
Annoncé en juin dernier, le nouveau service de paiement fractionné d'Apple est officiellement disponible aux Etats-Unis, dans une version bêta, avant une généralisation prévue avant la fin de l'année.
Concrètement, la fonction « Pay Later » est intégrée au portefeuille numérique (wallet) Apple Pay de l'iPhone ou de l'iPad. Elle permet de sélectionner une option de paiement fractionné, pour des montants de 50 à 1.000 dollars, pour tous les achats effectués en ligne ou au moment du passage en caisse au magasin. Les remboursements sont effectués en quatre fois, étalés sur six semaines, sans frais de retard, ni intérêt. L'ensemble des échéances à venir sera présenté dans le tableau de bord du wallet. Le coût du crédit sera donc supporté par le commerçant.
Si Apple travaille en partenariat avec Goldman Sachs sur le crédit à la consommation, la firme à la pomme a créé une filiale à 100 %, Apple Financing, pour proposer le paiement fractionné. Et c'est bien Apple qui va contrôler la solvabilité des clients, utilisant le savoir-faire de la fintech britannique Credit Kudos, rachetée l'an dernier pour 150 millions de dollars, et spécialisée dans le scoring via la consultation de comptes bancaires (open banking).
Garder la maitrise des données
Alors qu'Apple multiplie les incursions depuis des années dans les services financiers, c'est la première fois que le groupe développe un nouveau service financier entièrement en interne, en captant l'ensemble de la chaîne de valeur (à l'exception de l'outil anti-fraude, développé par Mastercard). Du coup, Apple conserve les commissions d'interchange, mais surtout, il n'a plus besoin de partager les données de ses utilisateurs avec des tiers.
Un élément crucial alors que le groupe fait désormais de la confidentialité des données un axe stratégique majeur. Toutefois, Apple précise que sa filiale Apple Financing prévoit de transmettre les données du paiement fractionné aux agences de notation de crédit aux Etats-Unis dès l'automne prochain.
Le sujet du paiement fractionné comme un élément alimentant le surendettement des ménages est clairement mis en avant par les régulateurs et les associations de défense des consommateurs, surtout depuis la hausse des prix.
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