Les Bourses chinoises rechutent brutalement

 |   |  308  mots
L'économie n'a pas montré de signes de reprise après plusieurs baisses des taux d'intérêts, explique Zhang Haidong, chef stratégie à Jinkuang Investment Management à Shanghai.
"L'économie n'a pas montré de signes de reprise après plusieurs baisses des taux d'intérêts", explique Zhang Haidong, chef stratégie à Jinkuang Investment Management à Shanghai. (Crédits : © Lucas Jackson / Reuters)
La Bourse de Shangai a connu son plus fort recul sur trois semaines, en enregistrant une baisse de 6,1% en deux jours. Les investisseurs réagissent à la campagne de répression contre les transactions jugées illégales, et aux derniers indicateurs économiques décevants.

Après plusieurs hésitations ces trois dernières semaines, les Bourses chinoises ont replongé brutalement ces deux derniers jours. La Bourse de Shanghai a chuté de 3,5%, mardi 15 septembre, à 3.005,17 points. Et ce, après avoir plongé de 2,67% lundi. Sur deux jours, cela représente une chute de 6,1%, soit la plus importante baisse en trois semaines. Et l'indice CSI300 des principales valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen a quant à lui chuté de 3,93%.

Le marché est notamment plombé par les nouveaux indicateurs du week-end. En effet, la production industrielle et l'investissement, plombé par l'immobilier notamment, ont augmenté moins qu'attendu au mois d'août.

Les investisseurs ont également réagi à la vaste campagne de répression menée par les régulateurs contre les transactions jugées illégales. Pourtant, les autorités de régulation des marchés financiers avaient promis lundi soir que la lutte contre les appels de marge illégaux, qui ont permis à de nombreux boursicoteurs d'emprunter pour acheter des actions, n'aurait qu'un impact limité sur le marché.

"L'économie n'a pas montré de signes de reprise"

Par ailleurs, les dernières mesures prises par le gouvernement chinois n'ont pas eu l'effet escompté, analyse Zhang Haidong, chef stratégie à Jinkuang Investment Management à Shanghai, cité par Bloomberg."L'économie n'a pas montré de signes de reprise après plusieurs baisses des taux d'intérêts (cinq depuis novembre, NDLR) [...], alors que les attentes de résultat autour de la dévaluation du yuan se font toujours attendre".

Avec cette dévaluation du yuan, la Chine espère notamment relancer ses exportations. Une perspective à laquelle plusieurs société croient. Au salon de Francfort, le président du directoire de PSA a estimé que la baisse du yuan pourrait accélérer le projet de PSA Peugeot Citroën d'exporter depuis la Chine des véhicules en Asie du Sud-Est.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/09/2015 à 16:02 :
Après une pause concédée aux perdants, la dictature chinoise poursuit sa politique d'étouffement monétaire du secteur Pacific. Après le démontage en cours de Taïwan viendra celui de Shangaï avec par ce biais une asphyxie de la Corée du Sud. Ce mouvement d'ensemble revient à un cheval de Troie inversé ou si l'on préfère une technique Pearl Harbour : on prépare un appât, peu protégé, qui fait entrer les prédateurs puis l'on referme la nasse et l'on pose à ceux qui y restent pris ses propres conditions de survie. Aux autres zones de construire les moyens de se défaire de cette emprise. Un précepte dit que dans un ménage à trois il faut faire partie des deux. Nous verrons si cette manoeuvre est une entente sino-caucasienne pour dominer en s'auto-renforçant mutuellement, le monde des états tiers. Bien entendu Europe et Alena pour le moins, les deux blocs caucasiens fusionneraient avec leurs zones "captives"associées faisant un pendant sérieux au programme asiatique. Nous nous serions ainsi choisi, dans cette hypothèse, une partie adverse afin d'affaiblir toute autre option d'un autre bloc. Pourtant, la Chine versera-t-elle dans l'expansionniste comme nous le faisons ? Elle tisse des liens assez ponctuels mais rien n'est moins assuré. Quoiqu'il en soit et bien que les paradigmes économiques et politiques soient différents, il faut voir alors le pays comme un partenaire stratégique. L'idée démocratique est bien loin.
a écrit le 15/09/2015 à 14:53 :
Les pourcentages de baisses entre deux journées différentes ne sont pas sommable directement. Un pourcentage se faisant sur un volume, et les volumes étant différents entre les deux jours
a écrit le 15/09/2015 à 13:26 :
oui mais vu que ca a pris 150% en un an, c'est tjs 60% au dessus du niveau de depart!
a écrit le 15/09/2015 à 13:24 :
quelle population peut croire aux racontars des politiques ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :