« Peu de décisions de politique économique sont prises avec des éléments rationnels »

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SCIENCES VS CROYANCES #1. Face aux fausses informations, aux opinions qui ne disent pas leur nom, un esprit critique est à développer. C'est la proposition du nouveau format vidéo « Sciences VS Croyances », créé par La Tribune, et qui donne la parole à des experts pour confronter les idées reçues aux faits rationnels. Pour le numéro 1, Olivier Ezratty, expert et consultant dans le digital, aborde l'épineuse question de la science économique.

Plus de la moitié (54%) des Français se dit intéressée par l'économie, selon la dernière étude d'octobre 2019 publiée par Kantar. Or, sur le sujet, des croyances populaires se font jour. Par exemple, sur la hausse des prix, « la moitié des Français (53%) surestime l'inflation, estimant que cette dernière a été de plus de 2% en un an, contre 0,9% dans les faits », explique Kantar qui a interrogé 1.005 personnes âgées de plus de 18 ans.

Pour aller à rebours de ces idées reçues, Olivier Ezratty, expert et consultant dans le digital, a accepté de parler des mythes qui entourent l'économie dans ce premier épisode de « Sciences VS Croyances ». Farouchement opposé à « l'obscurantisme scientifique », @olivez sur Twitter est aussi l'auteur d'un « Guide annuel des start-up » et de plusieurs ebooks sur les grandes tendances de l'économie numérique et d'un rapport annuel sur le CES de Las Vegas. Il tient également le blog « Opinions Libres ».

Dans les prochains numéros, experts et scientifiques viennent défendre un point de vue rationnel et l'usage de la raison, face aux croyances et aux idées préconçues qui se diffusent, tels des échos sur nos réseaux, en matière de santé, médecine quantique, IA, énergie, informatique, écologie et environnement, etc.

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Commentaires
a écrit le 30/12/2019 à 12:33 :
Si j'ai bien compris (?) La Tribune se ferait le parangon du positivisme réaliste, au cas où l'on n'en ferait pas encore assez. Par l'exemple, pour ce qui est du numérique, l'IA, dont on nous rabat les oreilles, est une belle abstraction et un non-sens "irrationnel" (tiens tiens) que de plus en plus d'experts du domaine dénoncent allègrement. A ce sujet je conseille le bouquin de Julia (un expert du numérique plus que reconnu) qu'il a intitulé "l'Intelligence artificielle n'existe pas". Parler d'un "point de vue rationnel de l'usage de la raison" c'est presque un pléonasme. Le rationnel, c'est d'abord un rapport (ratio) et donc la comparaison d'un état à un autre. Ce qui est la base de l'exploitation du numérique. L'irrationnel c'est ce qui, sortant ou sorti de ce rapport, permet à l'intelligence de découvrir, puis de "créer", en se servant par la suite des outils…rationnels. L'Homme crée des outils avec son intelligence, et la Science n'est pas que le résultat de l'observation mesurée et mémorisée, d'ailleurs Einstein disait "il n'y a pas d'autorité humaine au royaume des chercheurs de la vérité, quiconque veut y jouer les censeurs fait tonner le rire de Dieu." L'abus du rationnel et de l'outil numérique risque, comme ce fut le cas avec la thermodynamique, en son temps, de bloquer d'autres avancées de l'humanité pour un temps bien long...
a écrit le 20/11/2019 à 19:17 :
Kantar s'appuie sur les chiffres de l'INSEE pour déterminer une inflation à 0,9, je suppose

mais comme tout bon institut qui ne sait que s'appuyer sur des moyennes (ne sachant pas exactement ce qu'est une moyenne en économie)
il (cet institut) compare une estimation du ressenti ("estimant que cette dernière a été de plus de 2%") face un calcul nébuleux de l'INSEE
c'est super intéressant de voir qu'il "s'agit de croyances populaires"
c'est comme comparer une "moyenne sectorielle" : "les salaires des ouvriers et employés" ont augmentés de 1,8 %
: supérieur à une "moyenne générale" de 0,9 % d'inflation
(en analyse financière ca passe pas se genre de truc)

avant de jouer les pseudos scientifiques, commencez par vous poser des questions

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