Mais depuis 2012, l'action gouvernementale vise surtout à relancer la croissance. Une croissance en panne depuis 2011. Dès le mois de juin, les prévisions de croissance du gouvernement sont menacées. L'Insee vise une croissance de 0,7% quand Bercy tablait sur une hausse de 1% du PIB cette année.
Pourtant, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) devient une réalité pour les entreprises. Les premiers versements du CICE ont été effectués en août. Selon l'Insee, Les entreprises ont touché en moyenne 877 euros par salarié.
Réactivé par Arnaud Montebourg en novembre 2013, le fonds de développement économique et social (FDES), dit fonds de résistance, dispose d'une enveloppe de 300 millions d'euros. Dépendant de Matignon, le Conseil d'analyse économique remet en cause son efficacité.
Pour tenter d'apaiser les chefs d'entreprises, l'exécutif a lancé un choc de simplification. Thierry Mandon, le secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification auprès du Premier ministre multiplie les annonces.
Le commerce extérieur souffre. La diplomatie économique mise en place par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est pour l'instant inefficace.
Cadeau de Noël avant l'heure, François Hollande a promis qu'il n'y aurait pas de nouvelles hausses d'impôts d'ici la fin du quinquennat, au risque de compliquer un peu plus la tâche du ministère des Finances qui tente désespérément la martingale permettre à la France de respecter ses engagements communautaires en matière de déficit public.
En attendant, l'activité étant en panne, les sureffectifs dans les entreprises restant élevés, le marché du travail reste bloqué. Faute de moyens, le gouvernement n'a pu augmenter son effort budgétaire en faveur de l'emploi. Mais celui-ci reste élevé.