Nucléaire : EDF en discussion avec 8 pays européens pour vendre ses EPR
Juliette Raynal
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Centrale nucléaire sur le site de Dukovany en République tchèque.
Unsplash licence - Lukáš Lehotský
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Centrale nucléaire sur le site de Dukovany en République tchèque.
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... doutable concurrence.
,
via la prolongation des centrales existantes et la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR 2, voire quatorze, on pourrait penser,
en toute logique, que l'électricien tricolore décide de se concentrer uniquement sur son marché domestique. La réalité est tout autre : pour EDF, l'export reste crucial.La semaine dernière, les équipes de l'énergéticien français ont fait le déplacement à Prague afin de commencer à remettre une offre ferme pour la construction d'un, voire quatre EPR en République Tchèque.
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Ce n'est pas tout. L'entreprise, désormais 100% détenue par l'Etat français, entend surfer sur le retour en grâce du nucléaire, boosté par l'invasion russe de l'Ukraine, pour décrocher des contrats en Pologne, en Finlande, en Suède, aux Pays-Bas, en Slovaquie, en Slovénie, et même en Italie, qui songe de plus en plus sérieusement à revenir à l'atome civil.
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Aux Pays-Bas, EDF mène actuellement une étude de faisabilité pour l'implantation de deux réacteurs sur le site de Borssele, au sud-ouest du territoire. En Pologne, qui a choisi l'an dernier le groupe américain Westinghouse pour ses premiers réacteurs, des discussions sont en cours pour le développement de 2 à 4 réacteurs sur un site au sud du pays, là où se concentre son industrie. En Slovaquie, il est question de deux réacteurs, tandis que la Slovénie réfléchit à un réacteur qui pourrait également impliquer la Croatie et l'Italie, laquelle réfléchit aussi au déploiement de petits réacteurs modulaires (SMR en anglais). Pour convaincre son voisin, l'électricien français mise notamment sur sa filiale italienne Edison, acquise non sans difficultés il y a une dizaine d'années. Désormais, « nous sommes considérés, à juste titre, comme Italiens en Italie. C'est précieux », pointe une source proche du dossier. En Finlande où l'EPR d'Olkiluoto construit par Areva et Siemens a été mis en service cette année après 13 ans de retard, le groupe tricolore imagine développer un EPR de moyenne puissance (environ 1.200 mégawatts, contre 1.600 à Flamanville) et planche aussi sur le déploiement des SMR.
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Juliette Raynal