RSE : 10 bonnes pratiques pour en faire une véritable stratégie d'entreprise
Ingrid Labuzan
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... ociétale des entreprises).
Pour améliorer la lisibilité, nous avons divisé les initiatives en trois catégories : Environnement ; Social et gouvernance ; Transformation du modèle économique. Dans les faits, bien entendu, ces pratiques sont transverses dans l'entreprise et se recoupent entre elles.
1 - Réduire l'empreinte carbone de l'entreprise
Appliquer la taxonomie
L'Union européenne a décidé de classer les activités économiques en fonction de leur impact sur le climat. Une taxonomie grâce à laquelle le groupe Suez est parvenu à calculer la part « verte » de son chiffre d'affaires 2020, en se basant sur le règlement 822/2020 du 18 juin 2020 et l'acte délégué de novembre 2020. Il a classifié ses activités, entre les catégories « éligible, admissible, aligné, non-définie dans le référentiel et exclue ». Résultat, 74% de son chiffre d'affaires est vert au regard de la taxonomie ; 65% des activités sont éligibles et 9% admissibles à la taxonomie. Les autres sont qualifiées à 18% comme non-définies par le référentiel et 8% en sont exclues. Une classification qui facilite ensuite la transformation des activités et le fléchage des investissements.
S'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris
Autre texte de référence pour les entreprises, l'Accord de Paris. Dans son plan RSE - intégré à la stratégie « Reinvention 2025 du Groupe » -, le Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs va se fixer un objectif d'alignement sur la trajectoire carbone définie par l'Accord, visant à limiter le réchauffement à +2°C d'ici la fin du siècle. Le groupe base sa méthodologie sur les Science-Based Targets, qui l'engagent dans une réduction chiffrée de ses émissions de CO2, sur un temps donné.
2 - Revoir les modes de production pour réduire la consommation de ressources naturelles
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La consommation de ressources naturelles est souvent associée à l'énergie. Cela recouvre en réalité un champ d'action beaucoup plus large. Décathlon, par exemple, modifie ses méthodes de production, au travers d'une démarche d'éco-conception et d'éco-design. Elle consiste à prendre en compte l'environnement dès les premières étapes de la conception et lors de l'ensemble du cycle de vie du produit. Les produits concernés doivent répondre à l'un de ces deux critères :
. Soit leur impact environnemental doit diminuer d'au moins 10% par rapport au modèle précédent, sur au moins deux des indicateurs suivants : changement climatique, pollution de l'air, pollution des eaux et épuisement des ressources.
. Soit ils doivent justifier de certaines actions de conception précises, comme au moins 70% du poids du produit en polyester recyclé, un tissu composé d'au moins 90% de coton issu de l'agriculture biologique, des teintures moins consommatrices en eau...
Ingrid Labuzan