Marchés : les taux obligataires baissent, les Bourses s’envolent
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A Paris, l'indice CAC 40 est repassé au-dessus des 6.000 points.
Reuters
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A Paris, l'indice CAC 40 est repassé au-dessus des 6.000 points.
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« Nous naviguons dans le brouillard », reconnaît un gérant actions. « Il n'y a plus de pilote dans l'avion », regrette de son côté un gérant obligataire. Dans le tumulte qui frappe les marchés depuis le début de l'année, avec un net décrochage en septembre, les investisseurs et les traders ne savent plus à quel saint se vouer et se raccrochent à de nouvelles boussoles pour tenter de trouver un cap.
Sur le marché obligataire, qui connaît l'une de ses plus importantes baisses depuis des décennies, de l'ordre de 20 %, ce sont les chiffres du chômage américain que l'on regarde comme l'huile sur le feu pour tenter de prévoir les prochaines décisions de la Fed. Sur les actions, le principal driver repose désormais sur l'évolution des taux longs. C'est la grande nouveauté de ces derniers mois - et le cauchemar des fonds diversifiés - actions et obligations naviguent désormais de concert : si les taux montent (faisant donc baisser la valeur des obligations), les actions baissent aussi, et inversement. Pas un actif pour rattraper l'autre.
Le rebond des actions engagé depuis trois séances, et plus nettement ce mardi, en est la parfaite illustration. Dans la foulée de Wall Street, les actions européennes ont repris le chemin de la hausse après avoir atteint des plus bas de l'année fin septembre. Le CAC 40 termine ainsi au-dessus des 6.000 points avec un gain de plus de près de 4%, à l'image d'ailleurs des principaux indices européens. Et la Bourse américaine reste bien orientée ce mardi à l'ouverture après la forte hausse de lundi.
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C'est bien la détente sur le marché obligataire qui explique ce retournement sur les actions. Le taux de référence du Bund allemand est ainsi revenu sous les 2 % à 1,85% après avoir atteint 2,3% et le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule vers les 3,6% après avoir tutoyé les 4%. Ces mouvements, à la hausse comme à la baisse, sont violentes, surtout pour des actifs sans risque.