Distribution de dividendes : toujours plus !

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Avec les taux bas, voire parfois négatifs, sur les rendements obligataires -les bons du Trésor américain sur 10 ans sont à 1,51% et les obligations allemandes sur 10 ans sont entrées en juin en territoire négatif-, la pression sur les entreprises s'est accrue.
Avec les taux bas, voire parfois négatifs, sur les rendements obligataires -les bons du Trésor américain sur 10 ans sont à 1,51% et les obligations allemandes sur 10 ans sont entrées en juin en territoire négatif-, la pression sur les entreprises s'est accrue. (Crédits : Flickr/Photo and Share CC. CC License by.)
Avec la baisse des taux obligataires, parfois dans des territoires négatifs, les investisseurs ont trouvé dans les entreprises qui versent des dividendes un placement attractif. Pour les satisfaire et poursuivre cette pratique, qui maintient notamment le cours de leur action, les entreprises n'hésitent parfois pas à sabrer dans leurs coûts.

Verser des dividendes ou réinvestir pour poursuivre et accélérer son développement ?Face à la pression des actionnaires, les entreprises se doivent de "récompenser" ces derniers, une stratégie qui permet également d'assurer l'appréciation des actions. Apple a ainsi renoué en mars 2012 avec cette tradition, suspendue depuis décembre 1995, et se pose aujourd'hui en premier verseur de dividendes parmi le S&P 500, qui regroupe les plus grandes entreprises cotées en Bourse aux États-Unis. A contrario, Google s'est depuis toujours soustrait à l'exercice, ce qui n'a pas empêché le cours de son action de grimper de près de 1.500% depuis son introduction en Bourse en 2004.

Avec les taux bas, voire parfois négatifs, sur les rendements obligataires -les bons du Trésor américain sur 10 ans sont à 1,51% et les obligations allemandes sur 10 ans sont entrées en juin en territoire négatif-, les taux de rendement des dividendes sont devenus particulièrement attrayants pour les investisseurs. Pour exemple, le S&P 500 affichait en moyenne un taux de 2,24% au 30 juin 2016, l'indice européen Stoxx 600 de 3,1% et le CAC 40 de 4,05%.

"Les dividendes peuvent constituer un substitut attrayant aux coupons obligataires, en particulier durant les périodes de répression financière", soulignait déjà en mars 2015 une étude d'Alliaz Global Investors parue en mars 2015.

Les analyse d'Allianz mettaient toutefois en garde sur l'incertitude du versement des dividendes. Une distribution par le passé n'engage en rien sur l'avenir.

Pfizer, Mattel... ont versé des dividendes supérieurs à leur profit net

Aux États-Unis, sur les douze derniers mois, le taux de distribution des dividendes parmi les entreprises du S&P 500 a ainsi atteint 38%, un plus haut depuis février 2009, rapporte le Wall Street Journal, citant une étude de FactSet. Depuis 2011, où il s'établissait autour de 26%, ce taux n'a cessé de grimpé, montre l'étude. Au cours du seul deuxième trimestre 2016, 44 de ces 500 plus grandes sociétés côtés en Bourse ont par ailleurs versé un dividende annuel supérieur à leur profit net, parmi elles le géant pharmaceutique Pfizer, le fabricant de jouets Mattel ou encore le groupe agroalimentaire Kraft Heinz. Dans le même temps, le rachat d'actions a diminué de 36% en juillet sur un an, à 34,6 milliards de dollars, souligne le WSJ.

      | Lire Taux d'intérêt négatifs : qui perd, qui gagne ?

Le versement des dividendes n'est toutefois pas sans intérêt pour les entreprises :

"Par principe, les investisseurs sont généralement plus réticents à vendre une action qui verse un dividende élevé et promet des rendements plutôt fiables, même dans des conditions de marché étales, voire négatives", soulignent ainsi les experts d'Alliaz Gl.

Suppression de 10.000 emplois, hausse de 10% des dividendes

Ainsi, pour sauver ces précieux versements de liquidités, les entreprises n'hésitent plus à couper dans certains coûts, à l'image des géants pétroliers Shell, qui a réduit de 2 milliards de dollars ses projets d'investissements et de 3 milliards ses coûts d'exploitation, et ExxoMobil, qui a coupé 25% de son enveloppe destinée aux investissements en 2016 après l'avoir déjà sabrée de 20% l'année d'avant. Le coût peut être également social : le fabricant d'engins de chantier Caterpillar a ainsi annoncé en septembre 2015 la suppression d'ici à 2018 de 10.000 emplois dans le monde (9% des effectifs) face à la détérioration de la conjoncture économique... après avoir augmenté en juin de 10% le montant des dividendes versés.

Le CAC 40 très bon payeur de dividendes

Dans le monde, les dividendes ont crû de 2,3% à 421,6 milliards de dollars lors du deuxième trimestre, soit 9,7 milliards de plus que lors de la même période en 2015, selon une étude du gérant d'actifs Henderson Global Investors publiée lundi 22 août. D'après ses prévisions, l'année 2016 devrait se clôturer avec une hausse des dividendes de 1,1% permettant aux versements d'atteindre 1.160 milliards de dollars.

     | Lire aussi  "Value investing" (2/16) : le dividende n'est pas tout

En France, en 2014, les sociétés du CAC 40 ont versé 46 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, année remarquable s'il en est, propulsée par deux opérations exceptionnelles : la sortie partielle de Nestlé du capital de L'Oréal et une distribution d'actions Hermès par LVMH à ses actionnaires. Les entreprises françaises ont connu une année 2015 plus "normalisée", avec 34,84 milliards d'euros versés en dividendes cash, soit un taux de distribution de 55,8%. Un montant qui a toutefois permis à la France de décrocher le titre de "plus gros payeur de dividendes" en Europe (hors Royaume-Uni).

Pour ce qui est de 2016, les actionnaires ne devraient pas trop s'inquiéter : malgré des bénéfices en recul de 13% en 2015, les entreprises du CAC 40 ont prévu majoritairement (26 d'entre elles) d'augmenter le versement des dividendes et une seule, ArcelorMittal, comptait le réduire, du moins selon un pointage réalisé en mars par la revue spécialisée Le Revenu. Et même les entreprises du secteur pétrolier, pourtant touchées par l'effondrement du prix de l'or noir, ont décidé de maintenir leur coupon.

>> Lire aussi En France, les dividendes ont bondi de plus de 50% au premier trimestre

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a écrit le 10/01/2017 à 14:16 :
Si vous savez compter les dividendes sont aujourd'hui presque au niveau de 2008 donc ils avaient considérablement diminués durant cette periode .
Le pouvoir d'achat des français ou des salaries lui n'a pas baissé de 2008 à 2016!
Donc qui a le plus souffert de la crise c'est l'actionnaire!
Qui contribue le plus à la création de richesse?C'est l'actionnaire en permettant aux entreprises d'investir...
Qui distribue le plus de dividende? C'est les sociétés dont l'Etat est actionnaire!
EDF,ORANGE,ENGIE....
Pour un journal économique vous devriez encourager l'actionnariat populaire car il contribuerait plus à la création d'emplois que des placements en obligation qui permettent à l'Etat de depenser toujours plus aux detriment de createurs de richesse et doc d'emplois!!!
a écrit le 27/08/2016 à 15:03 :
Cet article et la photo qui l'illustre sont deplacés et bien peu en ligne de ce qu'on doit attendre d'un quotidien à pretention d'expertise economique .L'actionnaire à la difference du preteur prend un risque en capital immediatement mesurable par le cours du titre ,cette prise de risque est un element majeur de la croissance eco et à ce jour fait au demeurant defaut en raison d'une chasse aux sorcieres à l'encontre de l'actionnaire dont le journal se fait complice !Les pertes importantes en valorisations boursieres enregistrées sur nombre de titres ,illustrent ce coup du risque ,le dividende versé ,à fortiori aprés impôt ,lequel retourne bien au peuple (au moins en principe)est bien loin de couvrir de telles pertes sur pas mal d'actions du CAC !
Fidéle lecteur de LA TRIBUNE je commence à douter de la competence de ses intervenants voire de leur objectivité qui parait ceder à une mode populiste pratiquée habituellement par des "torchons" .
Je ne compte pas vraiment que vous acceptiez de publier mon propos ce qui ne fera ,malheureusement, qu'en confirmer la pertinence
Réponse de le 15/09/2016 à 9:00 :
Choisis ton camp, camarade !
a écrit le 26/08/2016 à 12:58 :
le capital prété aux entreprises via la souscription d'actions est l'oxygène des entreprises, et les dividendes constituent un rapport peu élevé en %.
le capital des ménages s'éléve à 11 000 milliards dont 3600 milliards en assurance vie (+ comptes courants, livrets A..) ; le jour où l'épargne passera des bas de laines stériles à l'économie vers l'actionnariat, la croissance économique et l'emploi se porteront bien mieux....
mais on est en france, il vaut mieux détruire l'économie et cultiver l'esprit anti entreprises et anti patrons, seul l'assistanat est louable !!! mais payé avec quel argent ? et d'où provient l'argent public si ce n'est de là où se créé la richesse et l'emploi, donc le privé ? vade retro satanas, vive la dépense publique, la dette et le chômage....
a écrit le 25/08/2016 à 13:00 :
le capital prété aux entreprises via la souscription d'actions est l'oxygèné des entreprises, et les dividendes constituent un rapport peu élevé en %.
le capital des ménages s'éléve à 11 000 milliards dont 3600 milliards en assurance vie (+ comptes courants, livrats A..) ; le jour où l'épargen passera des bas de laines stériles à l'économie vers l'actionnariat, la croissance économique et l'emploi se porteront bien mieux....

mais on est en france, il vaut mieux détruire l'économie et cultiver l'esprit anti entreprises et anti patrons, seul l'assistanat est louable !!! mais payé avec quel argent ? et d'où provient l'argent public si ce n'est de là où se créé la richesse et l'emploi, donc le privé ?
vade retro satanas, vive la dépense publique, la dette et le chômage....
Réponse de le 26/08/2016 à 10:23 :
L'analyse des faits passés démontrent le contraire :
Depuis 30 ans, 10 points du PIB français sont passés de la poche des salariés à la poche des actionnaires et la croissance ne s'est pas mieux portée.
Le point critique actuel n'est pas l'offre qui est abondante, mais bien un manque de demande
Une question : , ça sert à quoi la croissance économique ?
Réponse de le 26/08/2016 à 15:26 :
argument tout à fait faux : les intérêts des prêts consentis par ceux qui risquent aussi sur le capital prété n'est pas du tout pris aux salariés, c'est un du auprès des préteurs.
et l'argent public ne provient que du privé qui est saigné par le puits sans fond de la bulle politico-administrative ; on ne donne pas de l'argent au privé, on ne fait que diminuer un peu les prélèvements records.

quand à la situation de l'emploi, il est trés clair que le drame de la france est son niveau record mondial de dépenses publique tout en apportant des services de plus en plus mauvais, c'est l’asphyxie du secteur privé par les impôts et charges et boulets administratifs, secteur qui créé pourtant la richesse et l'emploi mais qui est détruit par l'usine fantome.
il ne peut as y avoir de reprise temps qu'on aura le record d'impôts et charges, qui plus est pour alimenter cette gabegie publique et le privé est la variable d'ajustement du secteur public en totale roue libre : aucune gestion, aucun management.....la seule logique est dépenses, recrutement, impôts et charges, jamais optimisation, pilotage par la performance et les résultats sinon on aurait 200 milliards de dépense publique en moins, de qui relancer très fortement la croissance et l'emploi....
a écrit le 25/08/2016 à 12:53 :
il faut rappeler les fondamentaux : plutôt que d'emprunter et devoir rembourser le capital, l'autre solution est d'ouvrir son capital, ce qui ne demande pas de remboursement, trés gros avantage (en réponse à naif).
et donc les dividendes ne sont que les intérêts versés à ce pret de capital mais avec un très gros risque sur l'évolution de sa valeur, et donc le niveau de l’intérêt intégre ce risque.
Et les dividendes représentent que 5% max d'intérêt dans 95% des cas, aucune banque ne préterait à ce niveau avec un tel risque.

donc au lieu de livrer en pâture à la vindicque populaire des chiffres impressionnant en valeur absolue (45 milliards)afin d'attiser la haine des entrerpises, il faut ramener ce chiffre en relatif par rapport au capital prété....
car comme le dit trés justement britanicus, comme se fait il qu'il y ait une source de gains aussi miraculeuse et que très peu de français s'y intéressent ?

Les entreprises ont un sacré potetentiel à survivre dans ce climat autant hostile aussi bien au niveau fiscal, impôts, charges, entraves administratives, tous ces boulets records d'europe..mais 60 000 pme disparaissent par an, et les faillites reprennent de plus belle en juillet...

mais le dire n'est pas politiquement correct ? la france est au niveau zéro en culture économique et on n'est pas pret d'évoluer avec un tel acharnement médiatique mélanchonien...
Réponse de le 26/08/2016 à 10:29 :
"comme se fait il qu'il y ait une source de gains aussi miraculeuse et que très peu de français s'y intéressent ?"
Peut être que les Français qui travaillent et créent des richesses économiques, sociale et culturels ont tout simplement compris qu'en achetant des actions, ils deviennent leur propre esclave, puisque les grandes entreprises n'ont que faire des valeurs humaines pour pouvoir rémunérer le capital.
Réponse de le 26/08/2016 à 15:16 :
en réponse à robin : les français ne sont pas idiots et savent malgré la culture de la haine des entreprises que les gains via des actions ne sont pas si élevés tel que démontré et avec un gros risque sur le capital, sinon ce serait la ruée sur la source miraculeuse.
les français qui sont dans la vraie vie ont trés bien compris malgré la désinformation
a écrit le 25/08/2016 à 10:08 :
Il vaut mieux investir dans les sociétés familiales qui un souci de durer ( les dirigeants jouent leur argent!!) alors que les grandes sociétés du CAC 40 sont dirigées par des gens qui ne possèdent presque rien en capital !! Ils jouent le court terme pour ne pas perdre leurs emplois.
a écrit le 25/08/2016 à 0:34 :
Evidemment, ce serait plus équilibré si on avait gardé des actionnaires particuliers nationaux au lieu de vendre à des fonds de pensions ou pire à des fonds spéculatifs.
Il faut développer l'actionnaire physique et fidèle.
Réponse de le 16/07/2017 à 0:19 :
Fidèle oui, et qui suce bien !
a écrit le 24/08/2016 à 22:32 :
Quelqu'un aurait il l'amabilité de m'expliquer la rationalité économique consistant à servir des dividendes de plus en plus élevés au titre d'un soit disant financement de l'investissement si les banques prêtent à des taux tellement bas. Si l'on considère que l'entreprise achète des capacités d'investissement en vendant des actions ou en empruntant aux banques, il semblerait plus logique d'emprunter que de vendre des actions surtout si ce n'est pas pour investir. Le mur du c.n cher au canard ne serait il pas en train d'être pulvérisé?
Réponse de le 25/08/2016 à 14:37 :
pas idiot..en fait l’idée, c'est de stabiliser l'actionnariat ; pour éviter qu'ils se tournent vers d'autres cieux. ! les taux étant bas, il iront vers ceux qui distribuent le plus.
C'est indépendant de la notion d’investissement. Un autre point est que pour investie, il faut avoir de projets avec des perspectives : si l’entreprise n'en voit pas, est il idiot alors qu'elle libéré des fonds, qui iront se réinvestir ailleurs ?
Réponse de le 26/08/2016 à 15:34 :
la différence de fond est qu'en ouvrant son capital une entreprise attire des fonds qu'elle n'a pas à rembourser - elle ne paye que les dividendes - alors que si elle emprunte à une banque il faut qu'elle rembourse tous les ans une partie du capital.
Et comme les dividendes sont en moyenne à 2%, très rarement au dessus de 5%, les gains par l'actionnariat sont énormes mais avec le risque de ne plus être majoritaire et donc de perte de maitrise de l'entreprise
a écrit le 24/08/2016 à 19:26 :
Si c'est si facile de gagner de l'argent avec les actions et leurs dividendes, on se demande bien pourquoi davantage de Français n'en achètent pas, y compris parmi nos hommes politiques (dont un certain Lionel JOSPIN qui se vantait à la tribune de l'Assemblée Nationale de ne jamais avoir détenu une action... le malheureux...lui qui est pourtant le Premier ministre qui a le plus privatisé d'entreprises...). D'ailleurs, l'Etat devrait aussi faire de même et réduire enfin ainsi son déficit public et cette dette abyssale qu'il creuse sans fin depuis 40 ans.. Non ? Ah bon ?!!!
a écrit le 24/08/2016 à 17:36 :
Les actions des Entreprises, c'est du risque très élevé : si après la fiscalité I.R et C.S.G-C.R.D.S à 15.5%, mon risque de perte en capital placé, n'est pas à 7%.Que l'état pousse encore la fiscalité Alors je vais sur du 0 risque, à 2.5%. Les revenus du patrimoine sont 4 fois moins taxés en Allemagne, et 2 fois moins sur l'europe
Réponse de le 25/08/2016 à 10:59 :
Bien d'accord; et il faut éventuellement y ajouter l'ISF. Et les frais bancaires, droits de garde, commissions de bourse (l'Etat se sucre également sur les transactions), etc. Et puis basta: une société se définit comme la mise en commun d'intérêts pour se partager un profit. La distribution de dividende n'est que la conséquence normale d'une gestion bénéficiaire. L'Etat le sait bien, lui qui prélève de plantureux dividendes sur les sociétés qu'il contrôle.
a écrit le 24/08/2016 à 15:21 :
Bonjour,
Je suis retraité, j'ai placé mes économie en actions. Je suis étonné par cet article car cette année mes dividendes ont peu augmentés en moyenne car certaines sociétés ne distribuent plus de dividendes ou les ont réduits.
Par contre les prélèvement auxquels ils sont soumis ont augmenté considérablement. L'Etat lui s'enrichit à partir des dividendes. Mais pour quoi faire?
a écrit le 24/08/2016 à 12:43 :
j'y expliquais que la suppression du crédit d'impôt sur les dividendes et la csg entrainaient une inflation des dividendes versés. L'état se sert, et les entreprises doivent verser plus pour que l'actionnaire touche moins.
Réponse de le 24/08/2016 à 18:58 :
Heuresement je l'ai lu et apprecie son exactitude. Pas sympa cette censure
a écrit le 24/08/2016 à 12:29 :
Petit boursicoteur, j'ai acheté du Elf Aquitaine il y a 25 ans, je les ai toujours, maintenant Total. A l'époque je touchais un dividende, pas de CSG ni de prélèvement à la source mais en plus je bénéficiais d'un crédit d'impôt de 50% car l'entreprise avait déjà payé un impôt d'un 1/3 que l'état me restituait. Donc l'entreprise versait 1 et je touchais 1.5. Et petit actionnaire l'abattement faisait que ce n'était pas imposable.
Maintenant pour 1 versé me reste 0.65 car impôt prélevé à la source....
....
C'est l'état toujours plus gourmand qui pousse les actionnaires à demander toujours car ils touchent toujours moins.
a écrit le 24/08/2016 à 12:05 :
Les fonds de pension créés par les anglo saxons suite a la privatisation des retraites il y a quelques années sont en train de "tuer" les entreprises dont ils sont actionnaires pour payer les retraites des Américains et Canadiens entre autre.
Continuez, la "gauche" actuelle dite moderne selon Valls et la droite nous mènent droit dans le mur!
a écrit le 24/08/2016 à 11:32 :
l article est quand meme un peu partial, les societes citees sont soit des petrolieres (qui sqbrent leurs investissement car pas rentable avec un baril si peu cher) soit une societe qui vend des engins pour les mines (elles aussi dans un etat pas tres enviable vu que la chine achete bien moins)
Réponse de le 26/08/2016 à 15:43 :
vous avez raison, ce n'est pas avec 2 exemples qu'on peut faire une généralité sur le million d'entreprises, surtout que les moyennes sont à l'opposé : comme trés justement signalé par plusieurs, les dividendes ne représentent que quelques % d'intérets d'un capital prété avec de gros risques sur sa valeur à terme,
le scandale est beaucoup plus dans l'utilité des impôts qui ne servent qu'à alimenter le tonneau des danaides des politiques et du secteur public, un monde où on ne rationnalise jamais les services pléthoriques, où on n'améliore jamais la performance et l'efficacité..
la dépense publique est le cancer de la france elle ruine le pays et détruit massivement l'emploi, c'est un système de détournement passif de l'argent public en bandes organisées qui se servent copieusement (primes, salaires, avantages, privilèges... qu'ils s'auto-attribuent)
a écrit le 24/08/2016 à 10:50 :
Je lis régulièrement les articles de La Tribune et je note depuis quelques temps un changement dans l'approche des problèmes, dans le ton, des critiques plus directes sur le fonctionnement de l'économie, des entreprises (les grandes surtout), les banques, le système financier en général. Tout à l'honneur des journalistes de la Tribune, qui semblent avoir pris conscience que l'économie, la finance, ça ne tourne pas rond. A travers cette conscience on peut ressentir parfois (mais de plus en plus souvent) une certaine amertume, des inquiétudes.D'ailleurs, il y vraiment de quoi s'inquiéter...
Réponse de le 24/08/2016 à 15:17 :
Effectivement, il y ici un petit peu plus d'honnêteté intellectuelle que dans d'autres publications connues ...
a écrit le 24/08/2016 à 10:34 :
La distribution massive de dividendes est possible parce que les taux d'intérêts sont bas. Les entreprises peuvent se financer à bon compte, voire emprunter pour servir des dividendes. Il n'empêche, tout l'argent distribué aux actionnaires (et celui royalement donné aux dirigeants...) c'est de l'argent qui ne va pas à l'investissement, appauvrissant les entreprises et l'économie en général. La croissance continuera à stagner (baisser), le chômage, la précarité, la misère à augmenter... Et les bien-pensants, les profiteurs du système, sans vergogne, ne manqueront pas de vilipender les syndicats, CGT en tête. La question est de savoir si la situation où un minimum de riches peut continuer à s'enrichir indéfiniment est durable. Les soubresauts de l'Histoire tendent plutôt à démontrer le contraire. Wait and see.
Réponse de le 24/08/2016 à 14:30 :
Pas faut, mais vous ne pouvez pas attirer des actionnaires sans leur verser un dividende, le problème est son montant par rapport à l'investissement pour rendre pérenne l'entreprise, et la répartition de la richesse produite entre l'investisseur et les employés.
J'ai l'impression que certains financiers sont assis du mauvais côté de la branche qu'il scie.
Réponse de le 24/08/2016 à 18:02 :
pourquoi pensé que ceux qui touchent des dividendes les laisserons sur des comptes peu rémunérés par l'état et ne seront pas plutot réinvestit dans l'immobilier ou dans des entreprises ?
Réponse de le 25/08/2016 à 14:43 :
et encore faut il qu'il y ait des projets ....et le circuit est quasi fermé : les fonds de pensions versent...des pensions ( !), à des vrais gens qui vivent et consomment. Le fonds d’investissement ré-investissent dans d'autres secteurs - ça fait passer l'argent de secteurs matures, genre banques, à des secteurs en devenir, genre énergies vertes, qui créent des emplois.Il y a certes de frictions (fortunes personnelles, fisc ) , mais des fonds laissés en réserve , ou investi sans rentabilité, ca n’aide personne..
a écrit le 24/08/2016 à 10:34 :
Nos bonnes entreprises tricolores financent les fonds de retraite des américains en distribuant de généreux dividendes exigés par les fonds de pension.. Comme
nous n'avons toujours pas de fonds de pension français et une taxation de l'épargne très lourde,l'argent va ailleurs. Cette politique fiscale et c'est aveuglement freine le développement de nos fleurons industriels ou financiers. Les patrons français faute d'actionnaires tricolores , sont poussés par les fonds de pension a toujours plus de rentabilité au détriment de l'investissement. Pour les salaires n'en parlons pas, on délocalise ou on propose le SMIC aux salariés français.
a écrit le 24/08/2016 à 10:13 :
L'ère du court termisme à son apogée...
on coupe les investissements et on augmente les dividendes, en langage clair, on hypothèque le futur pour payer l'actionnaire beaucoup et tout de suite... ou la stratégie la plus absurde qu'une entreprise puisse suivre !

Au delà du côté révoltant, cela permet au moins d'ouvrir un boulevard futur pour les sociétés qui ont une stratégie "d'Entrerprise" (au sens noble du terme)
Réponse de le 24/08/2016 à 11:35 :
ben...sauf que le lien direct n’est pas si direct que ça, entre investissement, emploi, distribution...tout les curseurs peuvent bouger indépendamment : vous pouvez quitter un secteur sans perspective, réduire les coûts sur un secteur mature, et distribuer des réserves , le tout simultanément, et légitimement..
a écrit le 24/08/2016 à 9:33 :
Distribuer des dividendes plus élevés que les bénéfices devrait relevé de l'abus de biens sociaux.
Réponse de le 24/08/2016 à 11:31 :
ben non, puisque le surplus est prélevé dans les réserves, cad des bénéfices des années passées...qu'on les distribue l'année N, ou N+10 ne change rien : si on l’avait fait avant, l'entreprise re ne les aurait de toutes façons plus non plus (attention, je ne dis pas que c'est intelligent de distribuer autant)
Réponse de le 24/08/2016 à 14:40 :
ben non!certaines entreprises s'endettent pour verser plus de dividendes.sans compter le rachat d'actions a crédit qui fait monter les dividendes.C'est Dingo qui a raison.
Réponse de le 25/08/2016 à 11:08 :
Juridiquement, on peut distribuer des réserves (report à nouveau ou autres) c'est à dire le plus souvent la partie non distribuée et accumulée des bénéfices des exercices précédents , et la distribution peut donc le cas échéant être supérieure au bénéfice de l'année. En revanche, si la situation de la société ne permet pas cette distribution et qu'elle le fait quand même, la qualification pénale est "Distribution de dividendes fictifs" et sanctionnée en principe en tant que tel. Pour certaines sociétés contrôlées par l'Etat, la distribution apparaît ...au moins imprudente.
Réponse de le 25/08/2016 à 12:32 :
on confond trésorerie et distribution : les dividendes "en surplus" sont bien ceux des années passées, qui ont été "stockés. Apres reste à savoir comment on les paye, et ça n' a rien a voir :même si vous ne distribuez qu'1 % de votre résultat annuel, si au moment du paiement, vous n'avez pas la trésorerie, vous pouvez emprunter (et je me répète : je ne dis pas que c’est intelligent . Vous pouvez aussi "distribuer sur un compte courant d'associe (pas de sortie de cash effective) , ou en actions....on l'oublie, mais la capital, comptablement, c'est une dette de l'entreprise. envers ses actionnaires....
Réponse de le 25/08/2016 à 13:48 :
@sherpa
Bien d'accord avec vous: la decision de distribuer est une chose, et j'ai simplement évoqué le mécanisme. Le paiement (en espèces) est effectivement un problème de trésorerie bien distinct. Aucune confusion pour moi.
Réponse de le 25/08/2016 à 16:44 :
@valence
Votre commentaire n'apparaissant pas encore lorsque j’ai moi même répondu ..au commentaire précédent :-)
a écrit le 24/08/2016 à 8:43 :
on pardonne aisement a l'humanite et a liberation de faire des articles comme ca..... outre leur incurie economique, le but c'est de faire de la propagande ( avec la cohorte de mensonges et d'inexactitudes qui va bien)
bon, venant de la tribune, ca pose deja plus pb
en etant un peu objectif, vous publieriez des ratios commentes, ca colle plus a la realite.....
oui bon evidemment c'est bcp plus dur a apprehender pour le lecteur et c'est moins sensationnel, c'est sur!
Réponse de le 24/08/2016 à 10:10 :
Vous qui maîtrisez le sujet et qui savez tout, vous allez rétablir la vérité. Vous allez nous expliquer et nous faire comprendre.
C'est beaucoup plus constructif que vos dénigrements systématiques...
Réponse de le 24/08/2016 à 10:20 :
Il doit les avoir les fameux ratios et il va sans doute nous les commenter.
Réponse de le 24/08/2016 à 10:50 :
On ne voit pas en quoi donner ces informations seraient du communisme. Il vaut mieux certainement, qu'elles restent cachés sous le tapis ?

Je suis sûr que vous diriez la même chose si vous faisiez partie des personnes licenciées.
En plus, c'est sûr que ce système fonctionne parfaitement : il y a qu'à voir la situation économique mondiale, portée à bout de bras par des banques centrales qui ne savent plus comment faire.

Mais évidemment, tout va bien, et la moindre information est tellement mal venue...
a écrit le 24/08/2016 à 8:22 :
Hollande a raison de ne baisser l'IS a 28 % que pour les PME-PMI pour l'instant, un commencement de réforme que la droite n'a jamais fait pour aider le petits patrons, les grandes entreprises ont l'air de bien se porter vu le niveau de dividende distribué !

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