Ana Botin prend la succession de son père à la tête de Santander

La fille aînée d'Emilio Botin, décédé mercredi d'une crise cardiaque, prend les rênes de la plus grande banque espagnole. Entre la crise financière et le développement international, de nombreux défis l'attendent.
Les 25 années passées au sein de l'entreprise familiale lui auront permis de gravir les échelons jusqu'au plus haut poste. (Reuters)
Les 25 années passées au sein de l'entreprise familiale lui auront permis de gravir les échelons jusqu'au plus haut poste. (Reuters) (Crédits : Reuters)

La dynastie des Botin est perpétuée à la direction de Santander. La première banque de la zone euro vient de se choisir une nouvelle présidente exécutive en la personne d'Ana Patricia Botin, qui marque l'arrivée de la cinquième génération de la famille aux plus hautes responsabilités.

"Le conseil d'administration de la Banque Santander s'est entendu à l'unanimité sur cette nomination [...]. Ana Botin est la personne la plus apte de par ses qualités personnelles et professionnelles, son expérience, son parcours au sein du groupe et la reconnaissance unanime dont elle bénéficie à l'international" a précisé le groupe dans un communiqué cité par le journal El Mundo.

Une ascension en interne

Si le défunt Emilio Botin était resté jusqu'alors très discret au sujet de sa succession, sa fille aînée était néanmoins déjà pressentie à ce poste. A 53 ans, cette native de Santander (capitale de la Cantabrie au Nord de l'Espagne) a fait presque toute sa carrière dans le secteur bancaire.

Après des études à la prestigieuse université d'Harvard et titulaire d'une maîtrise en économie de l'université américaine de Bryn Mawr, elle part faire ses armes à la banque d'affaires américaine JP Morgan de 1981 à 1988.

Elle rejoint l'année suivante le comité de direction de Banco Santander, en passe d'être transformée par son père de banque régionale en champion international. Emilio Botin lui confie les activités en Amérique latine et le développement de la banque d'investissement.

Celle qui n'est encore que la fille de son père doit alors "faire ses preuves comme tout le monde", confie-t-elle à l'époque au Financial Times.

Des défis majeurs à relever

Les 25 années passées au sein de l'entreprise familiale lui auront permis de gravir les échelons jusqu'au plus haut poste, juste après avoir dirigé la filiale britannique de Santander. Une expérience qui ne sera pas inutile pour faire face aux nombreux défis qui l'attendent, comme le rappelle le quotidien El Pais.

A commencer par la crise économique : "l'une des conséquences de l'hécatombe financière est que les institutions internationales ont exigé une augmentation du capital des banques" note El Pais. Ajouté au manque de crédit qui a affaibli les marchés, la rentabilité des actions bancaires de Santander comme de ses consœurs a chuté. Mais Ana Botin peut rester sereine sur la santé actuelle de la banque : après n'avoir fait qu'une bouchée de sa concurrente Banesto en 1994 puis d'Abbey National en 2004, Santander a traversé sans trop de dommages la crise du secteur et résisté à la tourmente du marché.

Consolider Santander à l'étranger

L'un des autres enjeux de cette nouvelle présidence sera de consolider la banque dans les dix grands pays où elle est implantée. Bien que chaque division ne soient pas d'égale importance, Ana Botin devrait au moins maintenir cette diversification géographique analyse El Pais.

"L'Espagne, le Brésil et les Etats-Unis seront les secteurs qui lui demanderont le plus de temps et d'attention car elle devra les redresser pour parvenir à en tirer tout leur potentiel aujourd'hui peu exploité" pointe Inigo Vega, expert bancaire chez Nau-securities.

Une nouvelle suivie de près par le gouvernement

Cette nomination est en tout cas un événement pour le pays qui peine dans la voie du redressement. Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a ainsi souhaité encourager Ana Botin dans ses nouvelles fonctions. "J'espère que les problèmes actuels seront résolus avec le plus de célérité possible" a-t-il appuyé.

Car si la puissante Santander venait à faillir, cela aurait un effet contagieux pour tout le secteur financier espagnol et sur la Bourse nationale prévient El Pais.

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Commentaires 2
à écrit le 11/09/2014 à 20:26
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Je la trouve toute belle, même très belle ! Cela me change des présentatrices des chaine françaises Par ailleurs, j'aimerai l'aider dans sa tâche ! Bonne Chance !

à écrit le 11/09/2014 à 13:36
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cela tombe bien j'ai besoin d'un prêt , un petit rendez-vous avec la dame s'il vous plait .

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