre économie de fonctionner (il suffit de comparer la croissance mondiale avant la révolution industrielle, qui était grosso modo proportionnelle au nombre d'habitants, le travail physique de l'homme étant alors le principal facteur de production, à la croissance mondiale après la révolution industrielle qui explose littéralement, et qui n'est plus corrélée au nombre d'habitant, car les machines sont devenues les principaux facteurs de production).
Pourquoi ne pas exposer cette vérité aux électeurs ? Le futur président, pas plus que ses prédécesseurs ne changerons les lois de la physiques, alors autant se résoudre à accepter de vivre dans les limites physique du monde d'aujourd'hui et arrêter d’appeler la croissance de ses vœux, cela évitera des frustrations et des aberrations électorales du type Trump ou Brexit, qui ne solutionne rien et nous amène droit vers un nouveau conflit ...
a écrit le 07/03/2017 à 11:30 :
Les banques les entreprises les emplois sont les très bienvenues en France, bravo Macron, courage !
Réponse de le 08/03/2017 à 13:35 :
dilemblue: vous avez raison, les investisseurs étrangers sont bien évidemment les bienvenus. Mais ce dont dont la France a surtout besoin, c'est d'entreprises éclairées agissant en particulier dans le domaine industriel, qui privilégient une politique d'investissement localisée sur notre territoire, servant de cette manière l'intérêt général. Notre richesse étant par nature produite solidairement, je suis pour la promotion intensive et la facilitation de l’ACTIONNARIAT SALARIE pour renforcer cette démarche, et non pour l'économie financiarisée prônée par Mr Macron et consorts.
Donc si ce candidat est élu, RDV dans cinq ans pour faire le bilan de sa politique économique. Mais je ne me fais déjà guère d'illusions sur sa réussite.
a écrit le 07/03/2017 à 10:52 :
Pour beaucoup de gens, ce candidat parait moderne avec une science infuse, mais détrompez vous , c'est un programme ringard un mixage Troskan/ Hollande qui devient en fait un passage de témoin d'un mauvais quinquennat . Tous les programmes des différents candidats sont moins dangereux que le sien , car c'est la finance incontrôlée des prises d'argent en bourse par la spéculation de tous les biens , même les biens de consommation courante . L'on va avoir beaucoup plus de personnes abandonnées au bord du chemin, ceci va ce traduire par des riches de plus en plus riches et des caisses sociales en bernes qui appelleront encore à de soit disantes réformes pour vous resserrez la ceinture .
Réponse de le 08/03/2017 à 20:40 :
Vous avez tout a fait raison.
S'il est élu, nous repartons pour 5 ans de "Moi Président"
Et la France va mourir.
a écrit le 07/03/2017 à 9:00 :
Il y a deux grammaires, celle, anglo-saxonne, de l'Ecole de Chicago et celle de Keynes. Tant qu'un dirigeant politique ne se prononcera pas clairement pour cette dernière, on restera dans l'ultra libéralisme, avec ce que cela suppose de retrouve un nouveau crash encore plus difficile à maîtriser.
a écrit le 06/03/2017 à 23:45 :
Enfin une bonne analyse et un bon article de fond sur Macron.
Malheureusement il est dans la lignée des gouvernements précédents et notre ministre actuel Michel Sapin avait déjà déclaré" notre amie c'est la finance" pour ensuite préciser "la bonne finance"
Nos pseudo gouvernants on depuis longtemps "délégué" le pouvoir economique aux financiers et maintenant se pose le probleme de mettre en place un contre pouvoir. Et là je n"ai vu aucun candidat faire des propositions!!
a écrit le 06/03/2017 à 16:03 :
Bonjour,
Ne devrions-nous pas être protéger par la loi de séparation et de régulation des activités bancaires :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000027754539&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

article 9
La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent. (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793.
a écrit le 05/03/2017 à 20:03 :
Aujourd'hui dimanche, il n'y a qu'un article Macron.
Ouf
Faisons une pause car ça reprend demain à 3-5 articles par jour.
Mais je parie qu'il n'y aura toujours rien sur comment il a évaporé plus de 2M€ en 3 ans...
a écrit le 05/03/2017 à 15:28 :
Monsieur Emmanuel Macron a publié son programme et s'est fait interrogé à ce sujet sur les ondes.
Il a enfin dévoilé ses objectifs de gouvernance qu'il entend mettre en œuvre dans le cas où il serait élu Président. Il ajoute qu'il n'entend pas gouverner mais présider.

Admirons la sémantique de cette distinction. En effet chacun sait que c'est le premier ministre, chef de l'exécutif, qui gouverne. Chacun sait aussi que le deuxième ne tiendrait pas une semaine s'il s'écartait du chemin tracé par le premier. Je ne vois pas beaucoup de différence dans ce qu'il déclare comme une nouveauté et ce qui s'est passé jusqu'à présent. Cela doit être une façon de se singulariser par rapport aux autres compétiteurs.

Décidément le sieur Macron adore jouer avec les mots et les idées.
Ses plaidoyers sont truffés d'anomalies inexplicables et d'exagérations du même tabac que celui des crimes contre l'humanité dont le pays s'est soit disant rendu coupable en Algérie.
Ses essais sont parfois si hasardeux qu'ils font monter la température au point où la marmite finira un jour par exploser. C'est un exercice gratuit des plus dangereux et stupide.

Pour en arriver à son programme de gouvernance qu'il qualifie de présidence, il faut lui reconnaître quelques mesures qui pourraient être unanimement approuvées. Mais malheureusement, d'un autre côté Monsieur Macron réaffirme son attachement au point clé qui fait toute la fracture d'aujourd'hui, à savoir les problèmes de mondialisation, libre échange et supra nationalisme de l'UE dont il loue le fédéralisme, en somme d'un système dont tout le monde, à la quasi unanimité, s'est lassé.

Pour lui, il n'est pas question de revenir dessus en arguant que sortir de ce type d'économie et changer de direction n'est plus possible, d'une part pour le motif que nous ne possédons plus les usines/industries pour produire ce qui est parti partout ailleurs où les coûts de production sont les moins cher, et d'autre part parce que des pays se sont hautement spécialisés dans certaines productions que nous ne fabriquons plus et que nous devrions importer.
Monstrueuse stupidité... Ânerie sans nom... ou fourberie sans scrupule au service de la finance internationale ?
Ce sont pourtant bien des dirigeants et des actionnaires européens qui y ont apporté les technologies et le savoir faire qui sont nés sur les terres de la vieille Europe.
Comme si nous n'étions pas capables de nous spécialiser nous même. A ce compte là, dans vingt ans il faudra totalement abandonner l'industrie automobile sous prétexte que d'autres pays fabriquerons des modèles de très haute technologie à coût inférieur.

Avec lui il faudrait être prêt à tout abandonner.

C'est une position tout de même très ahurissante et contradictoire quand, dans le même temps, il dénonce les travers les plus marquants de la mondialisation et les carences les plus criantes de l'UE contre lesquels il déclare tout net qu'il faut absolument lutter en élevant des barrières, lui qui critique d'un autre côté les barrières des autres en les accusant de repli sur soi.

Il donne l'impression d'être pour tout en étant contre et vis versa. Il n'y a rien de plus ambigu. Il pratique des sélections incompréhensibles.

Ce qui est clair est que cela ne le gêne pas du tout de voir se vider le pays de toutes ses industries au profit de pays surfant sur le moins disant social au motif que nous ne sommes pas capable du même ratio qualité/prix.

Vu comme cela, rien, absolument rien dans les productions nationales n'atteindra jamais ce type de ratio, même le folklore régional le plus typique et reculé ne résisterait pas.
Vive les start-up périssables et renouvelables à très court terme adeptes de la précarité.
Pauvre balance commerciale ! Quid du traitement social ?

Là aussi se tient une énorme contradiction entre dresser des murs pour faire obstacle à certaines outrances de la mondialisation et la laisser nous priver d'industries qui rempliraient les poches de dirigeants/actionnaires ailleurs en rendant les premières insuffisamment concurrentielles chez nous.

Mon avis est différent. Il serait tellement plus simple, plus limpide et plus sain de revenir à une vraie économie de marché basée sur la réciprocité en se gardant la maîtrise de l'acceptation et du refus au lieu de laisser la décision d'un modèle économique à des lobbys pervers qui ne tiennent aucun compte des déséquilibres budgétaires et sociaux des uns et des autres.

Contrairement à l'hypothèse qu'il laisse planer sur le recul ou au pire la mort de l'économie en cas d'abandon de l'ultra-libéralisme, l'économie de marché n'empêcherait absolument pas les échanges internationaux qui ont existé avant lui et avant l'UE d'aujourd'hui à la satisfaction du pays.

Pour lui qui a été élevé au biberon des rendements de la finance internationale, l'abandon et le renoncement sont dans l'ordre des choses normales et naturelles.
La mesure phare qui donne toute la portée de son embrigadement dans la finance est celle de l'ISF qu'il ne veut maintenir que sur l'immobilier... surtout pas sur les produits spéculatifs de la finance. Allons donc messieurs les boursicoteurs de tous poils, empilez donc les millions et même les milliards sans ISF, le Seigneur Macron vous le permet.

C'est toute la différence entre sa génération de golden boy qui a pu disposer de tous les biens matériels très tôt sans effort grâce aux générations précédentes qui ont dû en baver pour se constituer un petit patrimoine tout en créant des emplois durables de proximité ; de ces emplois qui resteront vitaux de toute éternité tant les besoins sont les mêmes à travers les âges, sans que quiconque puisse les traiter de conserves et leur défenseurs de conservateurs..

Non monsieur, je suis français et je crois dans la souveraineté, l'indépendance et le savoir faire de haute qualité de mon pays. Tous nos aïeux ont transpiré des larmes de sang pour cela, alors arrêtez de les trahir !
a écrit le 05/03/2017 à 15:04 :
Rien qu'au titre, je sais avant de cliquer qu'il s'agit d'un article de Romaric Godin.
Quel dommage que vous vous abaissiez à l'anathème grossier et caricatural, avec ce titre (et ce n'est pas la première fois, d'habitude c'est Wolfgang Schaüble qui fait l'objet de votre ire).
D'autant qu'il ne reflète pas le ton de l'article, comme souvent argumenté et étayé.
M. Godin, vous valez mieux que çà. Merci.
Réponse de le 06/03/2017 à 20:28 :
Plutôt que d'attaquer le messager et critiquer la forme, que diriez-vous de porter la contradiction sur le fond de l'argumentaire de l'auteur?
a écrit le 05/03/2017 à 10:56 :
Entre des gens qu n'ont jamais rien fait de leur vie en dehors du politico-syndical (UNEF-MJS-parlement européen...) et quelqu'un qui a évolué au plus haut niveau des techniques financières le choix est vite fait.
a écrit le 05/03/2017 à 10:33 :
Respect ! Je vous donne ma réaction à chaud sur votre article. Vous avez ciblé de manière brillante le problème Macron vis-à-vis de la situation actuelle, que vous décrivez fort justement, et de la direction à donner à la politique financière et économique.
a écrit le 05/03/2017 à 10:28 :
Macron est tantôt le continuateur de gauche de la politique Hollande, tantôt un dangereux ultra-libéral selon ses détracteurs. Macron est un vrai libéral au sens anglo-saxon mais aussi un beveridgien comme beaucoup d'anglo-saxons également, c'est à dire quelqu'un qui pense qu'il appartient à l'état de protéger l'individu y compris socialement pendant qu'il libère l'économie. C'est donc une politique nouvelle qui taxera la rente improductive (assurance vie, immobilier...) au profit de l'actionnariat et de la création de valeur rémunérée par le salaire. Les jeunes qui veulent créer vont voter pour lui afin de mettre fin à 30 ans de gérontocratie de rentiers et de notaires. Peut-être cela fera-t-il revenir des ingénieurs de talent partis à Londres ou en Californie....
a écrit le 05/03/2017 à 5:56 :
Et quand il propose de profiter de ces taux d'intérêts pour investir n est ce pas une partie de la solution. Vous l'avez dit que l'austérité n'etait pas la solution alors qu'est ce que la solution ?
a écrit le 04/03/2017 à 20:33 :
Le problème n' est pas Fillon ou Macron, ce sont deux européïstes qui comme les autres- n' ont pas de programme mais celui de Bruxelles via les Gope .. Chaque ..président reçoit sa feuille de route annuellement la signe servilement en bas de page et la renvoie à son autorité. Que vous installiez Pierre, Paul, Jacques, n' aura aucune incidence sur votre quotidien car vous ne serez jamais compétitifs avec des salaires intra Union à 400 euros .. Et notre économie continuera d' être démantelée, sauf si vous élisez ASSELINEAU... CQFD.

Le reste est cinéma pour aveugles et mal-comprenants, très bien scénarisé médiatiquement et politiquement !

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
Réponse de le 07/03/2017 à 9:10 :
Exact, l'élection permettra de choisir soit un préfet de France aux ordres de Bruxelles, soit un président au service de la France indépendante. En tant que préfet aux ordres, Macron avec ses déclarations de crime contre l'humanité avec l'Algérie montre qu'il sera bien aux ordres de Bruxelles et pas au service des français. Il donne un gage de bonne conduite à Bruxelles, et peu importe ce qu'il pense réellement.
a écrit le 04/03/2017 à 18:18 :
Quel est ce faux problème , reprocher à quelqu'un de ne pas pouvoir se présenter à une élection parce que son métier ne serait pas compatible.
Pourquoi avec ce raisonnement ne pas exclure telle ou telle profession, les responsables de banques... ne sommes-nous pas en face d'une forme d'exclusion déguisée?
Il serait plus réjouissant de voir les vieux briscarts de la politique aux multiples mandats successifs, gérés avec adresse, de quelque parti qu'ils soient ,pour s'assurer des revenus réguliers et sans à coup tout au long de leurs vie, ou se croyant irremplaçables et d'un niveau bien au-dessus des chefs d'entreprises petites ou moyennes la plupart du temps.
Réponse de le 04/03/2017 à 18:52 :
L'argument central de cet article n'est pas qu'il faut exclure par principe tel ou tel curriculum ou compétence. Il est que, d'une part, Macron se pose en défenseur d'une logique très libérale et objectivement amicale envers la finance et l'actionnariat, familier qu'il est avec ce milieu. Et que d'autre part, on pense savoir après les nombreux soubresauts économiques, que la défense des intérêts dudit milieu conduit à une anémie de l'économie réelle et est contraire à l'investissement ainsi qu'aux intérêts des travailleurs et de l'emploi. En conclusion, le programme de Macron est dangereux et ne propose que de poursuivre dans une voix dont on sait qu'elle est problématique.

Argument que Macron a esquivé par une pirouette rhétorique comme un vulgaire politicien refusant d'être confronté à ses contradictions.
Réponse de le 05/03/2017 à 10:41 :
Il a déjà pris des décisions et guider des réformes qui sont allées dans le mauvais sens. Défiscaliser les actions gratuites n'a servi qu'à augmenter les dividendes de possesseurs de grandes fortunes. Défiscaliser de l'ISF les actionnaires va encore les alimenter. Mais ces gains n'iront pas alimenter le moteur de la croissance, la recherche et l'investissement, donc participer à la vraie lutte contre le chômage de masse que nous connaissons, causé par le système néo libéral et la financiarisation de l'économie. La France a été championne du monde au niveau distribution de dividendes en 2015 et 2016. Le CICE a été très mal ciblé. Il devait être conditionné mais ne l'a pas été. L'Unedic prévoit une nouvelle augmentation du chômage en 2017. S'il venait au pouvoir la déception serait telle qu'elle accélèrerait automatiquement la montée du FN et le rejet de l'Europe.
a écrit le 04/03/2017 à 18:15 :
les idées de Jacques Généreux font le poids justement face au péril Trumpiste et Lepéniste, il faudrait juste ne pas s'en rendre compte trop tard...
a écrit le 04/03/2017 à 16:24 :
Question :Comment sortir le pays de cette dette , et en combien de temps?

Comment faire appliquer , á toutes les entreprises " les grandes " les règles , en d'autres termes comment les faites payer ?

Comment lutter contre l'évasion fiscale , pendant son passage au gouvernement , il n'a pas trop transpirè sur le sujet .

Cdlt
a écrit le 04/03/2017 à 14:00 :
La dérégulation de la finance dont parle l'auteur à avoir avec la finance de marché et le "banquier d'affaire" travaille lui sur la "finance d'entreprise". Il n'y a aucun rapport entre les 2 et le problème est que l'attaque faite à macron dans c'est article est donc fondé sur une erreur.
Réponse de le 04/03/2017 à 16:27 :
La banque dans laquelle il a travaillé officie dans les métiers de la fusion-acquisition (ce que faisait Macron) et de la banque privée, donc qui a trait aux marchés financiers. Dois-je rappeler que Goldman Sachs opère également dans ces deux domaines, et que l'on critique fortement les actions des anciens de cette banque recyclés dans l'administration américaine ? Sans compter qu'il serait assez naïf de penser qu'il n'y a aucun rapport entre les fusac et les marchés financiers...
a écrit le 04/03/2017 à 13:25 :
...La France est le seul pays d'Europe où un salarié de banque (cadre supérieur, cadre ou assimilé, agent de maîtrise ou employé) se voit décerner le titre ronflant de «banquier»! Donc, bravo!..car ils sont plus de 300.000 dans ce cas!...Traitez-les donc plutôt de «bancaires», plus conforme avec leur statut de dépendance à un employeur (le «vrai» Banquier)!....
Réponse de le 04/03/2017 à 15:59 :
Sauf que Macron en tant qu'associé-gérant était bel et bien un banquier au sens où vous l'exprimez. L'est-il toujours? là est le problème...
Réponse de le 04/03/2017 à 18:05 :
@ Antoine:...Titre certes «sympathique», mais qui ne lui a pas donné accès au capital de Rothschild...Si pas d'accès au tour de table ni aux dividendes qui vont avec, pas de «Banquier»...En effet, il a été labellisé en tant que «Associé-gérant» en 2010, dans le cadre du régime des travailleurs indépendants (charges sociales, impôt sur le revenu et CSG à sa charge)! A ce titre, tout comme des millions d'autres indépendants, il a assuré des prestations de service!...Tout cela n'enlève en rien à ses notables qualités personnelles et professionnelles!...
a écrit le 04/03/2017 à 11:52 :
Macron au pouvoir, ce sera comme un ancien employé de casino nommé à la tête de la Brigade des Jeux. "The right man in the right place" en quelque sorte. Une vraie providence pour les petits malins : pour eux ce sera de plus en plus Bysance, ou l'Eldorado.
a écrit le 04/03/2017 à 11:47 :
Macron c'est de la déliquescence typiquement française
a écrit le 04/03/2017 à 10:35 :
Macron a compris qu'il faut réduire les prélèvements sur les entreprises (la production) et les reporter sur la consommation (CSG ). Mais il n'a pas compris qu'il fallait les reporter sur la consommation d'énergie. L'ENERGIE. Le travail et l'énergie, c'est la même chose: le travail produit de l'énergie, l'énergie remplace le travail en utilisant l'outillage (le capital). Une taxe sur l'énergie pour financer les charges sociales.
a écrit le 04/03/2017 à 6:05 :
Les banques les entreprises les emplois sont les très bienvenues en France, bravo Macron, courage !
a écrit le 03/03/2017 à 23:54 :
A propos de Macron: A ceux qui l’aimant bien et y détestent le PS.

Il est aujourd’hui 3 mars 2017, il est à 25% d'intentions de vote, alors chapeaux les médias, vous avez bien travaillé, maintenant, reste à savoir si cette tendance suivra réellement dans les urnes !! Pour ma part, ce n'est pas souhaitable, car je vois en lui une continuité de cette politique tant rejeté par les français, ce n'est finalement qu'un socialiste camouflé ! et Hamon n'est la que pour enlever des voix a JLM et éviter qu'il ne passe devant le PS.
Si BH a été leu cet grâce aux écolos de tout "poil" pour être le "plus" écolo compatible du ps (cet l'histoire de Podemos et le PSOEspañol)
Réponse de le 04/03/2017 à 9:49 :
Pas d'inquiétude quand aux journalistes et leur sondages bidon. Sarkozy était directement choisi lors de la primaire, voir si jamais il se trompais Juppé devait l'être pourtant... Pour celle de gauche c'était forcément Valls, la primaire n'était pas nécessaire pourtant... Plus qu'à voir les urnes de la primaire car dire à cout sur qui sera le futur président est impossible actuellement. A la fin du premier tour se sera facile celui présent contre le FN le sera !
a écrit le 03/03/2017 à 21:25 :
Mr Godin est un polytraumatisé de la grammaire : 8 fois le mot "grammaire" cité dans son papier. C'est le signe de sa difficulté à approfondir un argumentaire pauvre et superficiel.
Journaliste, banquier d'affaire, Il n'y a pas de sot métier. Et je rajouterais même : c'est très bien de parvenir à en changer.
Réponse de le 04/03/2017 à 7:58 :
Que le mot grammaire soit utilisé dix fois ou trente fois ne change rien à la pertinence du propos.
a écrit le 03/03/2017 à 21:19 :
La course poursuite entre les pays pour gagner des points de compétitivité est mortifère.
Les capitaux se déplacent à la vitesse de la lumière, allant d'un pays l'autre, le plus offrant.
Les crises financières qui se succèdent depuis 1987 , témoignent du dysfonctionnement de cette mondialisation débridée. Les salariés via le chômage et la précarité , sont les premières victimes. La finance mondialisée veut des profits, de la rentabilité immédiate.
L'alternative proposée aux citoyens du monde occidentale est, soit le protectionnisme , soit un libéralisme social ou carrément le libre échange anarchique non régulé. En France,
les politiques , malgré le référendum de 2005 , ont opté pour la mondialisation , pensant qu'une compétition entre les économies , apporteraient après des réformes structurelles des bénéfices économiques. Un diagnostic non vérifié dans un pays qui cumule dettes et chômage de masse, à qui l'on refuse toute spécificité en contestant même ses fromages
le droit élémentaire de choisir son destin. Macron est jeune , sa finance rédemptrice , annonciatrice de jour meilleur est son credo. Sa jeunesse est sa seule excuse mais, après tout, les générations précédentes ne se sont-elles pas battues pour des ismes chimériques?
Réponse de le 04/03/2017 à 11:25 :
Un système sans précarité ? toujours pas trouvé !
a écrit le 03/03/2017 à 19:53 :
UNE FORTUNE NE DISPARAIS PAS COMME CELA? OU ET PASSE LA FORTUNE DE MACRON??? LA PERSONNE LA PLUS DANGEREUSE LE MENTEUR///GANDHI///
a écrit le 03/03/2017 à 19:53 :
UNE FORTUNE NE DISPARAIS PAS COMME CELA? OU ET PASSE LA FORTUNE DE MACRON??? LA PERSONNE LA PLUS DANGEREUSE LE MENTEUR///GANDHI///
Réponse de le 04/03/2017 à 8:58 :
@verité : Pour echapper à l ISF il existe 3 methodes 1) méthode FH : ne pas se marier 2)méthode Bayrou: avoir des chevaux ( biens professionnels) 3) méthode Macron : gagner beaucoup d argent et faire travaux chez son épouse qui a biens personnels et faire la leçon de morale aux " rentiers" 😊..un vrai gauchiste
a écrit le 03/03/2017 à 17:59 :
vous pouvez interpréter le terme grammaire comme vous l'entendez, mais moi je ne l'ai pas compris comme vous. Il a plus trait à mon sens comme la compréhension nécessaire pour refaire de notre pays un pays attractif pour les investissements et avoir de meilleures perfs à l'export. Si ça marche ça se traduira par plus d'emplois et mieux payés.
Quant à la réforme du système mondiale de la finance, vous n'avancez pas de vision et encore moins de méthode (je ne vous en veux pas). Macron parle d harmonisation en Europe et de lutte contre les dumpings, je ne vois pas vraiment ce qu il peut raisonnablement avancer d'autres comme proposition.
a écrit le 03/03/2017 à 17:44 :
contrairement à d'autres politiques il a travaillé lui au moins ; lui reprocher son passé professionnel alors que l'on n'a jamais connu autre chose que la politique n'élève pas le débat
a écrit le 03/03/2017 à 16:57 :
Le soutien à Jean-Luc Mélenchon vient encore de faire des siennes...
Des affirmations erronées pour étayer son propos, un soupçon de calomnies, des comparaisons à l'emporte pièce ... le discours d'une extrême gauche en phase avec l'extrême droite : cela sent la défaite !
Réponse de le 03/03/2017 à 18:03 :
Traiter de mélanchoniste quelqu'un qui n'est pas dans la pensée unique est un peu réducteur! On peut parier sans trop de marges d'erreurs que la prochaine bulle financière qui explosera vous laissera pantois...
Et certainement qq millions de gens sur le carreau.
La valorisation boursière de Snapchat devrait vous faire réfléchir: 33 milliards de dollars, bien plus que de grandes entreprises industrielles.
Cette valorisation est purement fictive et ne repose sur aucune création de valeur (ou si peu...).
Réponse de le 03/03/2017 à 23:32 :
Snapchat, 33 milliards de dollars.
Cela suppose que l'acheteur de ce vent estime que ce vent va lui permettre de piquer 5 dollars mini en moyenne à chaque terrien, y compris ceux qui n'ont aucun internet, y compris les nouveau-nés et les vieillards...
En voilà de l'économie réelle et scientifique, celle qui sauvera le monde!
a écrit le 03/03/2017 à 16:55 :
Excellent article (comme toujours de Romaric Godin). Là où certains voient un pamphlet gauchiste, il n'est que vérité.
"Autrement dit, pour le candidat en marche, la banque d'affaires permet d'atteindre la vérité économique." Macron le dit, c'est vraiment ce qu'il pense et il ne peut pas penser autrement. Son logiciel lui dit que la dérégulation bancaire c'est bien, c'est la solution, alors il ne cherche pas à comprendre. Il applique. Et pourtant, la financiarisation de l'économie, la prééminence de l'actionnaire ne font que détruire l'économie depuis 1/2 siècle. Macron: Un banquier d'affaire... et c'est tout.
a écrit le 03/03/2017 à 16:52 :
Banquier? "Je suis empereur et il n'y a pas de sot métier." disait Marc-Aurele
Je préfère confier mon fric à un banquier compétent plutôt qu'à un fillou!
Réponse de le 03/03/2017 à 21:18 :
Ca va être d'autant plus amusant d'avoir un banquier d'affaire a la tête de l'état dans la grande crise qui vient.
a écrit le 03/03/2017 à 15:53 :
Sacré M.Godin, ou quand l'extrême gauche use des mêmes méthodes et éléments de langage que l'extrême droite !
En gros, vous essayez de nous le décrire comme le "petit banquier de Rotschild", et surtout, et c'est plus grave, vous essayer d'instiller l'idée qu'il leur a prêté une quelconque allégeance. Hors vous n'en avez AUCUNE PREUVE ! Je ne pensais pas que la Tribune autorisât autant de malhonnêtté intellectuelle dans ses colonnes.

Vous devriez user de votre énergie à défendre M.Mélenchon qui reprèsente parfaitement vos idées (anti-UE et anti-capitaliste), plutôt que de vous complaire à frayer avec la fange populiste en nous sortant un article à charge fantaisiste sur Macron, chaque jour.
a écrit le 03/03/2017 à 14:48 :
Pour la France de 2017, le problème numéro 1 n'est pas l'économie (évidemment ça passe difficilement sur La Tribune ou les Echos).

Car aujourd'hui même les pays "compétitifs" ne crée pas 2 % de croissance pour au minimum 3 % de déficit. On s'endette .. preuve que la machine est cassée.

Le vrai sujet est culturel et identitaire. ça au moins, on peut agir.
a écrit le 03/03/2017 à 14:46 :
Le programme de Macron parait assez cohérent, et assez flou, pour satisfaire un électorat un peu perdu, qui veut du changement sans pour autant faire la révolution. Mais Je ne peux pas m’empêcher de faire un rapprochement entre Macron et Pompidou, ne serait-ce que par leur passage chez les banquiers Rothschild. Pompidou reste celui qui a asservi l‘état français aux marchés par les lois bancaires de1973, ce principe, étant repris pour l’Europe, lors de l’établissement du traité initial de Maastricht. Comme le dit bien Mr Godin, cette connaissance de la « grammaire financière » est une arme à double tranchant. A la suite, de la crise bancaire de 2007, la plupart des autorités politiques européennes, avaient suggérés la séparation banques de dépôt et banques d'affaires.
« https://www.lesechos.fr/26/06/2015/LesEchos/21967-051-ECH_pourquoi-il-faut-separer-les-banques.htm#uEpM30YhJAAR56qV.99 »
Mais en 2013 malgré la volonté affichée de Hollande, le lobby bancaire français a effrayé et dissuadé les politiques, de finaliser cette solution. Quelle fut le rôle du conseiller Macron à cette époque ? J’aimerai que le candidat Macron s’explique à ce sujet.
Je n’envisagerai, de voter pour lui,que s’il se positionne:
1) sur la modification des statuts de la BCE afin que celle-ci puisse prêter directement aux états.
2) Qu’il agisse fermement, en faveur d’une loi de séparation bancaire réelle.
Réponse de le 03/03/2017 à 18:06 :
Pour votre 1/ c'est déjà factuellement le cas,
2/ notre modèle bancaire dit universel a très bien résisté à la crise, celles qui ont plongé c'est Natixis ou Dexia, des non universelles. Il y a des ratios prudentiels ou des mesures en place pour séparer les activités au sein des établissements (on peu auditer pour savoir s il en faut plus certes)

Moi dans les statuts de la BCE ce que je veux c'est un objectif en terme de croissance, d'emploi et pas uniquement des objectifs d'inflation et de stabilité.
Réponse de le 03/03/2017 à 18:17 :
Vous êtes sérieux ? Vous pensez vraiment que Macron, à lui tout seul avec ses petits bras musclés, va pouvoir (même s'il le voulait) changer quoi que ce soit aux règles des institutions européennes (produit d'un consensus obtenu comme tout consensus, avec du positif et du négatif pour chacun des Etats membres) et plus encore dans le sacro-saint de la BCE, chasse gardée des Allemands ? Et qu'il agisse en faveur d'une loi de séparation bancaire alors qu'il a tout fait, comme dit dans l'article, pour saboter une proposition bien moins ambitieuse ?
Réponse de le 04/03/2017 à 15:54 :
@Réponse de @charly 10
Avant tout ; Vous ne vous êtes pas identifié, on peut supposer que je réponds à ma question. C’est vrai qu’il faudrait que « web master » modifie la logique de réponse pour faciliter le dialogue.
Réponse à votre remarque
« 1) c’est factuellement le cas »
Pas exactement, même si la BCE rachète de la dette d’état à tour de bras depuis 2 ans, le trésor va toujours chercher l’argent sur les marchés. La spéculation sans logique, sur la dette des états n’est plus concevable !!
Réponse de le 05/03/2017 à 10:42 :
Il y a sans doute des similitudes avec Pompidou mais c'est plutôt flatteur comme rapprochement. Pompidou a contribué beaucoup au développement économique et industriel de la France.
a écrit le 03/03/2017 à 14:13 :
Vous les journaliste, vous êtes tous aux service des partis politique. Lorsqu'ont vous fait la remarque. Vous sortez des arguments soit disant que vous avez le droit de vexer les gens. Ils suffit de lire chaque publication de médiat part concernant M. Macron pour comprendre qu'il n'est pas tendre avec lui par rapport aux candidat de gauche.
Réponse de le 05/03/2017 à 10:07 :
On dirait du Sarkozy dans le texte. C'est évident que les journalistes n'ont aucune indépendance. Le rédac chef leur dit : Coco tu me revois ton papier c'est la gauche qui nous finance, n'oublies pas !
a écrit le 03/03/2017 à 13:14 :
Excellent article il est évident que même si macron le cache mieux que fillon, que ce soit l'un ou l'autre c'est la finance installée à la présidence.

Mais bon l'analyse que vous ne faites pas c'est l'état déplorable de notre économie dans laquelle les possédants sont en train de détruire leurs outils de production, qui sont aussi les nôtres, enfin qui sont vitaux pour nous autres, le contexte est donc dramatique c'est le chaos néolibéral installé donc franchement une bonne crise financière qui ravage le secteur bancaire, franchement vous ne pensez pas que ce serait la solution sachant que l'on voit très mal trump les sauver ces établissements financiers ?

Oui il est évident qu'en europe on les sauvera, les allemands paniqueraient trop à l'idée de voir leurs banques s'effondrer mais les états unis assainissant ainsi leur économie se retrouveront avec plusieurs longueurs d'avance irrattrapables par tous les pays du monde qui auront fait le choix de les sauver ces p... de banques.
a écrit le 03/03/2017 à 12:49 :
La finance est apolitique, mondialiste et n'a qu'un but: la monnaie!
a écrit le 03/03/2017 à 12:42 :
Je trouve intéressant que l'on ait enfin des commentaires équilibrés sur Macron alors que jusqu'aujourd'hui on parlait de lui en permanence pour rien. Cela aurait été intéressant de parler de son patrimoine qui s'est volatilisé avant sa prise de fonction en 2012. Si le Canard Enchaîné s'est trompé, il doit être facile à Macron de le démontrer. Mais bon, ça aussi, c'est faire le lit du FN. Ca en devient pathétique.
Réponse de le 03/03/2017 à 13:54 :
Il existe un blog qui se pose pas mal de questions sur le patrimoine de Macron:

http://www.les-crises.fr/
a écrit le 03/03/2017 à 12:34 :
Pas souvent d accord avec l auteur mais ici helas je crains qu il ait raison. Macron voit la finance comme la solution et non le probleme. Le probleme n est en effet pas que Macron ait fait 4 ans dans une banque d affaire (c est surement d ailleurs mieux que 4 ans dans un ministere ou une dependance de l etat (genre FT/INA) ou pullulent les enarques dans son genre). Mais si macron pense reellement que la solution c est plus de finance on a un sacré probleme (car la prochaine deflagration ca va faire mal).

PS: l auteur s arrete un peu a mi chemin sur la finance. Si la demande de rendement est telle c est ausi a cause d un changement majeur dans la societe occidentale. Il faut payer les retraites (fond de pension) et donc le capital doit etre rentable et pour attiter les dits fond de pension, il faut promettre d etre plus rentable que le voisin
Meme google qui ruait dans les brancards a fini par rentrer dans le moule: alphabet est entrain de liquider tout ce qui n est pas rentable a court terme
a écrit le 03/03/2017 à 12:33 :
Bravo, belle analyse et beau verdict. Vous détonnez dans le concert de louanges des médias mainstream à l'adresse de E. Macron.
a écrit le 03/03/2017 à 12:21 :
A force de répéter des erreurs, elles finissent par être vues comme des vérités: contrairement à ce que veulent faire croire les idéologues comme M. Aglietta, la crise vient d'une création monétaire débridée par des Etats surendettés qui ont vu la déréglementation comme un moyen de se financer plus facilement. Un peu comme ces conducteurs qui ont un accident à 200 km/h sur une petite route, et accusent le constructeur de la voiture.
Réponse de le 03/03/2017 à 12:38 :
C'est vrai que "les profits d'aujourd'hui feront les investissements de demain et les emplois d'après-demain", ce n'est pas idéologique...
Réponse de le 03/03/2017 à 14:00 :
Ce n'est pas la déréglementation bancaire qui a permis aux Etats de s'endetter. La dette d'Etat existe depuis très longtemps, bien avant que les banques ne soient régulièrement cités comme bouc-émissaires de tous les pbs.
Réponse de le 03/03/2017 à 18:10 :
Visiblement vous n'avez pas suivi le film. La crise des subprimes est une crise de la dette privée! Mais comme les Etats ont été obligés de sauver les banques, c'est devenu une crise des dettes souveraines...
Révisez avant de dire n'importe quoi!
a écrit le 03/03/2017 à 12:21 :
Les banques les entreprises et leurs emplois sont les très bienvenues en France, bravo Macron courage !
a écrit le 03/03/2017 à 11:45 :
Je ne prends même plus la peine de lire.
Le matraquage continu avec Macron commence serieusement à m'agacer.
Réponse de le 03/03/2017 à 12:27 :
vous avez tord, cet article est bon (et anti macron ,comme quoi on peut pas accuser la tribune de propagande macron)
Réponse de le 03/03/2017 à 16:17 :
Que l'article soit pro ou contre Macron importe peu.
Le fait est que la tribune met outrageusement en avant ce candidat.
C'est de loin celui autour duquel tournent tous les sujets, éclipsant par là les propositions des autres candidats.
Par contre à la différence de ce qui est fait pour Fillon et Le Pen, les sujets réellement gênants sont consciencieusement évités. C'est ainsi qu'il n'y a pas un mot, pas une enquête, pas un article tampons d'expliquer comment Macron a dilapidé ou peut-être camouflé au fisc (ça s'est vu lors de ce quinquennat si vous vous souvenez) plus de 2 million d'euros en 3 ans.
a écrit le 03/03/2017 à 11:40 :
Oh Ma Tribune, donne nous notre Macron quotidien...

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