La licorne des paiements Adyen vise une méga-entrée en Bourse en juin

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Fondée en 2006, Adyen emploie plus de 600 personnes à son siège d'Amsterdam et dans 14 bureaux dans le monde.
Fondée en 2006, Adyen emploie plus de 600 personnes à son siège d'Amsterdam et dans 14 bureaux dans le monde. (Crédits : Reuters)
La jeune entreprise néerlandaise spécialiste du paiement en ligne, qui serait valorisée 6 à 9 milliards d'euros, aurait mandaté des banques en vue d'une introduction à Euronext Amsterdam avant l'été. Elle pourrait lever près d'un milliard d'euros.

Ce pourrait être l'une des plus importantes introductions de l'année, ou du moins du semestre, en Europe. La jeune entreprise néerlandaise Adyen, qui traite les paiements de nombreux acteurs de l'économie collaborative telles qu'Airbnb et Uber, mais aussi de Spotify et Netflix, et de sites français comme Sézane ou Sarenza, envisagerait une introduction sur Euronext Amsterdam en juin, selon des sources proches du dossier citées par l'agence Reuters.

Elle aurait mandaté Morgan Stanley et JPMorgan comme co-chefs de file de l'opération, ABN Amro, Citigroup et Bank of America Merrill Lynch comme teneurs de livres.

Le calendrier se précise car l'agence Bloomberg avait déjà évoqué en janvier le nom de ces banques en vue d'un projet dans l'année visant à lever jusqu'à un milliard d'euros, la fourchette de valorisation étant alors très large, entre 5 et 10 milliards d'euros.

Un poids lourd Fintech de 6 à 9 milliards d'euros

Selon Reuters, l'opération pourrait valoriser ce jeune poids lourd de la Fintech entre 6 et 9 milliards d'euros, selon ces sources, soit non loin de la valorisation de son concurrent américain Stripe. Un sacré bond depuis sa dernière levée de fonds qui avait établi sa valeur à 2,3 milliards de dollars en septembre 2015. L'opération pourrait concerner 15% du capital (soit entre 900 millions et 1,3 milliard d'euros).

A titre de comparaison, le français Ingenico, spécialiste des terminaux de paiement, vaut en Bourse 4,2 milliards d'euros. Il a racheté l'an dernier la Fintech suédoise Bambora pour 1,5 milliard d'euros. Natixis (groupe BPCE) a déboursé 160 millions d'euros pour s'offrir Dalenys, que certains présentent en interne comme "un petit Adyen".

Il y a un an, les cofondateurs et dirigeants d'Adyen écartaient la perspective d'une introduction en Bourse, craignant de détourner leur attention du business au quotidien. Ils faisaient valoir qu'Adyen était déjà rentable depuis 2011, avec un chiffre d'affaires de 659 millions d'euros en 2016 et plus de 84 milliards d'euros de transactions traitées (les chiffres 2017 ne sont pas encore connus mais devraient être bientôt dévoilés). Ils arguaient aussi que leurs investisseurs "de long terme" n'étaient "pas pressés du tout".

Adyen compte parmi ses actionnaires les fonds Index Ventures et General Atlantic, ainsi que le fonds prestigieux Iconiq, dont Mark Zuckerberg et Jack Dorsey font partie des investisseurs.

D'autres success-stories de la Fintech pourraient se risquer sur les marchés dans les mois à venir. On a appris en mars que le leader européen du financement participatif aux PME, le britannique Funding Circle, avait mandaté plusieurs banques comme conseils pour son introduction en Bourse (Bank of America Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Numis Plc) qui pourrait la valoriser entre 1 et 2 milliards de livres (1,1 à 2,2 milliards d'euros).

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Commentaires
a écrit le 10/04/2018 à 8:48 :
chacun aura note que c'est n'est pas une start up francaise susceptible d'etre dailymotioniser par hollande montebourg taubira si le concept marche, avant d'etre coule par segolene...

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