Le cannabis médical va-t-il fleurir en France ?
Emilie Guédé
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Les médecins vont-ils bientôt pouvoir prescrire du cannabis ? Après des années d'atermoiements, les pouvoirs publics semblent prêts à franchir le pas. Le prochain budget de la Sécurité sociale, examiné au parlement cet automne, devrait acter l'entrée dans le droit commun du cannabis thérapeutique) à la fin de l'expérimentation en cours (qui a été prolongée d'un an), fin mars 2024. Les derniers arbitrages sont attendus ce mois de juillet.
Depuis son lancement, au printemps 2021, 2.600 patients ont été inclus dans la phase d'essai. Elle vise d'une part à « évaluer la faisabilité du circuit de mise à disposition du cannabis », et d'autre part à « recueillir les premières données françaises sur l'efficacité et la sécurité de son utilisation dans un cadre médical en vue de déterminer si elle pourra, à terme, être généralisée », rappelle l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
Mais pas question de fournir les participants en joints. Le cannabis médical peut être consommé sous forme de fleurs séchées à vaporiser pour inhalation ou d'huiles à prendre par voie orale. Ces produits contiennent du CBD, du THC, ou les deux.
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Cinq indications sont concernées : douleurs neuropathiques réfractaires, symptômes associés aux cancers ou à ses traitements, épilepsie, soins palliatifs et sclérose en plaques. Nicolas Authier, président du comité scientifique temporaire chargé du suivi de l'expérimentation et chef du service de pharmacologie et médecine de la douleur au CHU de Clermont-Ferrand, observe :
Autorisée à des fins thérapeutiques dans 22 pays de l'Union européenne, cette plante reste considérée comme un stupéfiant et l'amalgame est fréquent entre les différents usages.
Emilie Guédé