Le choc du coronavirus raconté par les Bourses mondiales
Julia Blancheton
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Mi-février 2020, le choc est inédit. La pandémie de Covid-19 a fait s'effondrer les Bourses mondiales. Les indices, en chute libre, ont tous perdu entre 35 et 40% de leur valeur en un temps record. Le krach a été suivi d'un net rebond, mais les indices ne sont pas tous remontés de la même manière. En Allemagne, le Dax 30 a repris des couleurs dès le mois de juin - avec plus de 6% de hausse sur le mois -, alors que le CAC 40 évolue plus lentement (moins de 3% de hausse sur la même période). Comment expliquer de telles disparités entre les indices ?
L'indice allemand, qui atteint aujourd'hui plus de 13.200 points, a pu bénéficier rapidement de l'impact de la reprise du commerce mondial. Le pays est en effet très industrialisé et très ancré dans le commerce mondial. Le CAC 40 est quant à lui à la traîne et se situe encore 20% en dessous de sa valeur de début d'année. Et l'écart risque de se creuser... « En France, le plus gros du choc va probablement se produire dans les deux prochains trimestres », anticipe l'économiste Véronique Riches-Flores.
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La crise n'a pas non plus épargné l'économie espagnole qui peine à se relancer. A date, l'Ibex 35 se trouve encore privé d'un tiers de sa valeur d'avant-crise avec à peine 7.000 points contre plus de 9.500 en janvier. Toutefois, le possible rapprochement entre les deux établissements bancaires espagnols, CaixaBank et Bankia, pourrait redonner une impulsion positive aux marchés. « Les OPA plaisent généralement aux investisseurs, cette union pourrait être une bonne opportunité pour rebooster l'économie espagnole », d'après Alexandre Baradez, Responsable Analyses Marchés d'IG France.
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