Impôts : le cauchemar de la déclaration des revenus des cryptomonnaies

Maxime Heuze
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Le compte à rebours fiscal est enclenché et les contribuables ont jusqu'au 25 mai (en zone 1), 1er juin (en zone 2) ou 8 juin (en zone 3) pour déclarer leurs revenus 2022. Et pour ceux qui ont succombé à l'achat de cryptomonnaies (des actifs inscrits sur une blockchain), la tâche devrait être ardue comme chaque année, à moins que la plateforme d'échange Binance ne change la donne.
Depuis la loi Pacte de 2019, les plus-values sur ce type d'actifs numériques sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% et doivent donc être déclarées si vous avez converti plus de 305 euros de cryptomonnaies en 2022 en monnaie officielle (ou si vous avez acheté un bien ou un service pour plus de 305 euros).
Pour faire part de vos bénéfices à l'administration fiscale, il faudra vous munir du formulaire Cerfa 2086 et inscrire plusieurs données concernant vos transactions, à la main :
Le site des impôts calculera ensuite automatiquement votre plus ou moins-value en fonction de ces données.
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Et c'est là où le bât blesse. Bercy demande en effet à chaque contribuable imposable de répéter cette opération pour chaque transaction crypto-euro (mais pas crypto-crypto). Autrement dit, si vous avez réalisé cent transactions crypto vers des euros, vous devrez inscrire vos cent plus ou moins values sur votre déclaration. « Cela demande un suivi très minutieux, il faut bien noter toutes les transactions, ça peut être vraiment compliqué », confie Frédéric Poilpré, membre du cercle des fiscalistes. « Quelqu'un qui a effectué 5 transactions imposables dans l'année doit déclarer au moins 50 données à l'administration fiscale », ajoute Pierre Morizot, le PDG de Waltio, une startup d'aide à la déclaration fiscale.
Maxime Heuze
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